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Comment aborder une course de nuit ?

Nous sommes tous habitués à courir en début de matinée, entre 8H et 11H du matin, et parfois en milieu d’après midi, mais les courses au départ tardif ou très matinales sont un peu plus rares.

Cependant, lorsque l’on aborde des courses de longues distances, il arrive de plus en plus souvent que les départs soient avancés très tôt le matin, voir très tard le soir. Si nous prenons l’exemple de la Saintélyon, le départ est donné à minuit.

Dans ces cas extrêmes, nous sommes amenés à gérer différemment de l’habitude de nombreux paramètres :

  • L’alimentation
  • Le sommeil
  • La visibilité et les particularités de la course de nuit

Bien évidemment, c’est à chacun de trouver la voie qui lui correspond le mieux pour chacun de ces paramètres, certains pouvant être plus ou moins sensibles aux décalages horaires induits lors de ce type de course. Le mieux étant toujours de pouvoir se tester dans des conditions similaires avant d’aborder la course. Mais entre le dire et le faire, on est parfois pris de cours …

L’alimentation :

En ce qui me concerne, il s’agit là d’un point crucial, car ayant déjà quelques difficultés naturelles à gérer les caprices de mon tube digestif, je dois aborder ce point avec le plus grand soin.

Après de nombreux tests divers et variés, j’ai testé une nouvelle méthode sur la Saintélyon de cette année qui s’est avérée efficace pour l’occasion. Le principe que j’ai mis en oeuvre fut de décaler mes horaires pour prendre mon petit déjeuner environ 3 heures avant la course. Me remettant ainsi virtuellement dans les conditions habituelles. Pour ce faire j’ai organisé mes repas du samedi comme suit :

  • Le matin vers 9h30 : un copieux petit déjeuner
    • pain, confiture, céréales, fromage, thé
  • Repas de midi vers 14H
    • repas normal, ni trop léger ni trop copieux : poulet, riz & pommes de terre, fromage blanc confiture en dessert
  • Petit déjeuner vers 21H
    • pain, confiture, fromage copieux mais pas trop.

Pour un départ très matinal, (vers 3-4 heures du matin), je préconiserai de décaler les horaires nommés ci-dessus tout en gardant le petit déjeuner environ 2 à 3 heures avant le départ. Le dernier repas normal, intervenant lui environ 10H avant le départ.

Le Sommeil :

N’étant pas personnellement un grand adepte des nuits blanches, je préfère dormir, ne serait-ce que quelques heures, avant d’aborder une longue nuit d’effort. Ce repos, même s’il est parfois superficiel (décalage horaire, stress de la course à venir) est néanmoins réparateur, il permet d’arriver frais et dispo sur la ligne de départ.

Si nous prenons encore l’exemple de la Saintélyon, le samedi après midi je me suis octroyé une grande sieste entre 15H et 18H30 qui s’apparente à une petite nuit. Cela m’a permis de me ressourcer et d’aborder la soirée comme une nouvelle journée qui commence, certes tardivement, mais sans avoir à supporter la fatigue de la journée.

Pour un départ plus tardif, il est possible de dormir quelques heures supplémentaires, l’heure du coucher intervenant le plus tôt possible. Par exemple pour un départ à 3H du matin, ne pas hésiter à se coucher vers 19H.

La visibilité :

La nuit, comme on dit, tous les chats sont gris !! La visibilité est nettement réduite ce qui entraîne fatigue oculaire et risques de chutes.

Dans ces conditions, le choix de l’éclairage, et donc de la frontale, est primordial. Je ne saurai trop conseiller d’opter pour une lampe offrant une grande puissance lumineuse, surtout à courte et moyenne distance. Il n’est pas nécessaire d’éclairer très loin, mais il faut avoir une bonne visibilité de près.

Optez également pour un éclairage réglable en puissance, il n’est pas toujours nécessaire d’y voir comme en plein jour, à la longue une puissance trop élevée finira par vous aveugler. Il faut doser en fonction de la difficulté du terrain ainsi que de l’environnement (éclairage public, autres coureurs,…) pour y voir clair, sans excès.

Personnellement j’ai opté pour la Lupine Piko X qui a mes yeux est la meilleure lampe frontale pour la pratique du trail (hormis le prix qui peux en rebuter plus d’un). Je vous invite à regarder le test de cette lampe que je propose dans la section “Matos”

 

Conclusions :

Une course nocturne n’est pas insurmontable et n’est pas plus difficile à gérer qu’une course traditionnelle, il faut juste s’adapter tant au niveau sommeil qu’alimentaire dans la journée qui précède l’évènement afin d’arriver frais et dispo sur la ligne de départ.


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Test Frontale Lupine Piko X 750

Lupine Piko X : La frontale idéale !

Au sortir de la Saintélyon 2011, durant laquelle j’ai beaucoup souffert d’un éclairage très approximatif et insuffisant que me proposait ma modeste lampe frontale Petzl Tikka XP, je me suis mis en quête du Graal en terme d’éclairage.

Mes exigences en la matière étaient draconiennes et l’heureuse élue devrait satisfaire à toutes mes lubies en la matière :

  • Légèreté obligatoire : pas question de se balader avec une enclume sur la tête
  • Batteries déportées (toujours pour la légèreté)
  • Autonomie suffisante, même dans un mode élevé
  • Constance de l’éclairage dans la durée
  • Plusieurs modes d’éclairage pour une meilleure gestion de l’autonomie

Après de nombreuses recherches et comparatifs, je me suis penché sur le cas de cette  frontale Lupine Piko X, la seule parmi les différentes lampes étudiées qui me semblaient correspondre en tous points à mes exigences :

  • Poids porté sur la tête  : 80gr
  • Batteries déportées (câble de 1,2m fourni dans le coffret)
  • Une puissance d’éclairage hallucinante pour une lampe de cette taille : pas moins de 750 lumens !! presque autant qu’un phare de voiture !
  • Une autonomie incroyable pour une telle puissance :
    • 2H à 750 Lumens
    • 5H30 à 300 Lumens
  • Une puissance régulée, offrant un éclairage constant pendant toute la durée de charge de la batterie
  • 3 modes d’éclairage standard : 750, 300 et 110 lumens

Test grandeur nature :

Ma première occasion de tester cette bête de compétition fût lors du raid du Morbihan au mois de juin. Ce ne fût que du bonheur !!

De part sa légèreté, elle se fait complètement oublier, on ne ressent aucune gêne ni secousse au niveau de la tête, la stabilité est incroyable. Niveau éclairage, lorsque l’on enclenche le mode maxi, soit 750 lumens, c’est tout simplement bluffant, une visibilité incroyable, on se croirait en plein jour !! Et pas la peine de signaler sa présence, les nombreux traileurs des autres courses que j’ai rattrapés n’en croyaient pas leurs yeux, ils avaient l’impression d’être suivis par une voiture, et du coup me laissait passer très facilement !

Côté autonomie, j’ai été un peu gourmand, n’utilisant que le mode maxi, je me suis retrouvé en panne au bout d’un peu moins de 2 heures, ce qui est très proche des performances annoncées. Heureusement j’avais une seconde batterie sur moi (obligatoire de part le règlement) pour prendre le relais !

J’ai confirmé tout le bienfait que je pensais de cette lampe le week-end dernier lors de la Saintélyon. Gérant mieux l’autonomie en jonglant avec les différents modes en fonction de la difficulté du terrain et de l’éclairage ambiant, je n’ai pas cette fois rencontré le moindre problème d’autonomie. Toujours aussi satisfait de ses performances, je me suis régalé.

Conclusions :

Certainement la meilleure lampe frontale sportive offrant le rapport optimal entre puissance/poids/autonomie que nulle autre de celles que j’ai étudiées n’ont pu m’apporter.

Cette lampe fait désormais partie intégrante de mon équipement, et je n’envisage pas d’en changer d’ici très longtemps !

Malheureusement, comme toute médaille a son revers, ce petit bijou n’est pas à la portée de toutes les bourses, il faut compter aux environ de 300€ pour la lampe et une batterie de 2,5Ah puis environ 50€ supplémentaire pour l’acquisition de la seconde batterie, quasiment obligatoire sur la majorité des épreuves.

A noter également que les nouvelles version 2013 seront équipées de leds encore plus puissantes, puisqu’elles annoncent pas moins de 900 lumens !! avec cependant une autonomie plus réduite, mais modulable avec la possibilité de gérer 5 modes d’éclairage au lieu de 3. Le prix quant a lui suit bien sûr l’augmentation de la puissance…

 

 


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Saintélyon 2012 – La der de l’année…

La Saintélyon – 1er / 2 décembre 2012

Il est pile 7h en ce dimanche matin, sous les flocons de neige lorsque j’entrevois l’entrée du palais des sports de Gerland, encore quelques secondes, un petit sprint, pour la forme, et me voila sous l’arche d’arrivée. Immédiatement je me trouve envahi par une sensation étrange, savant mélange de joie, de soulagement, de fierté, hésitant entre rire et larmes pendant de longues minutes.

Cette sensation si spéciale je ne l’ai ressenti qu’à quelques reprises lors de ma petite carrière de runner, la première fût à l’arrivée de mon premier marathon, et la dernière en date lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée du raid du Morbihan cette année en compagnie de mes enfants.

