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Expérience : Stage Wim Hof découverte

Stage de découverte de la méthode Wim Hof

proposé par Léonardo Pelagotti et Elise Pieters co-fondateurs d ‘Inspire-Potential

Introduction :

Depuis plus d’un an je me suis familiarisé avec les techniques de respirations enseignées par Léonardo. Dans le but d’optimiser mes performances j’avais suivi la formation en ligne Oxygen Advantage.

Je souhaitais aller plus loin dans ma démarche, fasciné par la méthode Wim Hof, moi qui suis un grand frileux, je n’avais encore jamais osé franchir le pas.

Ce stage de découverte allais donc être pour moi l’occasion de dépasser me limites, de voir si moi aussi je serais apte à affronter le froid !

Mais qui est Wim Hof ?

Wim Hof, aussi connu sous le surnom de “Iceman” est un scandinave passionné par les bienfaits du froid sur l’organisme humain, tant sur le plan physique que sur le plan psychique. C’est grâce à ses connaissances en matière de techniques respiratoires, issues du Yoga, qu’il a développé d’incroyables facultés. Détenteur de nombreux records du monde, il prit le parti d’enseigner ses connaissances pour que nous puissions tous repousser nos limites, atteindre le bonheur et vivre en bonne santé.

Et Léonardo Pelagotti ?

Gymnaste de haut niveau dans sa jeunesse, ingénieur de formation, souvent en proie à de nombreux problèmes de santé,  c’est presque par hasard qu’il en vient à s’intéresser aux techniques respiratoires enseignées par Wim Hof.

Sa vie en sera transformée, les effets sur son système immunitaires feront de ses problèmes de santé un lointain souvenir.

Lui aussi désireux de partager son expérience avec le plus grand nombre, poursuivra ses formations aux différentes techniques respiratoires puis fondera la société Inspire.

A chacun son objectif

La finalité de cette expérience n’est pas simplement, comme on pourrait le penser, de réaliser l’exploit de plonger dans un bain de glace à une température proche des 0° !

La composante de résistance au froid n’est que l’un des 3 piliers de la méthode, un outil au service d’un objectif bien plus large qui sera propre à chacun.

En effet il s’agit d’une méthode adaptative, où chacun y trouvera son compte, en fonction de son parcours et de ses attentes. Il est toutefois bien possible que les résultats obtenus nous conduisent bien au delà de nos objectifs initiaux, vers des directions insoupçonnées !

Les bienfaits que peuvent apporter la Wim Hof Method sont multiples : action sur le système immunitaire, sur la confiance en soi, sur le bien-être, sur la force et la vitalité, sur la gestion du stress, sur le sommeil…

En bon compétiteur que je suis, c’est principalement l’aspect concernant l’amélioration de mes performances sportives qui m’ont attiré vers cette formation. En objectif secondaire j’ajouterai mon désir d’apprendre à apprivoiser le froid, moi qui suis de nature très frileuse !

Les 3 piliers de la méthode

La Wim Hof Method s’appuie sur les 3 piliers suivant :

  • La respiration
  • La résistance au froid
  • Le mental

La respiration

Notre expérience va commencer par l’apprentissage de la technique de base de la respiration Wim Hof Method. Issue des techniques du Yoga, il s’agit d’une respiration complète, répétée sur un certain nombre de cycle et dans un rythme bien précis qui nous sera dicté par Léonardo

Ces cycles seront entrecoupés de phases d’apnée, de plus en plus longue, là aussi guidées par Léonardo.

Une expérience bouleversante

Pendant environ 40 minutes nous allons nous laisser guider au son de la voix de Léonardo dans cet exercice de respiration qui, progressivement nous amènera dans un état de relaxation et de lâcher prise incroyable.

Moi qui suis dans le contrôle permanent, qui ai beaucoup de mal à me laisser aller, j’ai ressenti un profond bien-être pendant et après la séance. De même qu’une énergie retrouvée (alors même que je suis très fatigué et stressé actuellement). Ces sensations m’ont ensuite accompagnées pour toute la journée.

La résistance au froid

Nous passons à la phase suivante de notre expérience, à savoir… le bain de glace !

Curieusement, moi qui suis pourtant frileux, je ne ressens absolument aucune appréhension à l’idée de plonger dans cette baignoire, bien au contraire, je suis impatient d’y aller !

Sans doute que l’expérience respiratoire vécue précédemment n’y est pas étrangère. Peut-être qu’avant cet exercice je n’aurais pas eu autant d’assurance face à ce bain glacé !

Néanmoins nous ne sommes pas encore tout à fait prêt au grand saut. En effet, Léonardo nous explique que l’expérience se déroule en 3 temps :

  • Avant
  • Pendant
  • Après

Il n’est pas question de plonger dans l’eau glacée sans s’y être préparé. Il est impératif, d’une part d’échauffer le corps et d’autre part de préparer le mental.

Phase préparatoire

Nous allons donc nous échauffer, tout d’abord.. en nous tapotant tout le corps avec les mains, puis ensuite en enchaînant avec une série d’exercices physiques pour réchauffer le corps et activer la circulation sanguine.

Enfin, nous allons démystifier notre peur du froid, en adoptant une attitude positive vis à vis du froid.

Le grand plongeon

Nous sommes enfin prêts, plus question de reculer, l’émulation du groupe, et le travail physique et mental réalisé précédemment fait son effet.

Je n’ai aucune appréhension, et après une toute dernière respiration, je me jette à l’eau. Rapidement, sans réfléchir. D’abord assis quelques instants sur la petite marche de la piscine, je descend rapidement au fond.

J’ai de l’eau et des glaçons autour de moi quasiment jusqu’aux épaules.

Je ressens malgré tout une petite douleur dans le bas des jambes, le froid me pique les os (l’eau est à 1.5° !) mais je reste concentré sur ma respiration, sur mon souffle.

Et ce qui m’aurait paru insurmontable, inimaginable se fait finalement presque avec facilité ! Cette sensation est incroyable.

Je ne m’éternise pas pour autant, je ne sais pas combien de temps je suis resté dans le bain, 30 secondes, 1 minute ? mais cela n’a pas d’importance, j’y suis allé, et suis parvenu à réaliser l’expérience jusqu’au bout.

Une fois que l’ensemble des participants soient passés, nous avons eu l’occasion de faire un deuxième passage. Je ne me suis pas fais prié et y suis retourné de bon coeur.

La seconde fois fut plus facile que la première, j’ai moins ressenti de douleur. J’ai même osé plonger la tête dans l’eau durant quelques secondes !

Après

Il est important de ne pas négliger le ‘Après’, c’est indispensable pour se réchauffer rapidement. Nous enchainons donc par une série d’exercices dynamiques pour que notre corps retrouve rapidement sa température normale.

Une expérience inoubliable

C’est indéniable, cette initiation m’aura marquée pour longtemps. Depuis je pratique tous les matins au réveil une séance de respiration Wim Hof Method. J’en vois les effets au quotidien, je me sens plus serein (malgré la période difficile que je traverse en ce moment) et je me sens plus fort physiquement dans mon activité sportive.

C’est en quelque sorte une révélation et je compte très prochainement participer à un stage complet en montagne avec Léonardo pour aller plus loin et approfondir ces techniques.

Si vous êtes intéressés…

Si comme moi vous êtes curieux, et souhaitez tenter l’aventure vous pouvez participer à l’un des nombreux stages organisés par Léonardo. Dans un premier temps je vous suggère de participer à une demi-journée d’initiation à la Wim Hof Method, pour peut-être ensuite approfondir dans un stage plus long qui vous permettra d’assimiler et de maîtriser la méthode dans son ensemble.

Renseignements et inscriptions :

https://www.inspire-potential.com/methode-wim-hof-stages

 

Nos offres promotionnelles :

Stage Wim Hof Octobre 2022

Nous avons le plaisir de vous offrir une remise de 10% à valoir sur le prochain stage Wim Hof qui aura lieu dans le Cantal du 28 au 30 octobre 2022. Attention, il n’y a que 2 places disponibles. Pour en bénéficier, utilisez le code promo suivant lors de votre inscription :

INSPIREOCT

Stage Wim Hof Court – 3 jours, Le Griou, Cantal, 28-30 Octobre 2022

Formation Inspire Niveau 1

Nous vous offrons une remise de 25% sur la formation en ligne Inspire Niveau 1, qui inclue entre autres l’apprentissage des techniques respiratoires de la méthode Wim Hof, ainsi que les techniques de la méthode Oxygen Advantage.

Offre valable avec le code promo suivant :

MYTRAIL

https://www.inspire-potential.com/formation-en-ligne-inspire

 

 

 

 

 


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Test casque Shokz OpenRun

Casque Audio OpenRun de Shokz

 

Présentation

Shokz est LE spécialiste du casque audio par conduction osseuse, une technologie qui permet de transmettre le son directement par vibrations sur la boîte crânienne.

Il n’y a donc aucune entrave intra-auriculaire, ce qui apporte d’une part un grand confort (personnellement je ne supporte pas d’avoir des écouteurs, ni quoi que ce soit d’autre dans les oreilles !) et une grande sécurité. Vous êtes toujours en contact avec les bruits extérieurs.

Un confort optimal

Ultra léger, le casque ne pèse que 26gr, il se fait rapidement oublier. Il ne provoque aucune gêne et peut se porter facilement avec lunettes et/ou casquette.

Qualité d’écoute

Au niveau audio, la qualité est irréprochable, les puristes diront probablement qu’il manque un peu de puissance dans les basses, mais cela reste satisfaisant pour un casque à conduction osseuse grâce à  la technologie TurboPitch.

Le seul bémol concerne l’écoute en milieu bruyant. De part sa conception, les oreilles sont totalement dégagées, et de ce fait les bruits extérieurs, lorsqu’ils sont forts, viennent masquer un peu le son du casque.

Mais, ce qui pourrait être pris pour un point faible peut s’avérer bien utile pour rester au contact du milieu extérieur, de ne pas vous enfermer dans votre bulle, et donc de rester vigilant face aux dangers.

Etanchéité

Même si bien sûr le casque n’a pas vocation à fonctionner dans l’eau, l’étanchéité a son importance, notamment face à la transpiration et aux éventuelles intempéries.

Le casque est certifié IP67, ce qui signifie qu’il est étanche à l’eau et aux poussières. D’après la notice il peut rester immergé 30′ (c’est pas une raison pour le faire, je ne le conseille pas), il n’est clairement pas conçu pour la natation.

 

Le casque se connecte à un chargeur magnétique, là où la plupart utilise une connexion USB (ce qui ne garantit pas l’étanchéité). Le seul inconvénient est qu’il ne faut pas perdre le câble de charge fournit avec le casque !

Autonomie

L’autonomie est donnée pour 8 heures en utilisation, et 10 jours en veille. Dans la réalité l’autonomie dépend du niveau sonore et des conditions d’utilisation.

Je ne me suis pas amusé à chronométrer l’autonomie, mais nous ne devons pas être bien loin des valeurs annoncées.