Mais pourquoi un tel débordement d’émotions ? Seul mon excellent résultat (77ème sur plus de 6000 partants) ne peut expliquer ce phénomène, les conditions météo y sont peut-être aussi pour quelque chose….

Petit retour en arrière :

Mardi 27 novembre 18h30 dernière petite séance d’entrainement, quelques gammes sur 200m quand soudain une forte douleur à la cuisse me contraint à stopper net ma séance, je parviens tout juste à trottiner en boitant pour rentrer chez moi.

Mercredi 28, force est de constater que c’est pas le top, j’arrive à peine à marcher, ça tire de partout. Je commence sérieusement à envisager de jeter l’éponge ! Fatigué par une longue saison et handicapé par cette soudaine contracture, les perspectives sont pessimistes…

Jeudi, petit footing léger pour prendre une décision définitive : c’est douloureux, j’ai l’impression de me traîner, mais allez savoir pourquoi, je me refuse à l’idée de renoncer, quitte à prendre le risque de me blesser pour de bon. Je me dis qu’au pire, cela me fera quelques semaines de repos !

C’est donc dans l’inconnue, sans objectif autre que celui de ramener la bête à l’arrivée que je me dirige samedi soir peut avant minuit vers la ligne de départ. Ma cuisse va mieux, je marche presque normalement, mais qu’est ce que cela va donner en courant ?

Samedi, minuit, le moment tant attendu est arrivé, ça y est la meute est lâchée !! Le départ est donné sur un rythme très élevé, de mon côté,  après un premier kilomètre plutôt rapide, je prends rapidement un rythme plus raisonnable, et très vite je me rend compte que la nuit va être longue. Dès les premiers kilomètres, je ne suis pas dans le coup, je suis même obligé de m’arrêter pour desserrer mes chaussures qui me coupent la circulation.

La première côte est longue mais pas trop ardue, je prends le parti de continuer sur un rythme lent, je ne voudrais pas réveiller ma cuisse, toujours en délicatesse. Puis nous arrivons sur les premiers sentiers, où le décors est rapidement planté : la neige est belle et bien présente en quantité abondante et rapidement on se retrouve sur une sorte de single track improvisée, avec 30 à 50 cm de neige sur les bas côtés.

Alors que les concurrents devant moi commencent à marquer le pas et avancent avec une certaine appréhension, je trouve soudain un second souffle, comme transcendé par ces conditions qui me conviennent parfaitement. Je me sens comme un poisson dans l’eau, oubliées les douleurs, oubliée la fatigue, je me lance dans une folle et éperdue remontée.

Sur ces chemins rendus étroits par les conditions, il est difficile de rattraper le temps perdu, toutes les occasions sont bonnes, quitte à m’enfoncer dans la neige jusqu’en haut des mollets pour créer une trace parallèle à la trace principale et remonter quelques places.

Sur les portions de bitume, la neige laisse le plus souvent la place à de gigantesques plaques de verglas, qu’il est parfois impossible d’éviter. Les concurrents tombent comme des mouches, il y en a même un qui me met une claque en essayant de se rattraper !

Comme tous les autres, je n’échapperai pas aux chutes. La première m’offrira un joli bleu sur le côté gauche ainsi que sur le coude, la seconde m’entraînera dans une jolie glissade sur le dos d’une vingtaine de mètres, je réussirai à m’arrêter en m’agrippant à une spectatrice. Bilan un gros hématome dans le bas du dos. Une belle frayeur pour la troisième où je me suis rattrapé sur les coudes en évitant d’extrême justesse de me tordre le genou droit. La dernière interviendra aux environs de la mi-course, quasiment à l’arrêt mais n’occasionnera pas de dégâts notables.

Jusqu’à la mi-course, les conditions restent très similaires et l’alternance entre neige et verglas continue, alors que je poursuis ma remontée. Je passe à Sainte Catherine sans même jeter un oeil sur le ravitaillement, comme je l’avais déjà fait au premier poste de Saint Christo.

Alors que la neige laisse progressivement place à la boue, la course devient plus fluide et je peux enfin courir à mon rythme, sans me soucier des autres concurrents. Il faut néanmoins rester vigilant, car si la neige a quasiment disparue, il reste nombre de plaques de verglas qui sont autant de pièges possibles.

Passage au ravitaillement de Saint Genoux. Je prends le temps de remplir le Camel, de basculer la frontale sur la seconde batterie, de grignoter quelques biscuits sur les tables de ravitaillement, puis de repartir en marchant sur quelques centaines de mètres pour récupérer un peu. Si mon plan de course est  respecté, ce ravitaillement sera le seul et l’unique que je visiterai.

La seconde partie du parcours commence sur une côte assez importante que je négocie tranquillement avant d’aborder une partie plus descendante qui comporte néanmoins deux petites bosses difficiles à négocier, mon rythme s’en ressens et je suis un peu au creux de la vague avant d’aborder la première des 3 grosses difficultés restantes.

Je monte tranquillement, en marchant dans les portions les plus difficiles, pas question de se mettre dans  le rouge alors que nous sommes encore à près de 30 kilomètres de l’arrivée. Je sais par ailleurs qu’une fois en haut, la suite sera une descente plus ou moins tranquille sur une petite dizaine de kilomètres.

La descente me permet de reprendre des forces et de relancer progressivement la machine, d’autant plus motivé qu’un à un je reviens sur des “petits” dossards, là je commence à me dire que malgré un début de course difficile, me voila revenu en bonne place dans le classement.

Gonflé à bloc, je poursuis mon effort, comme prévu, je passe le ravitaillement de Soucieu sans m’arrêter et continue ma remontée. J’arrive au pied de l’avant dernière grosse côte, que je négocie très tranquillement afin de garder des forces pour la fin.

Il ne reste plus qu’une quinzaine de kilomètres et je me sens de mieux en mieux, il ne nous reste plus qu’une partie sur un chemin très boueux avant d’attaquer la côte finale, celle de Sainte Foy, redoutable et interminable montée que je passerai en marchant sur sa plus grande longueur.

Je sais qu’une fois arrivé en haut de cette côte, la suite ne sera plus que descente avant le passage sur les quais, que je redoute plus que tout !

Je remonte encore quelques places et galvanisé par la proximité de l’arrivée, je relance encore l’allure dans la descente. Nous voila sur les quais, il ne reste plus que 5 kilomètres environ, même si les panneaux en indiquent 4 !! sur ce terrain plat le long des quais, il est très difficile de maintenir le rythme, je tiens bien et même si je faiblis un peu dans les deux derniers kilomètres je ne lâche rien, 3 concurrents revenus de l’arrière parviennent cependant à me dépasser, mais je n’ai plus suffisamment de jus pour les suivre. Mais qu’importe, j’ai déjà le sentiment d’avoir réalisé une grande course, oubliées les chutes, oubliées les douleurs à la cuisse, l’arrivée est proche, plus qu’un kilomètre, plus que quelques centaines de mètres, sous la neige qui tombe de plus en plus fort. Puis au loin le panneau 100 m, j’entends un coureur revenir derrière moi, mais pas le temps de regarder s’il s’agit d’un relais ou d’un solo et pas question de perdre une place dans ce final, alors j’allonge la foulée et accélère le rythme, puis je passe au 50m puis au 25m avant de tourner à droite pour pénétrer dans le palais des sports….

Ca y est, j’y suis ! C’est la fin, en 7h00’28” et largement dans les 100 premiers, ce que je n’osais espérer au départ de Saint Etienne. L’émotion est forte, intense et j’ai le sentiment d’avoir réalisé une belle course, peut-être la plus belle de l’année…

Je passerai peut-être pour un original, mais je suis content d’avoir couru dans de telles conditions, ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de courir dans 30 à 40 cm de neige, j’adore ce type de terrain rendu très sélectif et d’ailleurs je suis persuadé que sans cette neige, je n’aurai pas aussi bien terminé.

En ce qui me concerne, cette arrivée met un terme à ma saison 2012, sur une course qui ne manquera pas de rester gravée dans ma mémoire.


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Saintélyon 2012 – Mon coup de gueule

La Saintélyon 2012 vient de s’achever et n’ayant pas trouvé sur le site de la course un espace de discussion pour exprimer mes remarques et impressions, je me sers de mon blog pour espérer attirer l’attention des organisateurs sur quelques points qui me paraissent importants.