Le casque existe également dans une version OpenRun Pro, qui offre 2 heures d’autonomie supplémentaire et une fonction de charge rapide qui permet d’obtenir 1h30 d’autonomie en seulement 5′ de charge. Cependant il faut débourser environ 50 euros supplémentaires pour cette version.

En conversation téléphonique

Le son est clair et les conversations de bonne qualité. Le niveau sonore peut cependant paraître parfois un peu faible, même en réglant le volume au maximum, mais cela reste suffisant.

Le petit plus… mais qui pour moi est crucial

Personnellement je n’écoute pas de musique en courant, je préfère rester concentré sur mes sensations. J’utilise un casque lors de mes sorties longues et en compétition pour rester au contact de mes proches et pouvoir leur répondre en direct.

Jusqu’à présent, tous les casques que j’avais utilisé présentaient le même défaut :à savoir qu’au bout d’un certain temps d’inactivité (généralement entre 30 et 60′) ils se déconnectaient du téléphone et s’éteignaient. Rendant alors impossible toute prise d’appel.

Quelle belle surprise avec ce casque Shokz OpenRun de constater qu’après plusieurs heures, sans aucune interaction, celui-ci reste toujours connecté ! Je peux donc rester joignable tout au long de ma course, sans crainte !

Conclusion

Ce casque Shokz OpenRun est tout simplement excellent, il répond à tous mes critères d’exigence et fait désormais partie intégrante de mon matériel de course, en entrainement et en compétition. Je ne saurais donc que le recommander !

Où le trouver ?

Vous pourrez trouver tous les casques de la gamme Shokz OpenRun et OpenRun Pro chez notre partenaire i-run.fren cliquant sur le lien suivant :

 

 

 


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UTMB Immersion Expérience by ASICS

Voyage au coeur de l’UTMB

Préambule

Tout d’abord je tiens à remercier le  Team Elite ASICS, l’agence Blanco Negro ainsi que Trail Session pour m’avoir invité à participer à une expérience unique dans le cadre de l’UTMB 2022.

L’idée était de suivre les coureurs du Team ASICS lors de l’UTMB du départ à l’arrivée, et d’en profiter pour découvrir la toute nouvelle gamme Trail de la marque.

Le programme de ce week-end promettait d’être bien chargé, et une fois n’est pas coutume, j’allais vivre l’événement de l’autre côté de la barrière. Non pas en tant que coureur, mais en temps que supporter !

Vendredi 4h du mat, début de l’aventure

Pour ce qui me concerne l’aventure a débuté très tôt ce vendredi matin, avec un réveil plus que matinal.

Il est un peu plus de 4h lorsque le réveil sonne. Tout juste le temps d’avaler un café et je saute dans la voiture, direction Roissy.

7h décollage direction Genève pour un petit vol d’à peine une heure, puis ensuite transfert direction Chamonix où j’arriverai vers 10h30 à l’hôtel du Team ASICS

Le cadeau du Papa Noël !

A peine arrivé que je reçois mon package complet de la nouvelle gamme Fujitrail ASICS. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai été bien gâté ! Habillé de la tête aux pieds, j’aurais pu venir simplement avec ma brosse à dents, que je n’aurai manqué de rien !

J’aurai dans les semaines qui suivent l’occasion de vous présenter des tests détaillés de l’ensemble de ces produits de Haute Technologie, pensés en collaboration directe avec les athlètes du Team.

Direction le village UTMB

Juste le temps d’enfiler une tenue aux couleurs de la marque et essayer les toutes nouvelles Fuji Lite 3, que me voilà parti, en trottinant, direction le village UTMB.

Il faut dire que le timing est serré, le village se trouvant à un peu plus de 2km de l’hôtel, et ne disposant que d’un peu plus d’une heure pour y aller et revenir, il ne fallait pas trainer en route !

Un passage plus que rapide sur les stands partenaires de Trail Session, et me voilà déjà obligé de repartir dans l’autre sens pour le déjeuner avec le groupe presse et les athlètes du Team

Conférence de presse présentation athlètes et nouvelle gamme Fujitrail

Cette conférence débute par une présentation de la marque, née au Japon en 1949, et de sa philosophie. Ce n’est pas pour rien que l’acronyme de la marque est  Anima Sana In Corpore Sano. « un esprit sain dans un corps sain ».

Il s’en suit une présentation détaillée des nouveaux produits de la gamme Fujitrail, avec en fer de lance la nouvelle chaussure Fuji Lite 3, le short, t-shirt, veste imperméable…

C’est ensuite au tour de Laurent Ardito, Team Manager de l’équipe Trail Elite ASICS de prendre la parole pour nous présenter l’équipe présente à Chamonix et de mettre l’accent sur la jeunesse et la ASICS Elite Trail Factory, dont le but est de découvrir de jeunes talents et de leur offrir la possibilité, pour les meilleurs d’entre eux, d’intégrer le Team Elite ASICS pour un premier contrat d’un an.

Il met également l’accent sur la politique du team, qu’il dirige en compagnie de sa femme Cathy, et qu’il compare très souvent à une grande famille. Le côté humain de son rapport avec les athlètes est un point crucial de son management. Notamment, lorsqu’un athlète se blesse et doit rester plusieurs mois en convalescence, son contrat est systématiquement reconduit pour la durée de cet arrêt involontaire.

Direction le départ

Il est un peu plus de 16H lorsque nous préparons notre package pour la nuit, que nous passerons en refuge, et qu’il nous faut déjà nous diriger vers le centre de Chamonix pour assister au départ de la Grande Messe du Trail.

Je commence ma visite des lieux par un petit tour parmi les coureurs qui attendent patiemment l’heure H. On peut lire le stress et la concentration sur le visage de ces coureurs qui s’apprêtent à affronter les 170km et 10000m de D+ de la course, mais surtout une, et pour la plupart, 2 nuits à passer dehors !

Pour ma part, c’est la première fois que j’assiste à l’événement. Jamais je n’ai vu une telle ferveur au départ d’une course ! Il y a un monde incroyable autour de l’aire de départ, au point qu’il est impossible de s’approcher de la ligne !

J’ai beau essayer de jouer des coudes, impossible de trouver une bonne place pour voir le départ. Je ferai ce que je peux, mais forcément le rendu ne sera pas top !

Top départ !

A 18H précises, la meute est lâchée ! Les premiers s’envolent littéralement, tandis que derrière cela bouchonne déjà un petit peu ! Je reste encore quelques instants à regarder les coureurs défiler devant moi et nous rejoignons le minibus qui a été mis à notre disposition par le Team pour nous rendre aux Contamines.

Première étape : Les Contamines

Nous prenons donc la route, direction Les Contamines où nous dinerons en plein cœur du village, juste devant le parcours de la course. Nous serons donc idéalement placés pour les voir passer !

Mais nous ne sommes pas les seuls à vouloir nous y rendre, et cela bouchonne déjà beaucoup. Cependant, pas de stress, le timing est suffisamment large pour que nous puissions nous y rendre bien avant le passage des coureurs !

Nous aurons le temps de prendre l’apéro et d’avaler notre repas tranquillement. La nuit commence déjà à tomber lorsque les leaders sont annoncés. Ils sont encore plusieurs en tête, groupés, et nous y retrouvons les principaux favoris, avec notamment Kilian, Jim, Pau, Zack,….

Les coureurs du Team Elite ASICS sont un petit peu plus loin, leur stratégie de course étant de se préserver en début de course, pour garder des forces pour la suite.

Après le passage des premiers nous resterons encore un petit moment pour regarder passer les suivants.

Etape 2 : direction le grand col Ferret et le refuge de la Peule

Nous ne suivrons pas le parcours des coureurs durant la nuit, mais nous allons nous rendre en Suisse au Grand Col Ferret pour les retrouver très tôt dans la descente samedi matin.

Notre voyage s’apparente à une petite expédition, puisqu’il commence par quasiment 2 heures de route pour revenir vers Chamonix dans un premier temps, puis ensuite nous diriger vers la Suisse par le Col des Grands Montets, puis Martigny, La Fouly, Orsières et Le Ferret.

Un petit Trek nocturne

Notre refuge se trouvant en altitude, et inaccessible en voiture, nous allons partir, frontale sur la tête et sac sur le dos pour une petite rando nocturne de 3km, avec tout de même 300m de D+ !… Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais après mon réveil à 4h du mat, sans quasiment le moindre répit, il me tarde de trouver un lit pour m’affaler dessus !

Il est un peu moins d’une heure du mat lorsque nous arrivons, enfin, au refuge. Je ne demande pas mon reste et file directement me coucher… le réveil étant programmé pour 5h30 samedi matin, la nuit sera très courte.

Et ce d’autant plus que j’ai du mal à trouver le sommeil, les petits jeunes ayant eux encore la pêche pour festoyer un petit peu.

Premier RDV avec les coureurs

Il est à peine plus de 5h ce samedi matin lorsque Julien, notre chauffeur, nous réveille… les coureurs sont très en avance sur le programme ! Ils étaient attendus vers 6h30, mais ils sont annoncés avec plus d’une demi heure d’avance.

C’est un peu avant 6H que nous verrons passer Jim, en tête de course, avec déjà presque 10 minutes d’avance sur le roi Kilian, 2ème, lui-même suivi par un incroyable Mathieu Blanchard à moins de 5’. Le trio de tête passé, il faudra attendre un bon moment avant de voir les poursuivants parmi lesquels on retrouve notamment Zack Miller, Pau Capell, puis un peu plus loin, Benat Marmissolle, le premier coureur du Team Elite ASICS. S’en est déjà malheureusement terminé pour Benoît Girondel, victime d’une douleur à un tendon et qui, raisonnablement, mais non sans une très grande tristesse, a déjà abandonné, pour se préserver en vue de la Diagonale qui approche. Le 3ème coureur du Team Mathieu Clément n’est pas au mieux, mais est encore présent à ce stade de la course.

Petite pause avant le rush de la matinée

Après avoir pu encourager les premiers coureurs, direction le petit déjeuner à 7h que nous prendrons au refuge.

Puis c’est le départ pour une petite balade afin de retrouver nos véhicules. Nous profitons alors d’un panorama splendide, que nous n’avions pu qu’imaginer au milieu de la nuit précédente. La montagne est majestueuse, et le spectacle à couper le souffle !

C’est lors de la descente que je me rend compte de l’effort accompli la veille ! Notre petite aventure n’était effectivement pas de tout repos ! Mais cela en valait la peine et nous avons eu l’immense privilège de pouvoir suivre les coureurs à un endroit, presque isolé.

Direction Champex-Lac

Notre point suivant se situe au bord du magnifique lac de Champex. Sur la route qui mène au col, nous apercevons Benat, l’occasion de l’encourager depuis nos véhicules, puis un peu plus loin, un coureur est à terre. Nous apprendrons un peu plus tard qu’il s’agissait de Pau Capell, souffrant de déshydratation sévère et qui allait être contraint à l’abandon un peu plus tard.

Arrivé au lac, nous avons tout juste le temps de prendre un petit café, voir passer 3 coureurs que notre ami Benat arrive ! Nous l’encourageons et le suivons sur quelques mètres. Sa belle remontée se poursuit, il est maintenant 9ème… avec en ligne de mire, pas très loin devant, les 3 coureurs que nous avons vu passer juste avant !

Prochain point : le col de la Forclaz

Les écarts sont maintenant assez importants, notre chauffeur décide alors de laisser Benat pour tenter de capter la tête de course sur les points suivants.

Nous arrivons au col de la Forclaz juste avant le passage des 4ème et 5ème Zach Miller et Thomas Evans qui courent ensembles depuis déjà un bon moment.

Le temps d’une petite photo et nous redescendons vers Trient où nous aurons le plaisir de les voir passer à nouveau.

Et pendant ce temps là….

Coup de théâtre en tête de course ! Jim Walmsley, alors solide leader est à la dérive ! Il comptait pourtant plus de 15’ d’avance sur Kilian et Mathieu, lorsqu’il explose et doit laisser revenir et filer ses 2 poursuivants !

Nous apprenons également l’abandon du 3ème coureur du Team ASICS, Mathieu Clément, en proie à une forte hypoglycémie. Tous les espoirs du team ne reposent plus que sur les épaules de Benat !

Vallorcine : à la poursuite des leaders

Nous poursuivons notre remontée vers la tête de course et arrivons à Vallorcine quelques minutes avant le passage des 2 leaders. Il y a là aussi beaucoup de monde, c’est impressionnant. Je dois m’enfoncer assez loin dans la forêt pour essayer de trouver un spot photo !

Kilian et Mathieu arrivent ensemble. Le temps d’une petite vidéo et je me lance dans une course poursuite derrière eux pour les revoir une seconde fois à la sortie du ravitaillement.

Je parviens à les capter, Kilian à l’air facile, Mathieu un peu moins. On sent qu’il en a encore sous le pied et qu’il attend le moment opportun pour porter l’estocade !

Et, effectivement, juste après ce ravitaillement, dans la montée vers le col des Grands Montets, Kilian passe à l’attaque ! En quelques kilomètres à peine, il creuse un écart d’environ 7’ !

Pendant ce temps là, Benat poursuit sa remontée, il est désormais 6ème ! Encore très loin du 5ème, Zach Miller, mais celui-ci subit un gros coup de mou sur cette fin de course…

L’arrivée à Chamonix

De notre côté, nous reprenons la route pour revenir à Chamonix. Nous ne sommes pas les seuls ! Nous sommes pris dans un énorme bouchon et mettrons plus d’une heure pour revenir en centre ville.

Là aussi la foule est dense, il ya autant de monde que pour le départ, c’est de la folie. Je dois m’éloigner à plus d’un kilomètre de l’arrivée pour parvenir à trouver un endroit d’où je pourrais espérer faire quelques photos.

Kilian entre dans Chamonix en vainqueur pour la 4ème fois, mais surtout il est le premier à casser la barre mythique des 20 heures de course, établissant ainsi un nouveau record !

5 minutes plus tard c’est au tour de Mathieu Blanchard de faire son entrée dans Chamonix, lui aussi sous la barre des 20h ! C’est juste extraordinaire !

Fin de course à Suspens pour Benat Marmissolle !

Alors qu’il comptait quasiment 40’ de retard sur Zach Miller à Vallorcine, Benat est revenu quasiment au contact, et c’est au sprint que ces deux là terminent la course, Zach parvenant à conserver, de justesse, sa 5ème place pour…25 toutes petites secondes !

Retour au Chalet ASICS

Après un excellent déjeuner au centre de Chamonix nous rentrons à l’hôtel pour un moment de partage avec Benat, les autres athlètes et l’encadrement du Team Elite ASICS. Le contrat est bien rempli avec de nombreux podiums sur les différentes courses et cette 6ème place sur la course reine qui vient conclure la semaine en beauté !

Dimanche matin : quartier libre

Après une bonne nuit de sommeil, bien méritée, je vais pouvoir profiter un peu de la matinée pour une petite rando-course : direction le Montenvers, juste en face de l’hôtel pour une petite montée d’environ 1100m de D+… en à peine 5km… Ici on rigole pas avec le dénivelé, et pour trouver un KV, c’est un jeu d’enfant !

Ma petite balade me permet de profiter, en récompense, d’une magnifique vue sur la Vallée Blanche, qui malheureusement recule à toute vitesse !

Clap de fin

Après cette petite balade matinale, pause déjeuner, puis il est temps de se préparer pour le voyage retour.

Une bien belle expérience au cœur d’un Team Pro aux valeurs humaines extraordinaires, qui me laissera des souvenirs incroyables !

Où trouver la nouvelle gamme Trail ASICS

Retrouvez l’ensemble des produits de la gamme Trail ASICS chez notre partenaire i-run.fr en cliquant sur l’image ci-dessous :

 

 

 


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Champion d’Europe Trail M50 !

Euro Trail Masters – La Féclaz – 09 juillet 2022

Le lièvre et la tortue

Préambule

Après avoir remporté mon premier titre européen chez les masters M50 l’an dernier à Val Trammonti en Italie, je remettais ma couronne en jeu ce week-end en Savoie à La Féclaz.

Si l’an dernier j’avais abordé l’épreuve en tant que favori, il n’en était rien cette année, où le niveau s’est encore élevé d’un cran avec notamment une participation massive de nombreux coureurs français de très bon niveau.

Sur le papier, je me voyais tout au mieux batailler pour la troisième marche du podium… et encore sans aucune certitude !

Ajouter à cela un parcours qui ne me paraissait pas particulièrement à mon avantage : 2100m de D+ en seulement 36km, aucun répit, aucun temps mort, entre montées raides et relances permanentes.

Bref, les jours précédent la course, j’avais pour le moins le moral dans les chaussettes, et m’apprêtais, résigné, à rendre ma couronne ce samedi matin !

Un début de course compliqué

Si je suis parvenu à me hisser en tête de ma catégorie au départ, grâce à un premier kilo largement descendant, j’allais très vite rentrer dans le rang !

Dès l’abord de la première difficulté le ton est donné. Je suis immédiatement déposé sur place par le favori de la course, l’italien Andréa Moretton (champion européen l’an dernier en catégorie M45).

Les autres favoris, Thierry Lippi (champion de France de trail court et aussi de course en montagne), Romain Auvray (vice-champion de France de course en montagne), ne tardèrent pas à me déposer également. Ainsi qu’un autre français, Jean Soules (vice-champion de France de trail l’an dernier), un espagnol et un roumain.

Au bout de seulement 3 kilomètres je me retrouvais donc déjà 7ème de ma catégorie (et au delà de la 50ème place au scratch !)

La “boucle de la Mort “- Acte 1

C’est ainsi que j’ai surnommé cette boucle de 10km, que nous allons avoir la joie de parcourir 2 fois, avec un D+ et un D- d’environ 700m, qui nous emmènera dans un premier temps en pied de falaise pour ensuite remonter vers la Croix du Nivolet.

J’en ai fais quelques cauchemars avant la course, tant je redoutais cette boucle, où je ne serai pas franchement à mon avantage !

Dame Patience !!

Cette fameuse boucle débute par une longue descente, sur un single où il est très compliqué de dépasser. Vu ma position à l’amorce de cette descente, j’ai tout de suite compris que cela serait difficile. *

J’allais devoir prendre mon mal en patience, saisir les très rares opportunités de dépassement, sans pour autant prendre trop de risques, pour commencer une tentative de remontée.

A défaut de pouvoir lâcher les chevaux, cela m’a au moins permis de récupérer un peu des efforts consentis dans la première montée. Mais il fallait rester très vigilants, et je suis passé très près de la correctionnelle à plusieurs reprises !

Manquant une première fois de chuter lors du franchissement d’un tronc d’arbre dans lequel je me suis joyeusement pris le pied, suivi d’une belle figure de style en dépassant un concurrent … qui a bien failli m’emporter quelques mètres en contrebas !

Mais les choses réellement sérieuses allaient commencer au pied de la cascade, au franchissement d’un petit pont de pierre, qui signifiait la fin de la rigolade… et le début de l’ascension de 700m de D+… en grosso modo 4 km.

Le chemin de croix…

Cette formidable ascension débutait par un premier mur d’environ 1 km avant le premier ravito. Impossible de courir sur la très grande majorité de ce tronçon, je commençais à reperdre les quelques places gagnées dans la descente !

J’avais beau tout donner, il n’y avait pas moyen pour moi d’aller plus vite, et je voyais déjà mes espoirs de podium s’envoler au loin devant moi !

Au premier ravito me voilà 48ème au scratch et 6ème de ma catégorie (j’avais repris mon camarade roumain dans la descente)… loin des premiers dont l’avance était déjà d’environ 4 minutes !

Le premier kilo après le ravitaillement nous offre un petit répit avant d’aborder la rampe la plus sèche, avec pas moins de 230m de D+ en un km !… Autant dire un véritable supplice !

Le moins que l’on puisse dire c’est que je ne suis pas à mon avantage dans cette portion, tant et si bien que mon camarade roumain me rejoint et me dépose… il en sera de même des 2 premières féminines !

Le doute s’installe

C’est avec un grand soulagement que je passe une première fois la croix du Nivolet qui marque la fin de cette grosse montée… mais pas pour autant des difficultés, les 2 km suivants ne sont pas pour le moins roulants et offrent une succession de petites bosses et de passages casse-pattes.

A vouloir faire le malin, je tente un passage entre 2 arbres… et me fais transpercer le bras par un petit bout de branche cassée qui dépassait… de quoi se réveiller et se faire une nouvelle frayeur !

Décidément, les choses ne semblent pas me sourire en ce samedi !

Un dernier petit coup de cul de quand même une bonne cinquantaine de mètres de D+, et je bascule dans la descente vers le village.

Une descente caillouteuse et technique qui n’est pas à mon avantage… et  pour cause, je vois débarquer le premier M55… qui me laisse collé sur place ! De quoi achever un moral déjà bien en berne !

Sur le fil du rasoir

Il est parfois des moments où tout peu basculer, dans un sens ou dans un autre, du côté clair ou du côté obscur. Et le passage par le ravito du village, marquant quasiment la mi-course est bien de ceux-là !

Inutile de préciser que mon mental était au plus bas au moment d’aborder la seconde boucle du parcours. Ejecté du podium depuis belle lurette, même pas dans les 3 premiers français… ma seconde partie de course ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices !

Et pour couronner le tout, une vive douleur au genou gauche m’a traversée pendant quelques minutes… avant heureusement de s’estomper.

Pendant quelques instants, l’idée de tout arrêter m’a traversé l’esprit, et il me fallu une grande force mentale pour ne pas tout laisser tomber, terminer en roue libre, voir même pire m’arrêter là !