Par ailleurs, ayant eu quelques difficultés pour trouver les résultats, je vous met à disposition le lien vers la page du suivi live : résultats Saintélyon 2012

Il ne s’agit pas ici de critiquer pour critiquer, mais plutôt d’apporter quelques remarques “constructives”, je vous fait part des points positifs et négatifs de cette édition  de la Saintélyon 2012, certains points relèvent du détail quand d’autres pointent du doigt des choses inadmissibles sur une telle course :

Les points positifs :

  • Un parcours formidable, hormis l’interminable passage sur les quais avant l’arrivée
  • Un fléchage irréprochable, quasiment impossible de se perdre et ceci malgré des conditions météo difficiles
  • Une préparation du terrain au mieux par rapport aux conditions soudaines d’enneigement.
  • Des ravitaillements bien organisés,
  • La sympathie des bénévoles et des signaleurs tout au long du parcours

Les points négatifs :

  • L’heure du dernier car en partance de Lyon (heureusement il avait une demi-heure de retard !). Pour un temps de parcours d’environ 3/4 d’heure, est-il vraiment nécessaire de programmer le dernier car à 20h…. ce qui donne plus de 3 heures d’attente dans le hall des sports de Saint-Etienne !!
  • Un système de remise de dossard archaïque pour une course de ce calibre !! pourquoi mobiliser des bénévoles pour valider les dossiers complets ? pourquoi ne pas faire comme dans toutes les grandes organisations en envoyant directement les personnes à jour administrativement vers les bénévoles en charge de la remise des dossards ?… Et ainsi libérer du personnel pour traiter les dossiers incomplets ?
  • Le nombre de participants grandissant, les conditions météo délicates, ont créés de nombreux bouchons dans toute la première partie de la course. Si la mise en place de sas de départ est une bonne idée, libérer tous les coureurs en même temps n’est pas forcément très judicieux. Avec l’augmentation du nombre de participant, envisager des vagues décalées serait une solution qui permettrait de fluidifier un peu plus la course.
  • Par rapport à l’année dernière, regrouper les relais avec la course solo pouvait paraître une bonne idée, si cela permet d’éviter aux coureurs de la course solo de rattraper trop vite la fin de course des relais, cela fait en contrepartie 1000 coureurs en plus au départ. Une solution serait de décaler le départ des relais de 1 ou deux heures avant ou après la course solo.
  • Inadmissible : La gestion des sacs coureurs à l’arrivée. Quelle surprise des plus désagréables de retrouver ses affaires de rechanges étalées au grand air sous la pluie et la neige à l’arrivée !! Du jamais vu, c’est bel et bien la première fois que je vois une chose pareille, et encore j’ai de la chance d’être arrivé dans les premiers, mais je n’ose imaginer l’état des sacs des coureurs arrivés en fin de matinée ou début d’après midi. Au prix où l’on paie l’inscription, je pense que l’on mérite un peu plus de respect. Monter une tente pour mettre les sacs à l’abri serait-il trop coûteux ? Prévoir un peu plus que 3 ou 4 bénévoles pour le retrait des sacs n’aurait pas été du luxe, j’ai du me débrouiller quasiment tout seul pour localiser le mien dans cet étalage…. Aucun contrôle des tickets de consigne, j’aurais pu repartir avec n’importe quel sac sans aucun problème !!
  • L’affichage des résultats sur place limité à la première page de chaque course… et ce même à midi !!
  • Les résultats sur le site internet de la course ne sont toujours pas disponible aujourd’hui, d’ailleurs plus rien de neuf sur ce site depuis quelques jours, pas même un compte rendu de course….
  • En cherchant bien, j’ai finalement pu découvrir mon classement grâce au lien suivant : classement Saintélyon 2012.
  • Aucun lien vers le suivi live de la course n’a été proposé sur le site, le seul lien proposé concerne le partenaire proposant un suivi par gps des premiers…. ça nous fait une belle jambe !!

Conclusions :

Si la Saintélyon est et restera une épreuve mythique, au parcours fantastique, je pense très sincèrement, qu’au prix où l’on paye l’inscription aujourd’hui, on mériterai un peu plus de respect et de service de la part des organisateurs. Malheureusement, il semblerait que l’esprit rejoigne progressivement celui de certaines grandes épreuves sur route (telle le Marathon de Paris, pour ne citer que celle là…) qui se transforment en gigantesques machines à faire du fric !!


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Test Adidas Riot 4 M et Riot 4 GTX

Test chaussure Adidas Riot 4 M

Après avoir testé et approuvé l’Adizero XT4, pourquoi revenir en arrière vers une chaussure radicalement opposée ?

Si l’Adizero est une fantastique bête de course, je recherchais la chaussure idéale pour la Saintélyon, course de fin de saison, sans grandes difficultés techniques mais à 50% bitume, 50% chemins (souvent boueux à cette période). Fatigué par une saison longue et bien remplie, je ne me sens pas encore suffisamment costaud pour emmener une telle chaussure sur près de 70 km.

Très séduit par la semelle Continental proposée par Adidas, j’étais à la recherche d’une chaussure équipée de cette semelle et offrant plus d’amorti et de stabilité pour pouvoir aborder cette épreuve sereinement.

Tout naturellement mon choix s’est tourné ver la Riot 4 qui est elle aussi équipée d’une semelle Continental, certes moins agressive que sur la XT4 mais qui offre des performances tout à fait intéressantes. Ma seule seule inquiétude concerne le poids de la bête, nettement plus lourdes que les XT4, il va falloir les emmener sur 70 km !!

Premières sorties et premières impressions

Curieusement, la Riot 4 chausse plus grand que les autres modèles de la marque, j’en suis même arrivé à me demander s’il ne fallait pas que je prenne une pointure en dessous. Mais ayant une Toe Box plutôt serrée, le fait que les doigts de pieds ne touchent pas le fond n’est pas un problème, car malgré tout le pied ne bouge pas dans la chaussure. De ce fait les orteils ne manquent pas de place et ne risquent pas d’heurter le fond et de subir les chocs.

Niveau confort, on se sent bien et en sécurité dans cette chaussure qui parait très stable et protège bien le pied.

Mon premier test a été réalisé lors d’une sortie de 2 heures, sous la pluie et dans un terrain boueux et glissant. Mes premières impressions sont excellentes. Le grip est pratiquement aussi bon que sur la XT4. Malgré les conditions, mes orteils, en général assez sensibles, s’en sont sortis sans le moindre bobo. Même si je ne l’ai pas menée dans ses derniers retranchements, quelques écarts de trajectoires m’ont permis de m’assurer de la stabilité de la bête, elle aussi irréprochable.

Au niveau de l’amorti, rien à redire non plus, les sensations sont identiques en début et fin de séance, et ce malgré la fatigue.

Globalement, on se sent vraiment en sécurité et à l’aise dans cette chaussure, les seuls reproches que je peux leur faire aujourd’hui c’est au niveau du poids, mais il est difficile d’avoir le beurre et l’argent du beurre, ainsi que l’étanchéité qui est totalement absente sur le modèle standard ! Néanmoins, si l’humidité rentre très facilement, elle s’évacue de façon tout aussi efficace…

D’après ce premier essai, je pense avoir trouvé la chaussure qui m’accompagnera lors de la Saintélyon, cependant je vais pour l’occasion m’équiper de la version Gore-Tex la Riot 4 GTX afin de pouvoir conserver mes pieds au sec pendant cette longue nuit fraîche et probablement humide qui va m’attendre là bas !!

Première course, test grandeur nature

La Saintélyon 2012 fût pour moi l’occasion de tester cette chaussure dans des conditions difficiles. Quelques jours avant la course, j’ai opté pour l’acquisition de la version GoreTex, quel bien m’en a pris, à croire que sur ce coup là j’ai eu des talents de visionnaire !!

Les conditions météo sur cette Saintélyon m’ont permis, dans la première partie du parcours de tester les chaussures sur la neige et le verglas et dans la seconde dans une boue bien grasse et abondante. Conditions idéales pour ce test.

Quel plaisir de pouvoir courir dans la neige, ouvrir de nouvelles traces dans la neige profonde afin de dépasser quelques concurrents, et le tout en gardant ses pieds à bonne température et parfaitement secs. Les quelques flocons qui malicieusement réussirent à pénétrer dans mes chaussures par le dessus ne firent pas long feu, l’évacuation de l’humidité au travers de la membrane GoreTex est remarquable.

Niveau adhérence et stabilité de la chaussure, il n’y a vraiment rien à dire, elle autorise une prise de risque maximale de part son accroche et sa stabilité exemplaire. Il n’y a que sur les plaques de verglas que l’on peut la prendre en défaut, mais là dessus, à part avec des chaussures à clous, il n’y a pas moyen d’accrocher.

Dans la boue, même constat, après quelques à priori au début, je fonçais littéralement dedans, sans même chercher à l’éviter, à quoi bon ? son imperméabilité autorise tous les excès…

Le seul, gros bémol, de cette chaussure, c’est son poids ! Plus de 400gr alors que de plus en plus de chaussures de trail réussissent à descendre sous les 300… c’est difficile à porter en fin de course, et les derniers kilomètres sur le plat furent laborieux.

Un autre petit point négatif, Adidas a choisi d’équiper son modèle GTX d’un système Quick Lace,… très proche de celui élaboré par Salomon… et tout aussi inefficace ! Le fil trop fin taillade le dessus du pied et le système de blocage se dessert constamment… Du coup, avant le départ j’ai pris ma plus belle paire de ciseaux pour faire “Quick” au Quick Lace et monter des lacets traditionnels sur mes chaussures, et bien m’en a pris !

Je compléterai cette rubrique et apporterai mes conclusions sur ce test à mon retour de la Saintélyon, à ce moment là je serai en mesure d’affiner mon jugement sur cette chaussure

Mes notations (provisoires) :

  • Amorti              9/10
  • Stabilité            9/10
  • Confort             9/10
  • Accroche          8/10
  • Dynamisme      4/10

Caractéristiques :

  • Poids : 383gr en 44
  • Poids version GoreTex : 423gr en 44 !!
  • Semelle : Continental
  • Technologies Adidas :
    • aAmorti Adiprène +
    • Adiwear
    • Pro moderator : contrôle dynamique de la pronation
    • Traxion
    • Torsion

Conclusions :

Plutôt conçue pour des épreuves longues distances, elle apporte confort, sécurité et amorti pour vous emmener au bout de votre effort dans les meilleures conditions.

Néanmoins, son gros point faible reste son poids, qui peut s’avérer gênant pour celui qui recherche la performance.

Pour une pratique hivernale ou par temps très humide, je conseillerais plutôt la version GTX équipée d’une membrane Gore-Tex…

La version GoreTex propose une étanchéité optimale et vos pieds restent au sec quelque soit les conditions rencontrées (neige, boue, flaques…) un vrai régal en période hivernale. Par contre je pense qu’en été lorsqu’il fait chaud, l’évacuation de la transpiration doit être insuffisante pour maintenir les pieds au frais.

Concernant le Quick Lace équipant la GTX, ayez pitié de nous, le principe est génial, mais le système actuel est insupportable


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Classement final TTN 2012 – Trail court

Le Trail Tour National 2012 s’est achevé ce week-end à Epernay qui fût le théâtre de la dernière épreuve du TTN 2012 court.

Déjà sacré avant cette dernière épreuve Ivan Bizet devient donc champion de France de trail court 2012. Le podium final n’était pas encore totalement attribué avant ce p’tiot Sparnatrail. Jérémy Pignard se devant de l’emporter pour assurer sa deuxième place au général, ce qui fût fait avec brio !

Place Nom Club athletique du roannais* Points Nbre courses
1 BIZET Ivan Ea moulins-yzeure-avermes 32971 5
2 PIGNARD Jeremy Fac andrezieux 32616 6
3 HOURS Sebastien Entente sud lyonnais* 32533 5
4 PETITJEAN Benjamin Ac chenove 30831 6
5 BOURGEOIS Ivan Lons athletique club 29172 7
6 MULOT Cyril Ea moulins-yzeure-avermes 28036 5
7 CANTAGREL Nicolas Cpl primaube 25161 5
8 PELLICIER Joel As de course a pied veo 2000 23422 5
9 FEREL Julien Decines meyzieu athletisme * 22367 5
10 VAUGOYEAU Damien Entente athletique grenoble 38* 21120 5
11 MALAISE Florent Strasbourg agglomeration athletisme* 20266 5
12 COMBET Gilles Dole ac 18865 7
13 GUIOT Jerome Elan chevilly-larue 16606 5
14 ROUXEL Sebastien — Pass Running– 15999 6
15 DOUCHET Maxime Athletic club tassin 15919 6
16 BENAY Christophe Dole ac 14701 4
17 FLANDIN Simon Developpement sport nature 74 14099 5
18 GINET Raphael Club athletique du roannais* 13494 5
19 AMIEL Pascal Ac bourg-st-andeol pierrelatte 13428 7
20 CHAVALLARD Pierre Cs bourgoin-jallieu * 12864 6
57 BOWIE Michel Livry gargan athletisme 5052 3


Personnellement, je contais beaucoup sur cette dernière épreuve pour marquer de gros points, mais une saison déjà bien remplie et une petite erreur de parcours auront eu raison de mes espoirs, néanmoins je termine cette dernière épreuve au 32ème rang, ce qui me permet d’atteindre la 57ème place au classement général scratch et 19ème en catégorie vétéran, et ce avec seulement 3 épreuves courues.

L’année prochaine, mon objectif sera plus orienté vers les épreuves longues du TTN 2013, cependant, je n’exclu pas de participer à quelques épreuves du Trail Tour Court, avec notamment un retour à Epernay sur le P’tiot Sparnatrail…

Classement Femmes :

Du côté du classement féminin, Si la aussi les choses étaient déjà jouées pour Stéphanie Duc, Sophie Mazenc et Céline Bosc se disputaient encore la troisième marche du podium. Au terme d’une course où le suspens aura duré jusqu’au bout, c’est finalement Sophie Mazenc qui l’emporte et prend la 3ème place finale du TTN 2012 féminin.

 

Place Nom Club athletique du roannais* Points Nbre courses
1 DUC Stephanie As de course a pied veo 2000 26000 5
2 BOVERO Severine Athle st julien 74 24754 5
3 MAZENC Sophie Stade rodez athletisme* 24378 5
4 BOSC Celine Efs reims a. * 23889 5
5 LEGAT Fabienne Fac andrezieux 21572 5
6 PASCAL Nathalie Luxeuil athle 70 21551 6
7 ORFAO Soraya Pontault aac 16693 5
8 CHOLAT Morgane Cs bourgoin-jallieu * 15326 4
9 PASTOR Sabine As fleury les aubrais saran athletisme 13776 7
10 SUBRIN Maryline Athletic club tassin 12853 3
11 PILLON Laurence Ec orleans cercle jules ferry* 9797 3
12 CUSSOT Sylvaine Ca balma 9640 3
13 SEMO Carine Coureurs independants valle de chevreuse 8887 2
14 CAPAZZA Brigitte Pontault aac 8817 5
15 ROUSSEAU Yvonne Union sportive d avord 7428 3
16 MARQUET Valerie Athletic club des pays d agde 6455 5
17 MAUCLAIR Nathalie Free run 72 4998 1
18 MOUTHON Elodie Annecy haute savoie a. * 4778 1
19 COURAND Annie Athletic club tassin 4674 4
20 GEORGEON Lise Aix athletisme provence 4340 1

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Le P’tiot Sparnatrail – 11 novembre 2012

Le p’tiot sparnatrail, dernière manche du TTN 2012

L’année dernière j’avais découvert ce trail presque par hasard, ainsi que le Trail Tour National, cherchant à faire un peu de dénivelé en vue de la Saintélyon. Le temps était frais et brumeux, mais le terrain était moins détrempé qu’aujourd’hui. Parti sans réel objectif, j’avais été agréablement surpris par un excellent résultat : 21ème, à seulement 1’30” du podium vétéran!

C’est donc avec une grande motivation et de grands espoirs que je me suis rendu ce week-end à Epernay pour disputer cette ultime manche du TTN 2012.

Aujourd’hui, le temps était des plus clément, pas de pluie, pas de brouillard, pas de vent et une température agréable. Cependant, c’était sans compter sur les abondantes pluies des jours précédents, qui rendirent notre terrain de jeu très très gras. Dès lors la course sera bien plus difficile que prévu.

A 7h30, nous prenons le départ fictif depuis le hall des sports d’Epernay pour nous rendre tranquillement et en s’échauffant vers la ligne de départ réelle. Une petite balade au travers des rues de la ville, très sympathique qui nous emmène vers l’avenue de Champagne ou sera donné le départ réel, en face de la très prestigieuse maison Möet & Chandon !! rien que cela !!

7H45 : Le départ réel est donné, nous attaquons le parcours par une petite bosse sur les pavés de l’avenue de Champagne. Comme à mon habitude, je pars un peu vite et me positionne derrière le groupe de tête. Hormis la petite bosse du départ, les 7 premiers kilomètres sont totalement plats, c’est l’occasion de prendre un peu d’avance sur le chrono.

Dès que nous rejoignons les bords de Marne, le terrain devient très gras, et il est difficile de tenir la cadence. Je me rends rapidement compte qu’il me sera difficile de réitérer la performance de l’année dernière. Le terrain est lourd et je ressens déjà quelques signes de faiblesse. Je ne m’en inquiètes pas plus que cela car ces derniers temps je suis habitué à une mise en jambes assez difficile. Je me fait dépasser par quelques concurrents mais également par les 3 premières féminines qui sont parties sur un rythme infernal !!

Au km 7 nous quittons les bords de Marne pour nous diriger vers les premiers coteaux, le chemin va commencer à s’élever sérieusement, pour aborder la première grosse difficulté de la journée, ça y est, la course commence vraiment. Je décide de monter tranquillement pour ne pas brûler toutes mes cartouches et mes jambes me confirment qu’il n’est pas temps de passer à l’attaque. Je rattrape un ou deux concurrents partis trop vite, mais moi aussi perds quelques places. La course est encore longue, il n’est pas temps de s’en inquiéter.

La montée est longue et grasse, entrecoupée de quelques passages de replats voir même de légère descente, l’occasion de reprendre son souffle et de relancer la machine.

Km 10,8 Nous arrivons en lisière de forêt, ce point marque le sommet de cette première grosse montée. Nous allons pouvoir souffler un peu et reprendre un rythme de course plus élevé. En temps normal cette descente ne pose pas trop de soucis, mais les conditions d’adhérence la rend un peu plus technique que prévu. il va donc falloir être prudent pour éviter la gamelle !!

Au km 12, les organisateurs nous improvisent un petit passage dans les bois fort sympathique, mais apparemment un certain nombre de concurrents devant moi ont dû rater un point de balisage et s’écarter de la bonne piste, car au moment où j’entre dans la forêt je vois un commissaire remonter en courant et nous appeler pour nous diriger dans la bonne direction. Incident sans conséquences pour moi puisque je me suis engagé sur le bon chemin.