La force du mental !

Je suis coutumier du fait, de part mon profil de coureur, je suis le plus souvent confronté à cette problématique. Incapable de suivre le rythme des meilleurs dans la première partie de course, je n’ai d’autre choix que de mener mes courses à l’aveugle, en chasse patate et à m’offrir des remontées exceptionnelles en seconde partie de course.

Mais que c’est dur psychologiquement ! Et le plus souvent cela ne tient qu’à un fil entre le renoncement total d’un côté et la renaissance de l’autre.

Parfois le déclic n’arrive jamais, souvent il arrive trop tard, mais rien ne permet de le prévoir à l’avance, ce sont les circonstances de course qui décident.

Le déclic

Ce fameux déclic dont je parlais juste au dessus n’a pas tardé à se manifester. Alors que j’étais en bataille avec la seconde féminine, sur le plateau de La Féclaz, j’ai dans un premier temps aperçu au loin mon M55 sur lequel j’étais en train de revenir très fort. Mais aussi et surtout, juste devant lui, le concurrent espagnol qui m’avait déposé lors de la première montée en tout début de course !

Il n’en fallait pas plus pour que je passe du mode défaitiste au mode warrior !

Le début de la Remontada !

Une autre course commence, fini les doutes, les peurs, et place à un autre coureur et retour de l’espoir.

Très rapidement je dépose mon M55 puis croque le concurrent espagnol. A peine ces deux là dépassés que j’aperçois au loin mon ami Sébastien Doumenc, qui lui aussi m’avait laissé sur place dans la première boucle. Même si nous ne boxons pas dans la même catégorie, il me servira de relais dans mon entreprise de remontée.

Ni une ni deux et je le dépasse, il en est de même quelques instants après avec la première féminine.

Un enchainement parfait

Puis nous attaquons la montée du télésiège de l’orionde. dès les premières pentes je rejoins un concurrent français. Me voilà 5ème et sur le podium par équipe !

Je me dis qu’au moins je ne rentrerai pas bredouille de ce championnat !

Enfin je retrouve mon mental de guerrier, j’oublie toutes les douleurs, tous les doutes et jette toutes mes forces dans la bataille.

Car à peine débarrassé de Jean Soules, que j’aperçois devant le concurrent roumain !

Il me faudra moins de 2km pour faire la fonction et le passer avant la descente technique et étroite qui mène vers le chalet du Sire. Me voilà 4ème !

Et devinez quoi ?… dans cette descente je reviens sur les talons de Romain Auvray, alors 3ème !! Le chemin est très étroit, alors je le laisse lui et un autre concurrent, rester devant. Cela me permet de reprendre mon souffle et de temporiser quelques instants.

Une fois sortis de la forêt, je ne demande pas mon reste, prend directement mes responsabilités et le dépasse. Il parviendra à s’accrocher dans le gros coup de cul qui suit, mais dans l’incapacité de repasser devant moi. C’est une bonne chose, surtout juste avant d’aborder le second passage dans la ‘boucle de la Mort’ !

La “boucle de la Mort “- Acte 2

C’est avec 15 petites secondes d’avance sur le 4ème que je bascule dans la descente qui marque le début de cette seconde boucle.

C’est aussi le moment pour moi de tout envoyer, de prendre tous les risques pour décrocher définitivement le 4ème et ainsi tenter d’assurer ma place sur le podium. Place qui à ce moment là me satisfait pleinement.

J’ai pratiquement 9 minutes de retard sur le 1er et 7 sur le second. Autant dire que mes chances de retour sont bien maigres, et mon seul objectif est de me protéger d’un éventuel retour de l’arrière dans la partie montante qui va suivre et dans laquelle je ne pense pas être à mon avantage.

Je prends donc tous les risques dans cette descente que je sais cruciale, il y a moins de monde devant moi que lors du premier tour, mais je dois malgré tout effectuer de nombreux dépassements. C’est quasiment à 15 km/h que j’avale la pente, passant encore plusieurs fois à la limite de la correctionnelle !

Ce ne sont pas moins de 14 concurrents que je vais rattraper dans cette portion, avant le dernier ravito !

La descente terminée, au niveau de la fameuse cascade, il faut s’attaquer à la première rampe, bien difficile. Je sers les dents et continue mon effort, je parviens même à rattraper encore quelques concurrents !

Le ravitaillement n’est pas loin, et je suis toujours bien accroché à ma troisième place. Pas de retour de l’arrière, je commence à croire de plus en plus en ce podium qui me tend les bras !

Premier coup de théâtre

Alors que je suis au ravitaillement, Péline me dis qu’il n’y a qu’un coureur devant moi. Je ne comprends pas trop mais, alors que je suis en train de ravitailler, je vois passer juste devant moi Thierry Lippi, le second !

Je repars avec à peine quelques secondes de retard sur lui, je me remets tranquillement sur mon rythme et sans même faire le moindre effort me voilà revenu sur lui.

Je vois à sa démarche, légèrement titubante, qu’il n’est pas au mieux. Je ne réfléchis donc pas un instant, et passe devant, sans même me retourner.

C’est irréaliste, inattendu, mais me voilà désormais second ! Mon écart avec le 4ème est d’environ 4′. Le plus difficile est fait, et si je parviens à m’accrocher jusqu’à la Croix du Nivolet, alors cela ne devrait pas pouvoir revenir !

Là encore, cette médaille d’argent aurait amplement suffit à mon bonheur, mais j’étais très loin d’imaginer ce qu’il allait se passer ensuite !

Afin d’assurer le meilleur rythme possible, je m’accroche à un M40 qui a un très bon rythme et nous continuons à remonter des concurrents !

Après 2km terribles, me voilà enfin de retour sur cette fameuse Croix, mais cette fois la saveur est différente, car je le sais, maintenant il ne peut plus m’arriver grand chose ! Je tiens mon podium, cette seconde place à laquelle je n’osais à peine rêver avant le départ, me tendait les bras !

Second coup de théâtre

Mais je le sais, ce n’est pas une raison pour m’endormir, alors même si je relâche un peu la pression et prends toutes les précautions du monde dans les parties un peu délicates, je continue à assurer un bon tempo

Dans un premier temps, je dépasse mon lièvre qui m’a tiré durant toute l’ascension et poursuit en déroulant.

Il reste à peine plus de 3 km lorsque tout bascule une nouvelle fois. Je n’en crois pas mes yeux, j’y regarde à deux fois… mais oui, je ne rêve pas… c’est bien lui ! Andréa et son maillot bleu sont bel et bien là quelques dizaines de mètres devant moi !

Je temporise quelques instants, reprend mon souffle et déroule légèrement, sans faire d’efforts. Et presque sans le vouloir, me voilà très rapidement juste derrière lui !

J’en mets un tout petit coup, le dépasse, attends une éventuelle réaction de sa part…. mais rien du tout !

Je poursuis l’effort vers la dernière butte à gravir, sans me retourner, en donnant le maximum pour creuser l’écart. Ce n’est qu’en haut de la butte que je m’autorise un petit coup d’oeil en arrière….

Et là rien à l’horizon !! Il n’a pas réussi à suivre mon rythme, je ne le vois même pas en bas de la côte !

Un final de rêve

C’est certain maintenant, il ne peut plus rien m’arriver ! Je n’en reviens pas, mais je suis Champion d’Europe pour la seconde année consécutive !!

Malgré tout, je garde mon sang froid, reste cette dernière descente caillouteuse à négocier sans faire d’erreur, puis un dernier kilomètre, une dernière petite butte à gravir avant d’entrer dans le village en vainqueur.

Je savoure ces instants d’autant plus magiques que je ne les espéraient plus depuis longtemps ! Le rêve devient réalité, j’ai du mal à y croire !

L’entrée dans le village est un moment exceptionnel, une émotion incroyable m’envahit et le passage de la ligne un pur moment de bonheur !

C’est pour vivre ce genre d’émotions que je m’entraine si durement tout au long de l’année. tous ces efforts consentis qui portent leurs fruits, je n’ai pas de mots pour exprimer tous ces ressentis !

Une seconde boucle exceptionnelle

La seconde boucle fut exceptionnelle, je suis parvenu à la courir plus vite que la première, aucun autre coureur, y compris les premiers au scratch, ne sont parvenus à réaliser une telle perf !

Cela est le fruit d’une préparation spécifique payante et qui me permet de ne rien perdre en performance au fil des heures. Mais c’est également dû à cette incroyable force mentale qui me permettent de pousser mon corps dans ces ultimes retranchements lorsque cela est nécessaire.

 

Alors que je n’étais pas mentalement dedans avant la course, que ma première partie de course fût bien terne, que j’ai subit au point de me demander si je n’allais pas en rester là à mi-course. J’ai trouvé cette force incroyable tout au plus profond de moi pour inverser la tendance, passer en mode warrior et remonter tout le peloton jusqu’à la victoire finale !

Mais tout ceci ne serait rien sans le soutien moral et logistique de mon équipe de choc, merci infiniment à Péline et Lancelot qui m’ont soutenus tout au long de cette course complètement folle, et sans qui je n’aurais probablement pas trouvé la force de réaliser un tel exploit !

 


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Simulateur calcul Ultra tour des 4 Massifs

Simulation de calcul Ultra Tour des 4 massifs

21 au 24 juillet 2022

Cette année l’Ultra Tour des 4 Massifs, aussi connu sous le sigle UT4M revient (enfin !) pour une 10ème édition.

Il y en aura pour tous les goûts avec pas moins de 12 courses au programme. Epreuves de 20 à 160 km en une ou plusieurs étape… c’est à vous de choisir !

Nous avons le plaisir de vous inviter à tester notre simulation de calcul pour estimer vos temps de passage aux différents points de votre parcours.

Votre roadbook pour l’Ultra Tour 160 Xtrem

Autres parcours disponibles sur l’événement :

UT4M Vercors 40km

UT4M Taillefer 40km

UT4M Belledonne 40km

UT4M Chartreuse 40km

Comment utiliser le simulateur trail ?

Toutes les informations utiles pour compléter le tableau et obtenir votre feuille de route sont ici :

Guide utilisateur du simulateur trail

calculateur d’allure

Calcul VMA, Indice d’Endurance 

Liste des autres parcours disponibles

simulateur-trail

 

Des questions, suggérer un nouveau parcours ?

N’hésitez pas à me faire part de vos interrogations, remarques et à me contacter pour la mise en ligne de nouveau parcours.

 


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Le coureur prend son envol !

Le livre de chevet du runner

Déjà auteur d’un premier ouvrage consacré aux bonnes pratiques à adopter pour réussir son marathon : La ligne Bleue de A à Z, Dominique Cado revient avec un nouvel opus qui s’adresse à tous les coureurs.

Cette fois-ci associé à Sébastien Lamart, jeune et talentueux dessinateur humoristique, il vous prodigue ses nombreux conseils et retours d’expérience glanés tout au long de sa vie de coureur d’endurance.

Ce sont pratiquement 150 fiches conseils que vous pourrez parcourir méthodiquement, au hasard, ou au gré de vos envies. Sur la page de gauche un conseil, une astuce expliquée avec beaucoup d’humour, parfois un brin caustique et sur la page de droite une illustration avec en fil conducteur cette fameuse mouette, parfois rieuse, parfois espiègle, parfois moqueuse.

Que vous soyez coureur débutant ou confirmé vous apprendrez tout un tas de choses utiles tout en souriant en repensant parfois à vos expériences personnelles, finalement pas si lointaines de celles décrites avec humour et parfois auto-dérision par Dominique.

Ce livre est devenu mon livre de chevet, je l’ouvre au hasard et lis avec plaisir les conseils de Dom avant de dormir.

Et si vous souhaitez continuer à suivre les conseils de Dominique, vous pouvez le suivre sur son blog  : http://www.lalignebleue.net/

Pour acheter “Le coureur prend son envol ! “:

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Le sport, mon bonheur…

 
 

L’argent ne fait pas le bonheur, c’est pour moi une évidence. C’est peut-être, comme dirait mon fils, le bonheur qui fait l’argent… encore que cela reste aussi à prouver !

Ce dont je suis certain, c’est que je ne vis pas de ma passion, mais je vis ma passion, et cela vaut bien plus que tout l’or du monde…

Malgré tous mes diplômes (ingénieur, master) je n’ai jamais fais de ma carrière professionnelle une priorité. D’ailleurs je n’ai jamais su trouver ma place dans les entreprises pour lesquelles j’ai travaillé, n’ayant pas la fibre relationnelle, indispensable dans les milieux où j’évoluais.

J’ai toujours privilégié ma vie personnelle à l’appât du gain, n’hésitant pas à travailler à temps partiel pour pouvoir me consacrer à ma famille et à mes passions.

C’est dans le sport que j’ai trouvé mon bonheur, celui de me dépasser, de repousser mes limites, d’apprendre à me connaître et à progresser.

La compétition est l’aboutissement de plusieurs mois de préparation, d’entraînement, c’est en quelque sorte l’examen de fin d’année qui vient valider, ou non, le travail accompli.

Mais plus encore que la destination, c’est le chemin accompli pour y parvenir qui est important, qui construit un homme et lui apporte ce qui finalement est le plus important, la sérénité et le bonheur.

J’ai la chance, ou plutôt, je me suis donné la chance, de pouvoir m’investir à fond dans la réalisation de mes projets sportifs, de suivre ce chemin que je me suis tracé, et qui me conduit aujourd’hui, malgré mon âge, à réaliser des performances auxquelles je n’aurais même pas osé rêver il y a encore quelques années.

Alors certes, je n’ai pas fais fortune, je n’ai pas fais carrière, mais je me sens tellement plus riche que tous ces gens qui ne pensent qu’à gagner de l’argent en travaillant jour et nuit, en écrasant les autres, mais en oubliant l’essentiel : Vivre, tout simplement !

Grâce, ou à cause des événements de ces 2 dernières années, qui sont venus bouleverser tellement de choses, malgré des épreuves très douloureuses et pénibles, je ne sais par quel miracle je suis parvenu à élever mon niveau de jeu. Au point de concrétiser mes rêves les plus fous avec ces deux titres de Champion de France et Champion d’Europe en 2021, de venir titiller les podiums scratch dès que l’occasion se présente, d’exploser mes records sur 10k (non officiel), semi, et marathon.

Aujourd’hui, malgré la frustration de m’être fais coiffer au poteau à l’arrivée de la course de ma ville, je mesure la chance que j’ai d’être en bonne santé, d’avoir un corps solide qui accepte sans broncher tous les efforts que je lui inflige, qui me permet encore de progresser malgré le poids des années… Finalement c’est probablement cela le bonheur, en tous cas ma vision du bonheur.

Tout cela ne serait rien sans le soutien des 3 personnes qui font ce que je suis, qui sont le moteur de tous mes exploits. C’est pourquoi je veux vous dédier cet article, à vous mes enfants Lancelot et Galaad, et à toi ma compagne Péline.

Si je n’ai qu’un seul conseil à vous donner, croyez en vos rêves et donnez-vous les moyens de les concrétiser. Vous ne pourrez peut-être pas tous les réaliser, mais qu’importe, le simple fait d’essayer vous apportera le bonheur que vous méritez.


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Radicatrail : La Remontada !

Le Radicatrail – Lillebonne (76)

dimanche 17 avril 2022

Après 2 saisons ‘blanches’ me voilà de retour sur une manche du TTN, non pas que j’ambitionnais d’y participer cette année, mais lorsque je me suis inscrit, les règles du Championnat de France imposait un passage par une qualification… et comme j’avais fais l’impasse sur les 80k de l’écotrail, ne me restait guère d’autres possibilités.

C’est donc en Normandie, près du Havre que je suis parti pour une petite ‘remise en forme’ avec au programme 1700m de D+ et 62km à passer de falaises en falaises !

Format idéal pour préparer en douceur le retour vers les montagnes.

Une inconnue

Ma dernière course longue datait du mois de novembre au Sparnatrail, où mon état de santé du moment transforma l’opération en véritable chemin de croix. Depuis lors je suis en cruel manque de travail foncier, même si petit à petit cela revient au fil des différentes courses auxquelles j’ai participé depuis début mars.

La grande question était de savoir si j’allais pouvoir tenir la distance, être capable de gérer mon effort et de respecter mon tableau de marche.

Un début de course prudent

Au départ je me retrouve de suite en tête du peloton, enfin sur les 500 premiers mètres, car dès la sortie du parc, le ton est donné : ça monte direct !

Rapidement 3 gars prennent le large devant, je me maintiens derrière durant le 1er kilomètre, mais ensuite, alors que la pente se fait plus raide, je glisse progressivement vers la 7ème place.

La suite est un enchaînement de plusieurs grosses montées, courtes mais très raides, durant lesquelles je suis obligé de marcher un peu. Je perds encore une ou deux places. Je reprends un peu dans les descentes et oscille régulièrement entre la 7ème et la 9ème position.

Si je suis un peu en avance sur mon tableau de marche, l’essentiel est surtout de bien gérer l’effort, de ne pas se cramer… et jusque là tout vas bien, les voyants sont au vert et je poursuis ma route sur un bon rythme.

Les kilomètres défilent tout seuls, et je profite d’un parcours très agréable avec de nombreux passages en sous-bois, malgré quelques portions un peu trop bitumées à mon goût.

Un rapide passage au premier ravito pour refaire le plein et me voilà reparti pour la suite !

Les choses se compliquent un peu.

Encore beaucoup trop juste en côtes, je continue à y laisser des plumes à chaque fois, c’est ainsi que je perds encore une place et me retrouve 10ème.

Dès lors je me dois de changer de vision, j’abandonne toute prétention au classement général pour me concentrer uniquement sur le respect de mon tableau de marche. Si j’ai bien pris un peu d’avance en début de course, je commence à m’essouffler un peu et progressivement je rentre dans le rang et reperds du terrain.

Malgré tout, j’entame tout doucement une petite remontée, puisque je reprend tour à tour 2 concurrents pour me retrouver 8ème.

Arrive alors un gros coup de mou, sur une portion en fond de vallée, vers le 32ème km, où j’aurais dû normalement dérouler facilement, je n’avance plus, la fatigue commence à se faire sentir.

Le début de la fin ?

Le moral en prend également un gros coup, et je commence à faire de mauvais calculs dans ma tête… l’idée même de m’arrêter me traverse l’esprit, je ne me raccroche qu’à l’idée de revoir Lancelot qui m’accompagne, un peu plus loin sur la route. Je ne veux pas le décevoir, alors pas question de plier !

Un peu plus loin, au sommet d’une butte, je m’emmêle les pieds dans le tapis, petite chute sans gravité, mais dans des ronces… qui m’arrachent bien la main gauche !

Vers le 37ème kilomètre, je ressens une forte douleur sous le pied droit, qui me contraint à marcher un peu dans la côte suivante. Chaque appui est douloureux, et le pessimisme me gagne de plus en plus… mais je sais que Lancelot m’attend un peu plus loin pour m’encourager, alors je serre des dents et je poursuis.

Petit à petit, la douleur s’estompe et je peux me remettre à courir quasi normalement.

Une improbable remontada…

Alors que je poursuis ma route tant bien que mal, et que je me rapproche du second point de ravitaillement, quelle n’est pas ma surprise de rattraper un 1er concurrent, puis un second… et juste avant le ravitaillement… c’est encore 2 autres concurrents que je m’apprête à rejoindre !

Un passage éclair au ravitaillement me permet de les laisser sur place… et me voilà 4ème !!

Le mental reprend le dessus !

Il reste un peu plus de 15 kilomètres, et cette 4ème place inespérée il y a encore moins d’une demi-heure me fait oublier la fatigue et les douleurs.

Certes le rythme n’est pas extraordinaire, mais pas question de me faire reprendre par les gars que je viens de dépasser. Je donne tout ce que j’ai… c’est à dire pas grand chose, mais suffisant pour protéger cette position.

Un final incroyable

Alors que mon seul but était de défendre cette 4ème place, on m’indique que le 3ème est à peine une minute devant moi !

A environ 6km de l’arrivée, je l’ai enfin en visu. Il n’en faut pas plus pour que mes instincts de carnassier ne reprennent le dessus… et me voilà parti en chasse !

Très rapidement, dans la montée suivante, je fais la jonction et décide de passer direct. Il tente de résister et m’emboîte le pas. Je prends un peu de distance dans la descente suivante, mais dans la remontée, il s’accroche toujours !

Je sais qu’il reste un peu plus de 3km et décide alors d’accélérer un peu pour le décrocher… j’y parviens sans difficulté. La suite du parcours m’est plutôt favorable, même s’il reste encore une petite côte à gravir.

La cerise sur le gâteau

Alors que je l’ai distancé dans la descente, qu’est ce que j’aperçois au loin devant moi, à l’agonie dans la dernière côte ? Le second ! Il a l’air au bout de sa vie.

Ni une ni deux… je me rapproche et l’avale en une bouchée, il a juste le temps de me féliciter que j’ai déjà fais le trou !

Ne me reste plus qu’à tout lâcher dans la descente finale et à terminer le travail dans le parc. C’est incroyable… alors qu’il y a moins de deux heures j’étais au fond du gouffre… me voilà maintenant sur le podium !!

Une fin de course incroyable

En 1,5 km j’ai collé 2′ au 3ème, plus de 3′ au 4ème… et pratiquement un quart d’heure au petit groupe de 4 que j’ai dévoré au niveau du second ravitaillement !

Je m’offre même le lux de reprendre quasiment 5′ au vainqueur !

Finalement, je boucle la course en 5h19’31″… à un peu moins de 12′ du vainqueur !

Un podium quasiment inattendu sur cette manche du TTN, qui du coup m’incitera peut-être à tenter quelque chose au classement général en seconde partie de saison… à voir ?