Nous continuons en lisière de forêt pour aborder une nouvelle côte, moins longue et moins difficile que la précédente, mais qui malgré tout fait un peu mal aux jambes. Puis nous repartons vers ce qui est la descente la plus abrupte de la course, l’adhérence est précaire, la boue colle sous les chaussures ce qui entraîne quelques glissades impromptues. Malgré tout, même si les sensations ne sont pas formidables, ce changement de rythme me remet un peu sur les rails et je me dis que le plus dur est peut-être passé et que je vais pouvoir envisager une fin de course meilleure.

A la fin de cette descente, nous entrons dans le village de Damery, point le plus éloigné de notre périple. 2-3 km de plat sur la route, histoire de se remettre tranquillement de la première partie de notre aventure, avant d’attaquer la seconde moitié. C’est également le lieu du seul et unique ravitaillement de la course. Etant parti en autonomie complète, je trace ma route et ne prends même pas le temps de prendre un verre d’eau, l’occasion de reprendre pas moins de 6 coureurs qui étaient en train de se restaurer !!

Nous traversons ensuite la Marne, puis la voie ferrée et la nationale 3… celle là même qui passe à côté de chez moi !! avant d’attaquer ce qui, cette année, sera la plus grosse difficulté de la journée : pas moins de 170m de D+ à avaler en à peine deux petits kilomètres !!! Les jambes et le moteur ne répondent plus, l’adhérence est précaire et je monte au rythme d’une tortue au galop. Je paie sans doute mon programme d’entrainement de ces dernières semaines, mon pic de forme doit s’être envolé !! Le mental n’y est plus et je songe déjà aux aménagements que je vais devoir apporter à mon programme d’entrainement afin de retrouver un peu de fraîcheur en vue de la Saintélyon !!

Au même moment, je me fais déposer par un petit groupe de concurrents… où se trouvent les deux premières féminines, celles là même qui m’avaient doublé dès le départ. Cela confirme ce que je pensais, il y en a quelques uns qui se sont égarés à ce fameux kilomètre 12 !! combien, impossible à évaluer, toujours est-il que je me fais remonter maintenant par plein de monde, je n’ai plus aucune idée d’où je me situe dans la course 30 ? 40 ou pire… je n’en sais rien !!

Enfin, cette “montagne” est avalée, le chemin devrait être plat pendant 2 bons kilomètres, mais s’il est effectivement plat, il est très boueux, il s’avère impossible d’éviter les bains de pieds !! malgré tout, je reprends un peu de poil de la bête et reprends quelques positions.

J’arrive alors dans une portion descendante dans la forêt, je suis un peu étonné car il me semblait que la partie plate devait durer plus longtemps, je ne suis plus en état de trop réfléchir et me contente de suivre tous ceux qui sont devant moi, sans remarque qu’il n’y a plus de balisage. Au croisement de la D22, point de commissaires, point de flêchage : faut-il remonter la route, la redescendre ? tout cela me paraît bizarre et je pose la question à une gentille dame en voiture avec un plan de la course à la main. A priori on s’est tous planté et il nous faut remonter par la route pour rejoindre le bon tracé… L’occasion donc de parcourir quelques centaines de mètres en plus, mais surtout de se prendre, gratuitement et juste pour le plaisir, 45m de D+ en plus !!! J’avais vraiment besoin de cela, alors que petit à petit le moral revenait un peu… s’en est trop !! et ma motivation en prends encore un coup !!

Il nous reste alors moins d’une dizaine de kilomètres à parcourir après une descente rapide mais rendue elle aussi piègeuse par la boue, nous voilà reparti à flan de coteaux, entre les vignes. Il reste encore deux bonnes côtes à avaler. Si je parviens à maintenir un rythme correct dans les descentes, tout en restant prudent, j’ai de plus en plus de mal dans les parties montantes, je me fais violence pour ne pas marcher, et je me dis qu’au moins ça me servira d’entrainement, car si je ne marches pas, je n’en vais pas bien vite pour autant !!

Cette fin de parcours est vraiment difficile, je relance dans les descentes mais ne prend aucun risques, à quoi bon ? je me dis que je suis dans les méandres du classement. Puis nous arrivons à un virage qui a marqué ma mémoire, celui où je me suis copieusement gamellé l’année dernière, atterrissant pour le coup dans les vignes ( ce qui probablement m’aura coûté le podium….). Cela ne manque pas, ce virage est très vicieux, j’aperçois deux concurrents devant moi qui partent à la faute à cet endroit précis. Ne voulant les imiter, j’y vais très tranquillement, de toute façon je n’ai plus rien à jouer.

Me reste une dernière petite portion montante avant d’aborder la grande descente libératrice, celle qui va, enfin me conduire vers l’arrivée !! l’occasion de pousser un peu la mécanique et de tenter une accélération qui me permettra de rattraper deux concurrents qui venaient de me doubler. J’essaies tant bien que mal de sauver l’honneur !!

Il ne reste plus qu’un kilomètre et nous allons faire notre entrée dans Epernay, et c’est là que de la gauche arrivent quelques dizaines de mètres devant moi, 3 concurrents, dont la 3ème féminine que j’avais dépassé peu avant le ravitaillement, venus de nul part !! Contrairement à moi et d’autres coureurs, ils sont parvenus à trouver un raccourci !! ils ont dû rater un embranchement 1 kilomètre plus haut et du même coup s’économiser au moins 400-500 mètres… Je tente bien de relancer pour les rattraper, mais impossible d’aller plus vite, je boirais donc le calice jusqu’à la lie aujourd’hui…. et 3 places de plus, gratuites celles là !!

Dernier virage, plus que 200m avant l’arrivée au gymnase, un petit coup d’oeil en arrière pour constater qu’un coureur tente de me rattraper, dans un tout dernier souffle, j’allonge la foulée pour le maintenir à distance et lui ôter tout espoir de retour.

Ca y est, la ligne est franchie, j’en ai fini pour cette édition du sparnatrail qui ne m’aura pas trop sourit… j’ai un peu de mal à reprendre mon souffle, je suis vidé, partagé entre la déception, la colère et l’impuissance. Je me pose des questions existentielles et me demande pourquoi je fais tout cela, à quoi cela rime. Et dire que dans 3 semaines je vais devoir aller faire la Saintélyon !! Quelques instants l’envie de tout arrêter m’envahis, puis passer ce grand moment de solitude, Puis mon esprit d’analyse reprend le dessus, et j’essaies de tirer quelques enseignements de cette journée.

Plus que les erreurs de parcours, et le résultat, c’est la manière qui me pose soucis, à aucun moment je ne me suis senti dans le coup aujourd’hui, pas les jambes, pas le moteur, en souffrance pendant la majeure partie de la course… une sensation que je n’ai pas eue depuis quelques temps. A l’évidence, mon pic de forme est derrière moi, et je vais devoir aborder les 3 prochaines semaines d’une autre manière, sinon je risque fort de vivre un vrai calvaire à la Saintélyon !! Il va falloir tout miser sur la récupération… pas facile pour moi qui en veut toujours plus !!

Ma saison a été longue et bien remplie, il faut se rendre à l’évidence, j’ai besoin de me ressourcer un peu et de récupérer avant d’aborder la saison prochaine, qui elle aussi sera bien remplie !! J’ai hâte d’être au 3 décembre, pour pouvoir mettre la bête au repos !

Le temps de faire le tour de toutes ces questions, et le classement s’affiche : je finis 32ème en 2h40′ à 34 minutes du vainqueur et environ 8 du podium vétéran. Finalement cela me redonnes un peu de baume au coeur, car je m’imaginais beaucoup plus loin que cela, et même si je suis très loin de mon résultat de l’année dernière (21ème) je peux me dire que malgré tout j’ai fait une course honorable. On se console comme on peut….

Rendez-vous dans 3 semaines pour la Saintélyon, en espérant que la forme et le mental seront revenus d’ici là….

 

 


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Test chaussures Salomon XT S-LAB 5

Chaussure Salomon XT S-LAB 5

A la recherche d’une paire de chaussures pour la prochaine Saintélyon, je me suis mis en quête de la chaussure qui pourrait m’apporter le meilleur compromis pour cette épreuve. La Saintélyon c’est : 70km, 1500m D+, 50% bitume, 50% chemins potentiellement boueux en cette période de l’année. Le compromis est vraiment délicat à trouver entre : amorti, accroche, dynamique…

Après une petite étude de marché, j’ai fini par me laisser tenter par les Salomon XT S-LAB 5, après tout Salomon est la marque en vogue dans le monde du trail, et l’envie de les tester me démangeait depuis quelques temps déjà !

Premières sorties et premières impressions

La première impression à l’essayage est une sensation de confort du chaussant, tout à fait honorable, et une grande rigidité de la semelle, assez impressionnante. Le système de laçage semble quant à lui des plus pratiques : plus de noeud à faire et rapidité de réglage….

Il n’est pas toujours facile de s’habituer à une nouvelle paire de chaussures, aussi pour que l’adaptation soit optimale, j’ai décidé de l’essayer tout d’abord sur des petites séances de footing, sur herbe, en côte,… et de faire un test grandeur nature lors du Sparnatrail.