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Semi & Marathon de Paris : Le Hold-Up !

Le temps des records !

10 bornes, semi & marathon le tout en 4 semaines !

Au regard de ces derniers mois, s’il est bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’était bien de battre tous mes records sur route à l’occasion de ces 2 courses !

Le contexte

Si l’année 2021 fut pour moi une année sportive extraordinaire : Champion d’Europe, Champion de France, Record sur marathon… et bien d’autres belles perfs. Tout s’est brusquement arrêté début novembre à mon retour d’Italie et du Sicily Volcano-Trail (que j’ai remporté).

Une succession d’événements personnels, que je ne détaillerai pas ici ont fait passer le sport et la course à pied au second plan pendant pratiquement 5 mois.

Je ne dois d’avoir maintenu un semblant de condition physique qu’à mon rôle d’entraineur au club de Livry-Gargan. Pendant cette période, je me suis fais violence pour courir 2 fois par semaine avec mes athlètes, mais le coeur et l’envie n’y étaient pas.

J’y ai également ajouté quelques courses afin de m’obliger à une sortie longue le week-end, mais pas tous les week-end non plus.

Même si j’avais déjà réduit mon volume kilométrique depuis plus d’un an, jamais je n’avais atteint un tel niveau de non-entraînement.

Miracles à répétition

Dans un tel contexte, sans motivation, en manque de préparation et d’endurance flagrant, je n’aurais pas misé un seul centime sur de tels chronos !!

Pour ces deux courses, je n’avais strictement aucun objectif, si ce n’est de rejoindre la ligne d’arrivée… pour rentrer au plus tôt à la maison !

Très peu de sorties longues, hormis une ou deux courses, aucune séance d’allure spécifique… Seul point positif, aucune pression, juste l’envie de changer d’air, d’oublier les problèmes le temps d’une course, d’une bouffée d’oxygène

Avec le recul, j’y vois maintenant un peu plus clair et cela trouve un peu plus de sens à mes yeux. J’y reviendrai dans un prochain article où je tenterai d’expliquer l’inexplicable !

Acte I : Le Semi de Paris

Le pire moment pour moi, l’apogée de mes soucis personnels, de mes nuits sans sommeil… c’est véritablement à reculons que je suis allé chercher mon dossard le vendredi… avant une nouvelle nuit sans sommeil.

Bref des conditions idéales pour être au top le dimanche matin ! Le jour venu, c’est sans aucune conviction que je prends la direction de Paris pour prendre le départ du Semi.

Tout au plus, et dans le meilleur des cas, je pensais pouvoir réaliser un chrono entre 1h20 / 1h21… Mais dès les premiers kilomètres, je fus  le premier surpris par mon allure ! Sans réellement forcer je me retrouve à 3’35” au kilo ! Je passe au 5k en 18’04” (probablement mon record ?).

L’allure se calme un peu avec les petites côtes et faux-plats qui nous conduisent au bois de Vincennes, mais malgré tout, je ne perds pas grande chose… et passe au 10k en 36’31″… ce qui explose mon record perso du 10k (le précédent 36’59” réalisé en 2020 lors de mon record sur semi) !

Je me dis que je vais payer cher sur la fin, d’autant qu’elle n’est pas des plus simple, avec un enchainement de petites côtes et de tunnels sur les derniers km.

Mais ça tient bon !! je suis toujours dans un excellent timing au 15ème. Ensuite je laisserai quelques plumes… la fatigue des derniers jours se faisant ressentir progressivement… Néanmoins, il m’en reste suffisamment sous la pédale pour conserver jusqu’au bout une petite marge sur mon record (1h18’36”)… pour terminer dans un inattendu temps de 1h18’09” !!.. Nouveau Record perso !!!

Au vu de ce que j’ai traversé durant les mois précédents et dans les derniers jours avant la course, je n’en reviens pas moi-même !

Mais comment ai-je bien pu réaliser un tel chrono dans ces conditions ?

  • fraîcheur musculaire versus fatigue générale
  • absence totale de pression versus moral à 0

Autant de paramètres contradictoires qui donnent un petit côté étrange et mystérieux à cette performance. Pourquoi je réussis aujourd’hui sans efforts ce que je ne suis pas parvenu à réaliser auparavant au prix de beaucoup de travail ?

Acte II : Le marathon de Paris

Les résultats du Semi auraient pu être de nature à nourrir mes ambitions pour ce marathon… mais il n’en fût guère le cas, et si l’idée de battre mon record n’était pas totalement absente, elle était cachée bien loin derrière mes autres préoccupations actuelles !

Ce n’est donc guère plus motivé et qui plus est refroidi par les prévisions météos, que je passais en coup de vent au salon du Running pour prendre mon dossard… et me sauver aussi vite !!

Dimanche matin, j’ai dû me faire violence pour me lever et aller affronter les températures glaciales pendant toute une matinée.

Le marathon est une épreuve tellement compliquée, que je n’osais faire aucun pronostic. Mon manque de foncier me ferait forcément défaut au pire moment (aux alentours du 30èm km) et la fin serait compliquée…

Je décide néanmoins d’appliquer une stratégie à la fois sage et ambitieuse… et on verra bien jusqu’où ça tiendra !

Je règle mon allure sur 3’45”-50″ au km, avec pour consigne de ne jamais me mettre dans le rouge. Je laisse dérouler, et tout au plus je mettrais un petit coup de boost si je sors de l’allure.

Je fais tout mon possible pour ne pas puiser dans les réserves. Comme sur tout marathon, il y a des hauts et des bas, j’essaie d’absorber les bas sans forcer et déroule un peu plus dans les moments forts… c’est ainsi que sans m’en rendre compte je passe au semi en 1h19’02″…. soit ma 3ème meilleure perf sur la distance.

Je me dis alors que la suite sera moins rose… Mais jusqu’au 25ème ça tient toujours bon !

Les difficultés apparaitrons, comme toujours après le passage sous le tunnel des Tuileries. L’enchainement des tunnels ne manque pas de me casser les pattes et de m’user.

Je commence alors à ressentir toute la fatigue et le manque d’entrainement des derniers mois. Mais je ne panique pas, je prends les choses comme elles viennent. Et même si la souffrance physique pointe le bout de son nez, si l’allure se ralenti de plus en plus, je me sens plutôt bien mentalement et encaisse le coup sans trop de mal.

Je ne penses pas encore au record, d’ailleurs je n’y ai jamais pensé depuis le début de cette course. Je m’efforce simplement de tenir bon du mieux que je peux.

La côte du 34ème km mettra un gros coup de frein, et à partir de ce moment là je laisserai beaucoup de plumes, surtout sur les 3 derniers km durant lesquels je perdrais une bonne minute !

Mais qu’importe, car je commence à entrevoir l’inimaginable… ce record auquel je n’aurai pas osé songer ce matin est à portée de main !!

Qu’ils seront longs les 3 derniers km, mes yeux rivés sur mon allure, calculant la marge que j’ai par rapport à ce fameux record, mais je serre les dents, et malgré le début de crampes dans les cuisses, j’assure le minimum pour rejoindre l’arrivée en 2h43’15″… soit un nouveau record perso, quasiment 30″ plus rapide qu’au mois d’octobre !

Au vu de ma condition physique et psychique, je n’aurai jamais imaginé une telle chose possible, persuadé que j’étais, d’un effondrement programmé sur la fin de parcours… et pourtant je réalise ce nouvel exploit !

Conclusions

Le marathon est avant tout pour moi un test de forme avant d’aborder la saison de trail. J’étais convaincu de ma méforme et d’un gros retard de préparation, mais me voilà plus que rassuré. Malgré toutes mes péripéties, je ne suis pas très loin de mon niveau de forme de l’automne dernier… Reste à peaufiner la prépa en montagne pour arriver au top pour les championnats !

Là aussi cette performance garde une part de mystère. Si je suis convaincu que l’absence d’enjeu, de pression est un facteur plus que favorable. Si la fraîcheur musculaire est également un facteur positif, tous les autres voyants étaient plutôt dans le rouge !

Alors je pense qu’il faut relativiser, car peut-être que dans d’autres conditions j’aurais pu faire beaucoup mieux…. ou à l’inverse pire ? Mais cela l’histoire ne le dira jamais !!

Lien vers la vidéo de mon interview avec Mr Patrick Montel :

https://www.facebook.com/patrick.montel.officiel/videos/1090158921879755

 


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Foulées des 2 roches : Jour de gloire !!

Marathon trail de Guery – 47km

Dimanche 18 juillet 2021 – Rochefort-Montagne – 7h

Remettre l’église au centre du village !

Après mon échec au Trail du Morbihan, une profonde remise en question s’imposait ! Tout d’abord en ce qui concernait mon planning de l’été !

Il n’aurait pas été raisonnable, au vu de la forme physique et mentale d’aller faire le mariole autour du Mont-Blanc, pour un défi certes intéressant, mais bien loin de mes objectifs de la Rentrée. Faire ce tour du Mont-Blanc eu été une erreur qui aurait pu compromettre grandement mon programme à venir.

C’est donc à la dernière minute que j’ai retourné ma veste, ou plus exactement retrouvé mes esprits, pour changer d’objectif et m’inscrire sur cette course de 47km pour 1800m de D+, plus en adéquation avec ce qui m’attendra plus tard, et cerise sur le gâteau, sur mes terres auvergnates !

Mais la remise en question ne s’arrêtait pas simplement à ce recadrage d’objectif, elle devait s’accompagner de grand changement en terme alimentaire et hydratation, ainsi et surtout en terme de gestion de course !

Mon seul objectif devait être alors de tester toutes ces modifications d’alimentation et de stratégie, laissant alors de côté tout objectif vis à vis du classement.

Un début de course prudent

Pour mettre en oeuvre mon plan de course, il était indispensable de ne pas s’emballer, de partir sur mon rythme, et non pas d’essayer de suivre celui des avions de chasse !

Revenir donc sur ma stratégie usuelle, ne pas me croire plus beau et plus fort que je ne suis, et ne pas se laisser tenter par l’ivresse de la course en tête.

De toutes façons, je n’ai eu guère le choix, car dès les premiers hectomètres, le profil du parcours s’élevait fortement. Habituellement peu à mon aise en côte, surtout en début de course, je devais laisser filer tout un groupe,… et me retrouver 16ème en haut de la première butte !! Pour environ 90 coureurs au départ, je me suis dis que j’allais prendre cher !

Mais peu importe, l’essentiel était de rester sur mes bases chronométriques telles que calculées avant la course (voir ma simulation de calcul : simulation trail des 2 roches).

Dans la descente suivante j’allais revenir aux alentours de la 12-13ème place, avec en ligne de mire 4 coureurs et donc la 9ème place. A ce moment je me disais qu’un top 10 au final ne serait pas si mal. Au vu du profil, majoritairement en descente sur la seconde partie, cela semblait jouable, temps que je ne laissais pas trop partir les gars devant moi.