Ma première sortie sera donc un petit footing sur la pelouse du stade où je m’entraîne habituellement. Malgré la rigidité de la semelle externe, les sensations sont plutôt bonnes et l’amorti semble très efficace, ce qui est un atout dans l’optique d’une course longue distance. Le pied trouve bien sa place et il se sent en sécurité. La coque à l’avant protège bien le pied et n’est en aucune façon une gêne.

Un petit bémol toutefois, il m’a fallu resserrer les lacets en cours de séance. Je mets d’abord cela sur le compte de l’apprentissage du système. Cependant, les séances suivantes me le confirmeront, les lacets ont fâcheuse tendance à se relâcher un peu en cours de route, surtout lorsque l’on passe dans des zones pentues qui sollicitent la chaussure à fond.

Lors de ma sortie suivante, j’ai testé la chaussure en côte et sur un terrain plus accidenté.

Mon test d’adhérence sur une petite pente raide en pelouse me donne le sentiment d’une bonne accroche mais néanmoins bien moindre que celle que j’ai ressenti avec l’Adidas Adizero XT 4. Ceci n’étant qu’un premier essai, insuffisant pour tirer des conclusions.

Ce qu’il ressort de mon passage sur les chemins est une sensation de sécurité, apportée par la rigidité de la chaussure ainsi que par les protections du pied. On se sent également bien au sec, car sans être imperméable, elle offre néanmoins une excellente protection lors du passage dans de petites flaques d’eau.

Sur le bitume humide, l’accroche n’est pas formidable, comme c’est d’ailleurs le cas pour bon nombre de chaussures de trail, et il convient d’être assez prudent en descente, et d’éviter à tout prix tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à une plaque d’égout !!

Au niveau du dynamisme, malgré un poids relativement élevé (337 grs en taille 44) celui-ci ne se fait pas ressentir et la puissance passe bien au sol, sans toutefois être exceptionnel.

Les premières sensations sont donc globalement encourageantes et je valide l’idée de les utiliser en course lors du Sparnatrail.

Première course, test grandeur nature

Dernier rendez-vous pour ce qui me concerne avant la Saintélyon, le p’tiot Sparnatrail a été l’occasion pour moi de tester ces bêtes de course en conditions réelles.

Vue l’état du terrain, détrempé par les pluies des jours précédents, mon test a permis de les pousser dans leur derniers retranchements.

Si l’accroche ne laisse rien à redire sur terrain sec, il n’en est pas tout à fait de même dans des conditions très difficiles. Dès les premiers passages délicats, je me rends compte que l’adhérence, sans être mauvaise, n’est pas aussi bonne que je l’espérais. A plusieurs reprises, je me suis retrouvé en difficultés, devant jouer aux équilibristes. Pour ce type de terrain, il aurait peut-être fallu que j’opte pour les “soft-ground” car à l’évidence le cramponnage est insuffisant dans de telles conditions.

Même constat, voir pire sur les parties goudronnées : d’une part la boue reste longtemps collée sous la chaussure et entraîne de joyeuses glissades. En côte, c’est encore pire, impossible de trouver le grip et l’impression de faire du sur-place !!

Du côté de l’amorti, rien à dire, sous condition d’une adhérence suffisante, on peut envoyer à fond dans les descentes sans ressentir le moindre choc.

Au niveau de la stabilité du pied, c’est excellent, rien à redire, la XT S-LAB 5 absorbe toutes les inégalités du sol et on se sent véritablement en sécurité, le pied est bien protégé et la cheville ne part pas dans tous les sens ce qui est très rassurant.

Au niveau du laçage, même constat qu’à l’entrainement, les quick-lace ont la fâcheuse tendance à se desserrer, je les avais pourtant serrés à bloc avant le départ, mais au fur et à mesure que le temps passe, les lacets se détendent, le pied fini par glisser à l’intérieur des chaussures ce qui provoque d’inévitables petites cloques en fin de parcours…

Mes notations :

  • Amorti                9/10
  • Stabilité            10/10
  • Confort              6/10
  • Accroche          5/10
  • Dynamisme      6/10

Caractéristiques :

  • Poids : 337gr en 44
  • Drop : 10,5mm
  • Prix public : 170 €
  • Technologies  :
    • QuickLace
    • Sensifit : maintien du pied
    • Semelle externe Contagrip
    • Semelle interne Ortholite
    • Mesh respirant
    • Protection languette

Conclusions :

Mes conclusions concernant cette XT S-LAB 5 sont mitigées. En effet, si par certains points cette chaussure est très séduisante et répond parfaitement aux attentes que l’on peut avoir en termes d’amorti et de stabilité. Au niveau protection contre les pierres, elle remplis également son contrât. Pour ce qui est du confort, sans être exceptionnel, cela reste tout à fait bien.

Je suis par contre déçu par le système de laçage, qui pour moi n’est pas totalement au point, ceux-ci ayant la fâcheuse tendance à se relâcher.

Au niveau de l’accroche et de l’adhérence, j’en attendais également beaucoup plus, à mon sens ce n’est pas le bon choix pour les terrains gras, où clairement on a presque l’impression d’être en pneus slics sous la pluie !!

Je les conseillerais donc pour des trails toutes distances, y compris long, mais exclusivement sur terrain sec. Il est donc peu probable que j’opte pour les XT S-LAB 5 pour la toute prochaine Saintélyon… à moins que la météo soit particulièrement indulgente d’ici là…

Peut-être testerais-je une prochaine fois les versions soft-ground, pour voir si elles pallient les lacunes de celles-ci, mais au vu du prix… je pense que cela attendra quelques temps !!


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Classement final TTN 2012 – trail long

Le Trail Tour 2012 version long est maintenant terminé, toutes mes félicitations à Fabien Antolinos, qui sort grand vainqueur et nouveau Champion de France 2012 !!

Voici donc le classement final du Trail Tour 2012 :

Place Nom club Points Nbr épreuves
1 ANTOLINOS Fabien Decines meyzieu athletisme  27455 5
2 COURT Sylvain Bouliac sports plaisirs 26312 6
3 MARTIN Nicolas Entente athletique grenoble  24831 5
4 DEPAEPE Romuald Efs reims a. * 24539 6
5 SAINT GIRONS Thomas Cpl primaube 24085 5
6 CHARTOIRE Fabien Courir en livradois forez 23725 5
7 LEJEUNE Frederic Rambouillet sports 22009 4
8 MICHEL Laurent Ga meusien * 21085 7
9 PERRIER Florian Entente nimes athletisme 17870 5
10 GAULT Emmanuel Free run 72 17467 3
11 CLAVERY Erik Endurance 72 13975 2
12 DUFOSSE Emmanuel Efs reims a. * 13772 3
13 BRAZEAU Jean-francois Carquefou ac 12358 4
14 JUNG Frederic Athle 55 * 12297 3
15 BREUIL Thierry Ca brive 12105 2
16 DELEFOLLY Benoit Efs reims a. * 11855 5
17 D’ALETTO Fabrice Uzes ac 11531 5
18 BREQUEVILLE Samuel Touquet opale athletisme 9852 4
19 GEORGET Manuel — Pass Running– 9740 5
20 JOUVANCE Stephane Ca sapeurs pompiers du gard 9531 2
,,,
67 BOWIE Michel Livry gargan athletisme 4417 2

Avec seulement 2 épreuves courues cette année sur le circuit Trail Long, je me classe à une honorable 67ème place au classement scratch du TTN 2012, et à une tout aussi honorable 24ème position du classement vétéran.

A priori, l’année prochaine je ferai du TTN long l’un de mes objectifs principaux et devrait participer à au moins 4 épreuves du circuit, ce qui me permettra de viser une place dans les 20 premiers du classement final et parmi les 10 du classement vétéran.

Mais cela est une autre histoire, qui reste à écrire, alors rendez-vous est pris l’année prochaine pour le TTN 2013 !!


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Trail des 7 Hameaux – Magny les Hameaux

Ce matin, à la fraîche (il ne faisait que 5 degrés) rendez-vous était donné à Magny les Hameaux pour participer à la course de 27km du trail des 7 hameaux.

Venu ici sans réel objectif, c’est ma dernière course de préparation avant le Sparnatrail, dernière manche du TTN 2012. Je me présente sans stress sur la ligne de départ où je rencontre Carine Sémo que j’ai eu l’occasion de croiser de nombreuses fois cette saison sur le challenge vert de l’Essonne. Je me sens plutôt bien ce matin malgré la charge d’entrainement de ces derniers jours, et me dis que, pour une fois je pourrais peut-être la devancer à l’arrivée (sur nombre de courses cette saison, j’ai pris pour habitude de finir juste derrière elle !!!).

9 heures, le départ du trail des 7 hameaux est donné et le profil aidant, cela part à vive allure !! les deux premiers kilomètres sont en descente et j’en profite pour me positionner dans le groupe de tête. Ce qui est pris n’est plus à prendre. Arrive ensuite la première grosse montée où mes mollets me rappellent rapidement à l’ordre et je suis bien obligé de lâcher un peu de lest.

Au sommet de cette première bosse, je me fais rattraper par Carine, déjà !!, et tente de suivre son rythme, mais force est de constater qu’il m’en manque un peu ce matin et qu’il ne m’est pas possible de luter.

Je glisse ainsi progressivement vers la 17-18ème place et vois mes prédécesseurs filer au loin. Le chemin devient sinueux à souhait et il convient d’être vigilant pour éviter les pièges du terrain et ne pas perdre le fil du balisage (par ailleurs excellent au vu de la difficulté du parcours).

Me voila parti pour une longue chevauchée solitaire, mais c’était sans compter sur la remontée de deux concurrents qui me rejoignent, et tour à tour me dépassent, puis se trompent dans le suivi du chemin,… pour finalement prendre la décision de faire un bout de chemin derrière moi, me laissant ainsi le privilège d’ouvrir la piste pour eux.

La suite, jusqu’au 17ème km est constituée d’un chemin très sinueux qu’il est difficile à suivre à cause des nombreuses feuilles qui jonchaient le parcours.

Au 17ème km, je profites du ravitaillement pour tenter de fausser compagnie à mes deux compagnons, mais c’est peine perdue, le chemin est bien plus roulant, malgré les bosses à gravir, et ils recollent rapidement derrière moi. Je reste sur un bon rythme, bien meilleur qu’en début de course, puis à ma grande surprise, nous revenons sur un coureur, puis sur un petit groupe de 4. Je profite d’une montée pour fausser définitivement compagnie cette fois-ci à mes deux camarades de jeu, puis de reprendre un par un les coureurs devant moi.

Sur la fin du parcours, je déroule tranquillement car il reste une dernière grosse montée dans le dernier kilomètre, nous croisons alors les derniers concurrents du 14km et en même temps, je parviens à rattraper un dernier concurrent.

Je décide alors de gérer la dernière montée tranquillement, sans à coups, pour parer à un éventuel retour de l’arrière. Au loin, il me semble apercevoir Carine, mais il est trop tard pour tenter de revenir…

Un dernier coup d’oeil sur l’arrière pour constater qu’il n’y a pas de danger et j’en termine tranquillement… en 2h14’34” en 10ème place (5ème V1) à seulement une trentaine de secondes de Carine Sémo, mais surtout à environ 1’20” du podium V1… c’est pas passé bien loin pour monter sur la boîte !! manquait juste un peu de fraîcheur physique.

Résultats du trail des 7 hameaux 2012 :

1 TRYOEN Jonathan                                  2h02’06            SEM /86     Versailles Triathlon
2 PRIGENT Yann                                       2h03’41              V1M /68      Versailles Triathlon
3 ERARD Domnin                                     2h04’33              SEM /85      Cnes
4 ARÈNE Fabrice                                      2h04’54              SEM /87
5 LECHANTEUR Denis                            2h08’58               V1M /71
6 CARTREAU Didier                                 2h11’19              V2M /62        CEN
7 JARRIER Fabien                                    2h13’12              V1M /70
8 CARRÉ Lionel                                        2h13’33              V1M /68       Us Palaiseau Triathlon
9 SEMO Carine                                         2h13’52              SEF /77       Civ Chevreuse
10 BOWIE Michel                                      2h14’34              V1M /71       Livry Gargan Athlétisme
11 LEFRANCOIS Jean Luc                       2h15’15              V1M /65
12 AASRI Taoufiq                                      2h15’41              SEM /73      Clubmedgym
13 ORVILLE Olivier                                   2h16’10              SEM /75       Mairie De Paris
14 PELLOIN Tanneguy                              2h17’51             SEM /73
15 VALBRUN Douglas                               2h18’01             SEM /86
16 JOUSSELIN Stephane                          2h18’12             V1M /72         Les Foulees De Saint Germain
17 FEUTRY Philippe                                 2h18’42               V1M /66        Aesn78
18 DAVID Benoit                                       2h18’55              V1M /72
19 GUIGNOT Vincent                                2h19’57              V1M /72
20 ROGER Jean Alain                               2h20’05             V1M /63        Passpartout Trailers Du Josas

 


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3000ème km de l’année… plus que 660

Aujourd’hui je viens de franchir le cap purement symbolique des 3000 km accomplis depuis le début de l’année… ce qui correspond à une moyenne journalière de… 10 km.

En début d’année, en plus de mes objectifs en termes de compétitions, je me suis donné un challenge supplémentaire, celui de parcourir une moyenne supérieure ou égale à 10 km par jours et ce sur toute la durée de l’année.

2012 étant une année bissextile c’est donc 3660 km qu’il me faudrait réaliser pendant l’année. Aujourd’hui je franchi la barrière des 3000 et suis, tout juste, dans le timing pour mener à bien ce défit personnel. J’en suis par ailleurs à plus de 23km de D+.

Il me reste un peu plus de 2 mois pour terminer ce challenge. Rendez-vous au plus tard le 31 décembre pour le résultat final !


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La Diagonale des fous 2012

Ce week-end je me suis intéressé de près à la Diagonale des fous, le Grand raid de la Réunion dont c’était la 20ème édition cette année.

Marquée par un parcours des plus difficile, dans des conditions climatiques hostile cette diagonale des fous consacrera une nouvelle fois le roi Kilian, qui fût impérial tout au long de l’épreuve. Kilian Jornet, longtemps accompagné par son compatriote Iker Karrera sur la première moitié de l’épreuve, finira en solitaire une fois que son ami et co-équipier eu rendu les armes. A ce moment, plus rien ni personne ne pouvait arrêter la machine espagnole, qui malgré la fatigue accumulée ces dernières semaines, restait intouchable. Cette édition restera probablement comme l’une des plus longues et difficiles, et pour la première fois le vainqueur aura mis plus de 24h pour en terminer. Kilian Jornet sera venu à bout de l’épreuve en 26h33′.. un record de durée…. mais qui n’a rien de comparable avec le temps du dernier qui bouclera sa diagonale en 66h20′.

On notera également une belle quatrième place pour notre champion du monde Erik Clavery, ainsi que la nouvelle victoire d’Emilie Lecomte chez les féminines, qui réussira l’exploit de se classer également 10ème au Scratch !!

On ne pourra malheureusement clôturer cette épreuve sans avoir une pensée émue pour Thierry Delaprez qui au détour d’un sentier escarpé aura été victime d’une terrible chute qui lui a été fatale. Thierry a été emporté par sa passion à l’âge de 53 ans. La montagne est et restera un terrain hostile, que l’on soit coureur ou simple randonneur elle peut nous emporter à tout moment.

Cette épreuve mythique fera peut-être partie de mon calendrier pour l’année prochaine, enfin si j’estime être suffisamment prêt pour l’affronter. En suivant les exploits des champions et les galères et le courage de tous les participants j’ai pu me rendre compte de l’ampleur de la tâche à accomplir. Serais-je suffisamment prêt autant physiquement que mentalement ? L’avenir le dira, mais en tous les cas, je ferai de mon mieux pour y parvenir… A suivre….


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Course des châteaux de l’Isle d’Adam

Dimanche 14 octobre s’est tenue la deuxième course des châteaux de l’Isle d’Adam. L’occasion pour moi de participer à une petite course nature d’une trentaine de kilomètres, histoire de faire tourner les jambes dans un cadre plus convivial qu’une sortie en solitaire le long du canal.
J’aborde donc cette course très zen, plus comme un entrainement que comme une réelle compétition. Le parcours ne présente pas de grandes difficultés et est très roulant.

La course est rapide et se déroule bien, hormis une petite erreur de parcours aux alentours du 11ème km, dû à un changement de direction mal signalé, qui me coûte un peu plus de 6 minutes !!!

Obligé donc de cravacher pour tenter de rattraper un retard irrémédiable, je termine la seconde partie de course sur un rythme élevé, une bonne séance donc !!

Ma remontée me permettra de finir aux portes du top 10, soit 12ème au scratch en 2h14’55” et 2ème V1… donc sur le podium !! et ce malgré les  aléas du parcours.


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Test Adidas Adizero XT4

Nouvelle Adidas trail Adizero XT4

Pour avoir utilisé sur quelques trails courts sa grande soeur l’Adizero XT3, c’est avec un regard curieux et intéressé que j’ai observé ces toutes nouvelles bêtes de courses au pieds des traileurs du team Adidas, Thierry Breuil et Romuald De Paepe lors du trail de la Côte d’Opale.

Intrigué par ces chaussures à l’apparente légèreté, j’ai craqué quelques semaines après sur le village du Paris-Versailles. Il m’a suffit de les mettre au pieds quelques secondes pour apprécier l’évolution par rapport à la XT3… et de succomber aux arguments du vendeur qui pour l’occasion les proposait à 80€ au lieu de 100€.

Premières sorties et premières impressions

Tout d’abord, il suffit de les enfiler pour se faire une première idée. Le chaussant, plus large que sur la XT3 s’avère très confortable, et l’impression d’être dans des chaussons est plus qu’agréable et surprenant par rapport à son aînée et par rapport aux chaussures de trail en général.

La deuxième impression vient de la légèreté, l’ Adizero XT4 ne pèse que 290gr en 44 soit prêt de 30gr de moins que la XT3 laisse présager une bonne dynamique, mais peut-être quelques interrogations que l’amorti.

Ma première sortie avec ces nouvelles gommes m’aura permis de tester différentes surfaces, entre bitume, piste et terrain vallonné et accidenté, le tout sous la pluie.