Premiers égarements

Après le passage le plus raide de la course, quelques coureurs devant moi eurent des petits soucis d’orientation avec un balisage retiré par des petits malins (ou plutôt des gros cons !) sur une grande portion, où il fallait prendre une route forestière sur la gauche mais nullement indiqué. Heureusement pour moi, j’avais la trace du parcours et j’étais venu reconnaître le parcours quelques jours auparavant, ce qui m’évita cette petite séance de jardinage !

Des conditions dantesques

Si lors de la première partie de la course nous étions relativement protégés en forêt, les choses se gâtèrent une fois arrivés à proximité du lac de Guery : un vent à décorner les boeufs, une brume dense et une visibilité très réduite !

Néanmoins je continuais sur mon rythme de croisière, rattrapant le petit groupe devant moi lorsque la pente se faisait moins raide, c’est aux alentours de la 10ème place (du moins c’est ce que je pensais) que je retrouvais Péline, complètement gelée, au 1er ravito.

Le temps de remplir ma gourde et me voilà reparti, de nouveau 12ème, à l’assaut du Puy du Loup !

Navigation à vue

La visibilité était de pire en pire, et le chemin pas évident à suivre, peu de balisage et chemin très peu fréquenté. Là encore mes recos des jours précédents m’évitèrent de tâtonner au sommet et de trouver rapidement la bonne trace.

Entre temps j’avais déjà repris un gars, avant de revenir sur les 3 précédents dans la petite descente vers la banne d’Ordanche.

Le tournant de la course

Arrivé au col, il fallait directement redescendre par un petit chemin sur la gauche, toujours dans la brume épaisse et un balisage très léger, je doublais un gars juste avant la descente, en apercevant un autre qui n’avait pas vu la bifurcation et filait tout droit… vers le sommet de la Banne d’Ordanche ! Trop loin pour que je puisse le prévenir, je me jetais à fond dans la descente.

A ce moment, je pensais être 7ème, essayant de voir au loin ma prochaine proie, j’étais assez surpris de ne voir personne !! Alors que j’avais, pour un instant, une vue dégagée sur le Puy Gros !

On passe la seconde

Remotivé par ma remontée dans le classement, j’accélère, un tout petit peu le rythme, du moins j’essaie, car en haut du Puy Gros le vent est tel, que la progression devient très difficile.

J’aborde ensuite la descente avec la plus grande prudence, car pour bien la connaître, je sais qu’elle est très piégeuse, caillouteuse à souhaits !

C’est dans cette descente que je croise 2 coureurs… à contresens !! visiblement ils se sont égarés eux aussi et font la boucle à l’envers !

Une fois cette descente technique passée, je peux relancer l’allure, malgré le vent toujours violent, pour le retour vers le lac de Guery.

La surprise du chef

S’il est un truc auquel je ne m’attendais pas du tout, c’est bien celui-là !

Lorsque j’arrive au ravito du Col, c’est un peu incrédule que j’apprends de la bouche de Péline que… je suis en tête de la course !

Je ne m’emballe pas pour autant, la course est encore très longue et nul doute que les avions de chasse qui sont lancés à ma poursuite vont bien vite remettre les pendules à l’heure !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! A peine un km plus loin deux coureurs me rattrapent et me dépassent avec une grande facilité. Je tente de m’accrocher, mais j’ai un peu de mal à suivre dans la montée vers le Puy de l’Ouire !

Néanmoins j’essaie de ne pas trop me faire distancer, sentant que si je parvenais à m’accrocher je pourrais peut-être viser le podium à l’arrivée… chose encore inespérée il y a quelques minutes de cela !

Le tournant de la course

En haut de la montée du Puy de l’Ouire, notre parcours bifurque sur la droite, il faut franchir une échelle pour passer une clôture et poursuivre encore la montée.

Mais ce point de passage était commun avec la course VTT… qui elle continuait tout droit et redescendait directement (avec néanmoins un parcours un peu plus long pour rejoindre le point suivant). Le balisage était un peu trompeur et lorsque j’arrive à proximité j’aperçois au loin un coureur qui visiblement n’a pas vu qu’il fallait tourner. A peine le temps de réaliser que je ne le vois plus et ne peux le prévenir de son erreur.

Je n’ai aucune idée à ce moment de ce qu’il va se passer, mais j’ai le sentiment que la chance me sourit une nouvelle fois, que les 2 leaders sont partis sur la mauvaise trace… me laissant à nouveau la tête de course !

Une fois en haut de cette dernière grosse difficulté, je me jette dans la descente. Un peu plus loin, je rattrape deux coureurs, qui visiblement s’étaient égarés et n’avaient pas fait la boucle du Puy Gros. Y en a t-il d’autres devant ? je n’en ai pas la moindre idée ! Mais pas le temps de réfléchir il faut continuer à avancer.

Je passe par quelques moments de doutes lorsque le tracé s’éloigne, pendant un petit moment du parcours que j’ai dans ma montre. Suis-je sur la bonne trace, ai-je raté quelque chose, suis-je moi aussi reparti sur le parcours vtt ?

Je préfère ne pas y penser, de toute façon il est trop tard pour tenter de reprendre la trace GPX, je poursuis sur ce chemin, qui suit le GR, vers le lac de Servières, où là je suis rassuré sur le fait d’être sur le bon parcours.

Un sprint de 18 km !

Passé le lac se profile le 3ème ravito où Péline me confirme que je suis toujours en tête, mais à peine ai-je fini de me ravitailler que je vois arriver l’un des deux petit jeune qui m’avait doublé après le ravito précédent.

Ils ont certes fait un détour en prenant le parcours VTT, mais sont toujours sur mes talons !

C’est alors que commence une autre course. Je n’ai rien à perdre, alors je me lance dans une course folle, certes aidé par un profil plutôt en descente qui m’est assez favorable, je suis à plus de 15 km/h !

Ma seule chance de rester en tête consiste à distancer mon poursuivant le plus rapidement possible. Deux hypothèses, soit je parviens à me mettre hors de sa vue et j’ai une petite chance de le décourager, soit malgré mes efforts il revient sur moi, et dans ce cas, je devrait me battre pour tenter de conserver une place sur le podium.

A ma grande surprise, je parviens à mettre en oeuvre la première hypothèse et réussi à repousser mon adversaire à un peu plus d’une minute ! Il ne revient pas, je parviens même à porter cet avantage jusqu’à pratiquement 2 minutes !

Je sers les dents, donne tout ce que je peux dans cette fin de course incroyable. Reste encore quelques côtes que je me dois d’attaquer le plus fort possible, car si retour il y a cela sera probablement dans cette portion un peu plus accidentée.

Les 5 km les plus longs de ma vie…

La fatigue commence à se faire sentir, les jambes s’alourdissent de plus en plus, mais le mental est toujours là et me fait oublier la douleur.

Je parviens au dernier point de ravitaillement, toujours en tête. Un arrêt éclair et je me jette dans ces 5 derniers km. Il reste deux petites côtes à grimper, mais dans un terrain particulièrement gras et boueux.

Nous avons maintenant rejoins les même parcours que les autres courses, ce qui complique un tout petit peu les choses, il faut maintenant slalomer entre les concurrents de ces épreuves.

J’attaque l’avant dernière côte, toujours aucune trace derrière moi de mon adversaire, je me force à courir tout le long, malgré la pente la boue et les caillasses. L’effort est intense mais je tiens bon !

Il s’en suit une descente particulièrement délicate entre boue et caillasses, pas franchement mon terrain de prédilection ! J’essaie de passer l’obstacle le plus vite possible, sans commettre de faute, la concentration est à son maximum !

Une dernière portion de plaine dans l’herbe, toujours personne derrière !

Une petite remontée, une route à traverser. A peine un kilomètre à parcourir… mais qu’il est long ! Une dernière butte, la souffrance est de plus en plus présente, mais ne rien lâcher, tenir jusqu’au bout !

En haut de la butte, reste 600m environ, un petit coup d’oeil derrière moi : toujours personne… ça sent bon, mais ce n’est pas encore fait !

La délivrance…

Un dernier faut-plat avant de descendre vers l’arrivée, on peut d’ailleurs apercevoir l’arche de l’autre côté du chemin. Le souffle est court, les jambes brulent, mais ce n’est pas encore le moment de se relâcher !

Un dernier coup d’oeil en arrière, plus que 300m, en descente, et pas de trace de mon adversaire. Cette fois c’est bon !! Sans baisser pour autant de rythme, je peux commencer à savourer !

C’est incroyable, mais je l’ai fait !! L’arrivée me tend les bras ! L’émotion commence à monter, je suis à la limite entre joie et larmes, je n’y crois pas réellement, je ne réalise pas que je suis en train, à 50 ans bien sonné, à remporter mon premier trail !

Quelle délivrance en franchissant cette ligne d’arrivée ! J’ai gagné !! Je n’en reviens pas et il me faudra un bon moment pour réaliser cet exploit !

Et même si j’ai été aidé par des circonstances particulières, cela fait partie de la course, je ne me suis pas perdu, j’ai su rester sur le parcours et éviter les embûches.

Mon jeune adversaire arrive seulement 48 secondes derrière moi, preuve s’il en est que j’ai bien fait de tout donner sur cette fin de course !

Je n’avais finalement que très peu de marge, il a fallu s’arracher, tout donner durant cette fin de course exceptionnelle !

Qui eut crû à ce scenario fou ? Certainement pas moi, qui était parti ce matin dans le seul but de me régler et tester quelques solutions suite au fiasco de la course précédente ? Tout cela est de bon augure pour la suite, mais il faudra savoir la tête froide garder !

Et pour conclure, tout cela n’aurait été possible sans l’aide de ma compagne Péline qui a été au top, dans le vent, le froid et la brume pour me faire une assistance énorme durant toute cette belle aventure !

 


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Test chaussures Relance RL-01

 

La première marque de running 100% fabriquée en France

Aujourd’hui je vous présente le test d’une toute nouvelle marque de chaussures de running dont la très grande particularité est d’être 100% Made in France ! Cela est suffisamment rare pour être souligné et mérite bien une petite mise en avant !

Retrouvez toutes les infos sur la marque Relance-Running sur le site internet de la marque : Relance-Running

Un design sobre et efficace, mais surtout une finition impeccable qui met en avant tout le savoir faire ‘à la française’. D’une grande robustesse apparente, elles sont taillées pour durer longtemps ! Mais ce n’est pas tout, car lorsqu’on les enfile, on se sent comme dans des chaussons !

Petite particularité au niveau de la semelle de propreté interne, un petit insert au niveau du talon qui a pour objectif d’améliorer le confort et l’amorti sur l’arrière du pied. Si la présence de cet insert peut surprendre au début, il se fait très rapidement oublier au bout de quelques minutes d’utilisation.

Ces chaussures RL-01 offrent un excellent amorti et sont très agréables à porter. Au niveau de la semelle, malgré un profil peu marqué celle-ci offre un excellent grip, ce qui nous autorise une utilisation non seulement sur route mais également sur chemin sec et peu accidenté.