La première info concerne la tenue sur le bitume mouillé, qui pose souvent problème pour les chaussures de trail qui ont généralement la fâcheuse tendance à glisser copieusement. Certes ce n’est pas la caractéristique qui nous intéresse au premier plan, cependant il n’est pas rare de rencontrer quelques portions de bitume. La bonne surprise vient de l’excellente tenue de cette chaussure sur bitume mouillé, sur le plat et même en descente, bien meilleure qu’avec la précédente version. Le nouveau profil de la semelle Continental fait merveille.

Même constat sur l’herbe et sur les buttes, l’accroche est remarquable, que le terrain soit dur, gras ou boueux.

Quelques accélérations sur la piste et en côte pour démontrer le dynamisme de cette Adidas Adizero XT4 qui n’a rien à envier à une chaussure de route de gamme équivalente, elle répond parfaitement à toute accélération et on ne ressent aucune perte d’énergie. La transmission de la puissance au sol est impressionnante.

Au niveau de l’amorti, encore une bonne surprise car, si bien sûr ce n’est pas sa qualité première, elle est néanmoins très confortable, même sur route pour une chaussure de trail aussi légère. Je compléterai l’analyse après la première mise en situation réelle.

Pourvue d’un drop de 6mm, elle se rapproche du style des chaussures minimalistes et favorise une attaque sur l’avant du pied. Une période d’adaptation est nécessaire lorsque l’on utilise des chaussures “classiques” avant de pouvoir en apprécier toute la valeur.

Première course, test grandeur nature

Pour ma première course, j’ai choisi une course nature de 30km ce week-end à l’Isle d’Adam. A 99% sur chemins forestiers, sans grandes difficultés mais avec néanmoins quelques passages un peu plus techniques.

Le constat est le même qu’à l’entrainement, une sensation de confort, une dynamique irréprochable et une accroche parfaite sur des terrains gras et boueux parfois. Le seul bémol concerne la stabilité, il faut faire attention à ses appuis, car la bête ne pardonne guère les faux pas. Il convient donc d’être vigilant et de bien regarder où l’on met les pieds.

Au niveau de l’amorti, rien à redire non plus, sur ce type de terrain ce n’est pas prépondérant, mais même sur les quelques portions pavées ou caillouteuses, les sensations sont bonnes et le contact avec le sol agréable.

Je me suis senti tellement bien dedans que je n’avais plus envie de les quitter après l’arrivée, ce qui n’est généralement pas le cas !!

Mes notations :

  • Amorti               6/10
  • Stabilité             5/10
  • Confort             10/10
  • Accroche          9/10
  • Dynamisme      9/10

Caractéristiques :

  • Poids : 290gr en 44
  • Drop : 6mm
  • Semelle : Continental
  • Technologies Adidas :
    • Adiprène +
    • Adiwear
    • Système Torsion
    • Traxion

Conclusions :

Cette chaussure de trail Adizero XT4 est une véritable bête de course, à la fois légère, dynamique et confortable. Seul bémol, elle ne pardonne guère les faux pas, donc attention à vos chevilles. Elle conviendra à un usage en trail sur tout type de surfaces, sèches ou grasses, plates ou pentues, accidentées ou roulantes.

Elle est parfaite pour les trails courts, entre 20 et 40 kilomètres, pour tous. Un usage sur des distances supérieures me parait néanmoins envisageable pour des coureurs expérimentés et bien entraînés capables de compenser le manque d’amorti par leur capacités physiques.

Pour finir, le prix de cette chaussure de trail est des plus raisonnables, comparativement à ce que nous servent régulièrement les grandes marques spécialisées. En effet, elle est affichée à 100€, ce qui pour une chaussure de ce niveau de qualité est tout simplement exceptionnel.


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Paris Versailles 2012 – La grande Classique

Avec plus de 24000 inscrits et presque 22000 arrivants, l’édition 2012 de Paris Versailles fut un véritable succès populaire. Par ailleurs, les conditions météo plus que favorables, soleil, température idéale et peu de vent ont permis à nombre d’entre nous de réaliser une bonne performance.

Pour ce qui me concerne, cette course est toujours pour moi un évènement particulier et même si mon activité sportive s’est orientée principalement vers le trail, c’est toujours avec grand plaisir que je viens défier la côte des gardes.

Par son profil particulier, elle revêt un caractère très tactique que l’on ne trouve pas sur la plupart des courses sur route. Réussir Paris-Versailles passe avant tout par une excellente connaissance du parcours et une gestion optimale de son effort. Cet aspect tactique nous rapproche un petit peu de l’esprit trail ou l’appréhension du terrain est une donnée fondamentale à la réussite.

Récit de ma course :

9h30, la première mission délicate à remplir est de déposer le sac dans les camions vestiaires, je m’y suis pris un peu sur le tard et la queue est immense, il ne reste plus qu’un ou deux camion et je commence à me demander si je vais m’en sortir. Heureusement, près de moi un camion vide ouvre ses portes comme par magie et après quelques instants je parviens à me faufiler et à déposer mon sac.

Reste maintenant à rejoindre la ligne de départ, le temps de sortir du stade, de contourner la tour Eiffel et il est presque 9h45 lorsque je parviens au fond du sas. Je suis conscient qu’il va me falloir traverser toute cette foule, au risque de faire quelques mécontents pour me rapprocher de la ligne de départ, car ici, pour espérer faire un temps, il est impératif de démarrer dans les premières vagues. La mission se présentait plutôt mal car la foule était déjà compacte, mais ne baissant pas les bras et à force de longer les grillages, je parvenais à me rapprocher du but, avec comme compagnon de fortune, une charmante dame qui pensait, à tort à mon humble avis, pouvoir être ma grand-mère !! A force de persévérance, notre duo improbable est arrivé au terme de sa mission et nous partirons en première vague.

10h02 ça y est, c’est parti !! il ne faut pas s’enflammer dans ces premiers kilomètres plats voir limite descendants et ne pas céder à l’euphorie du départ. Je pars donc vite mais prudemment et suis dans les temps de l’année précédente, à savoir un petit 15 km/h. Je poursuis sur ce rythme jusqu’au pied de la côte des gardes, je suis plutôt bien et j’en ai encore sous la pédale mais je préfère me préserver pour la suite.

Km 6 : nous voila parti pour les 2km de la côte des gardes, qui au vu des dénivelés que je rencontre dans les épreuves de trail n’est pas mortelle, mais il s’agit ici de passer dans un rythme plus élevé, aux alentours des 12 km/h, la pente est variable et il y a 3 secteurs ou la pente se fait plus difficile et où il faut savoir perdre un peu de temps pour ne pas y laisser trop de forces.

Km 8 : la côte des garde est passée, mais contrairement à ce que certains pensent, il faut avoir encore de la ressources car d’autres difficultés sont encore à venir. Il faut tout d’abord reprendre un rythme normal, autour de 4’10 au Km sur ce faut plat, plus ou moins montant qui nous emmène vers une première portion descendante aussitôt suivie d’une remontée sèche jusqu’au km 10.

Le km 11 nous entraîne dans une grande descente toute en virages dans laquelle on peut battre quelques records de vitesse, c’est le moment de se laisser aller tout en essayant de reprendre un peu d’énergie pour aborder les km suivants qui sont une succession de petites bosses un peu cassantes. Le rythme est toujours bon et j’absorbe ces difficultés sans problèmes, contrairement à l’année dernière où je rentrais vraiment dans le dur sur cette partie.

Au km 13 nous retrouvons la dernière grosse difficulté avec une côte courte (environ 300m) mais au fort pourcentage qui avec la fatigue accumulée ne manque pas de faire mal. Je l’aborde tranquillement, quitte à sacrifier quelques secondes dans l’affaire, mais je sais qu’il faut en garder encore un petit peu pour le final.

Il ne reste plus que 3 km et cette dernière côte ne m’a coûté qu’une vingtaine de secondes et je parviens à reprendre mon rythme de croisière avant d’aborder une dernière petite descente avant le grand faux plat montant qui nous emmènera vers l’arrivée.

Km 14,5 : Passage sous le pont du RER qui marque le début de ce fameux faux plat. En général celui-ci est balayé par un fort vent de face, ce qui n’arrange rien, mais pour une fois, point de vent, je suis encore dans le bon timing pour finir en moins de 1h07, mais il ne faut pas lâcher prise car la dernière ligne droite et le dernier kilomètre semblent interminables…

Km 16 : ça y est c’est l’arrivée !!! je finis en 1h06’56” ce qui pulvérise mon record, établi l’année dernière, de près de 2’30 !! Je n’e m’attendais pas à un tel résultat aujourd’hui car, contrairement aux éditions précédentes, je n’ai pu faire de préparation spécifique pour l’évènement. Au final je serais 418ème sur environ 21600 ce qui constitue et de loin mon meilleur résultat sur l’épreuve.

C’est passé tellement vite, que je n’ai même pas l’impression d’être fatigué, j’aurais pu continuer à ce rythme pendant encore quelques kilomètres. Faut dire aussi que cela faisait fort longtemps que je ne m’étais pas engagé sur une si “courte” distance (la dernière doit remonter au début de l’année pour les régionaux de cross…).

Au final un bilan plus que positif, une magnifique journée, une ambiance géniale et un nouveau record à la clé !!

 

 


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