Le seul petit ‘bémol’ pour ce qui me concerne serait au niveau du poids, car elles sont sensiblement plus lourdes que les chaussures que j’utilise habituellement. Néanmoins, à ma grande surprise, ce n’est pas un réel handicap car elles offrent malgré tout un très bon dynamisme.

En conclusion, même si je ne les utiliserai pas en compétition, ce sont d’excellentes chaussures d’entrainement pour toutes vos sorties sur route et chemins.

Lancée sous forme d’un projet participatif par cette jeune start-up française, vous pouvez dores-et-déjà précommander les votre via le lien suivant : https://www.kickstarter.com/projects/relance/relance-lets-break-the-rules-with-a-running-made-in-france


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Test station de trail Bures-sur-Yvette

En attendant la reprise des courses…

 

En manque de compétitions depuis des mois, pas de sortie longue depuis une éternité… quoi de mieux pour se remettre un peu dans le bain que de se lancer un petit défi sur un parcours balisé et emprunté par de nombreux coureurs ?

Même si les conditions n’étaient pas réunies pour faire une perf, si rien ne peux remplacer l’ambiance d’une course officielle, c’est malgré tout avec grand plaisir que je me suis rendu ce matin à Bures-sur-Yvette pour affronter l’un des différents parcours proposé par la seule station de trail d’île de France.

Un parcours  agréable

S’il peut être assez difficile de trouver des parcours variés avec un peu de dénivelé en île de France, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par ce parcours.

Pour faire simple, j’ai choisi le parcours n°6 “Méridon-Chevreuse” , non pas parce que c’est mon chiffre fétiche, mais parce que c’est le parcours le plus long proposé par la station de trail de Bures !

Même si le dénivelé global n’est pas impressionnant, le parcours propose 6 belles montées, certes assez courtes mais avec quelques passages bien raides, qui m’ont obligé, dans les escaliers, à marcher un peu. De quoi faire monter les quadris en température… et les fumer un peu !

Paysages variés

Ce que j’ai vraiment apprécié c’est la variété des paysages avec quelques points de vue très sympas, des passages en forêt, quelques passages en bordure de champs. Les plus critiques pointeront du doigt la présence de pas mal de bitume, mais franchement cela n’est absolument pas gênant au regard de la beauté des villages traversés.

Néanmoins il faut malgré tout être prudent lors de la traversé de certaines routes qui peuvent être dangereuses pour celui qui ne fait pas attention.

Un parcours roulant, à la portée de tous

Du côté des sentiers empruntés, aucune difficulté à signaler, ils sont très roulants et ne présentent pas de technicité particulière. Il faut néanmoins faire attention dans certains secteurs en cas de pluie où l’on peut retrouver des portions grasses ce qui rendrait quelques descentes un peu plus délicates.

Balisage et trace GPS

Côté balisage, si globalement on s’y retrouve, néanmoins il manque parfois quelques balises (ou elles sont bien cachées) ce qui pourrait compliquer le suivi du parcours.

En revanche, la trace GPX est quasi parfaite (je n’ai ‘jardiné’ qu’une ou deux fois et juste le temps de me rendre compte que j’étais bien sur le bon chemin) ce qui utilisée via l’application ou bien sur la montre permet une navigation facile et sans aucun stress

Infrastructures

En raison des conditions actuelles, je n’ai bien évidemment pas été en mesure de bénéficier des services offerts sur place et ne pourrais donc pas vous dire si les douches sont chaudes ou pas !

Niveau parking, aucun soucis, il y a de nombreuses places disponibles devant le stade d’où partent la plupart des parcours.

Conclusion

Une belle expérience, que je renouvellerai avec grand plaisir, sur ce parcours ou bien sur l’un des autres proposés par la Station de Trail de Bures-sur-Yvette.

Et promis, la prochaine fois je me motiverai un peu plus pour aller chercher un chrono un peu meilleur que les 2h49’16” réalisés aujourd’hui !

 


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Le shoe-finder Salomon sur i-Run.fr

 

Mais quel est donc cette bête étrange qui se cache derrière ce nom ? C’est tout simplement le premier outil d’aide au choix de chaussures trail  /running dédié à une marque sur le site i-Run.fr (https://www.i-run.fr/)

Car en effet, comment trouver la chaussure de running trail qui vous convient ? Même si vous êtes un habituel fan des chaussures running trail Salomon, le choix du modèle adapté à vos besoins est loin d’être évident ! L’étendue de la gamme proposée est impressionnante (voir https://www.i-run.fr/salomon/), au point que même les aficionados de la marque risquent de s’y perdre.

Comme en Formule 1, il existe un type de chaussure pour chaque usage, chaque condition climatique, et même pour chaque coureur (en fonction de son sexe, âge, morphologie,…) !

Le Shoe Finder, grâce à un questionnaire très ciblé et détaillé vous aidera de manière efficace pour vous proposer le ou les modèles de chaussures idéales pour vous et votre objectif !

Parmi les principaux critères de choix proposés par le shoe finder Salomon vous trouverez :

  • Le type de terrain (route ou sentier)
  • Votre sexe
  • Technicité du terrain (technique ou roulant)
  • La nature du terrain
  • Les conditions climatiques
  • Le type d’utilisation (compétition ou entrainement)
  • La durée de l’effort (court, long, ultra)
  • Les qualités souhaitées

Le questionnaire interactif s’adapte à vos réponses et vous guide directement vers les modèles de chaussures le plus adapté à votre recherche.

En vous proposant une offre ciblée, le shoe finder vous fera gagner un temps précieux, et vous évitera surtout de faire un choix qui ne correspondrait pas réellement à vos critères. C’est donc l’assurance de ne pas vous tromper et de trouver la paire de chaussure running ou trail qui est faite pour vous.

Vous aussi, pour trouver la chaussure running trail Salomon qui vous correspond c’est ici : https://www.i-run.fr/salomon/choix-chaussures.html

Alors que vous soyez déjà fan de la marque ou bien que vous désiriez tenter l’aventure pour une première, le Shoe Finder Salomon proposé par i-Run est fait pour vous !


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Test Bâtons Leki micro trail Vario

 

Déjà adepte des bâtons Leki micro Trail pro, j’ai eu l’envie de tester également la version réglable en longueur, à savoir les bâtons trail Leki micro Trail Vario.

Pour quelle raison des bâtons réglables ?

Tout d’abord parce que, malgré les conseils donnés par les guides de choix, il n’est pas évident, à priori, de sélectionner la longueur qui nous conviendra.

Avec la version Trail micro Pro, pas le droit à l’erreur, puisqu’ils ne sont pas réglables, il est donc nécessaire de ne pas se tromper

Ensuite, selon le profil du terrain, il peut s’avérer intéressant d’avoir un réglage légèrement différent et ce en fonction du pourcentage de pente, de l’utilisation en montée ou en descente.

Personnellement, en montée, lorsque le pourcentage est assez élevé, je suis plus à l’aise avec des bâtons un peu plus courts. Comme mes Trail micro Pro ne sont pas réglables, la seule solution est de tenir le bâton un peu plus bas sur la poignée, ce qui est tout à fait faisable car celle-ci est suffisamment longue pour le permettre. Mais cela impose de ne pas utiliser les dragonnes, qui elles ne permettent pas de prendre le bâton un peu plus bas !

En revanche, en descente, je préfère avoir une longueur un peu plus importante pour pouvoir prendre appui plus loin devant moi. Certes, c’est une question de goût et d’habitude, mais ce n’est pas négligeable.

Réglage des Micro trail Vario

Je dois avouer que j’ai cherché pendant quelques minutes avant d’en comprendre le fonctionnement, et la notice n’était pas vraiment claire à ce sujet.

En effet, avant d’effectuer le réglage à longueur, il est nécessaire de bien tirer à fond sur le premier brin (celui qui servira pour le réglage), jusqu’à atteindre la petite marque verte et entendre le ‘clic’ signifiant que le bâton est correctement enclenché !

C’est seulement une fois cette étape franchie qu’il est possible d’effectuer le réglage à sa convenance.

Le système est très facile d’utilisation et il suffit de positionner le brin sur le repère correspondant à la longueur souhaitée puis de fermer le petit clapet, et le tour est joué.

Il est cependant nécessaire de faire quelques tests pour pouvoir trouver le bon niveau de serrage. Il faut cependant manipuler la petite molette de réglage avec prudence, et trouver le juste niveau pour que le bâton ne risque pas de se replier lors de son utilisation, mais sans serrer trop fort non plus ! Car rappelons-le si cela est nécessaire, ce sont des bâtons en carbone, et un serrage trop violent pourrait tout simplement gravement l’endommager !

En conclusion

Pour seulement quelques grammes de plus que la version Trail micro pro, ces bâtons réglables vous offrent un confort d’utilisation accru, s’adaptant à vos besoins en temps réel.

Vous pouvez les trouver sur le site EquipementAventure.fr


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Foulées de Boissy : Joker et médaille en chocolat !

Opportunité de dernière minute

Préambule

A défaut de Trail de la Côte d’Opale, annulé à la dernière minute par des politiques qui ne pensent qu’à une chose : protéger leur petit cul, ne connaissant rien au sport nature et surtout au trail. A croire que le trail n’a pas le même degré d’importance que des matches de foot, jugés eux indispensables pendant que les laissés pour compte sont toujours les même !

Depuis quelques semaines je m’étais préparé pour ce TCO, dont j’étais quasiment certain qu’il aurait lieu, tellement Franck Viandier, son organisateur, y avait mis toute la rage et l’énergie pour être en mesure de respecter un protocole sanitaire hyper strict, à la limite du tenable (là encore tous ne sont pas logés à la même enseigne !).

Programmé pour une course de 62 km entre dunes et falaises, j’ai appris mercredi après-midi l’annulation de l’événement, seulement 2 jours avant le début de la manifestation !

Que faire ?

Une fois la colère, que dire, la rage, de l’instant passée je me suis posé la question : que faire ce week-end ? Partir malgré tout dans le nord pour faire la course en off ? En manque de compétition depuis des mois, je ne me voyais pas me lancer dans un défi de cette ampleur sans l’ambiance et la pression de la course. Je n’aurai pas été capable de tout donner, de repousser mes limites.

Je ne pouvais pas non plus passer mon week-end au fond de mon canapé à regarder la télé sans bouger, il m’étais nécessaire, malgré tout, de trouver un dossard pour ressentir l’adrénaline de la compétition, le stress, la stratégie et toutes ces émotions que, personnellement, je ne trouve qu’en course.

Une solution de remplacement

Plusieurs choix s’offraient à moi, j’aurai pu décider de partir dans les Vosges pour L’infernal Trail par exemple. Il aurait fallu tout réorganiser, partir à plus de 4 heures de route de la maison. En plus de la fatigue que cela aurait généré, je n’ai quasiment pas fait de dénivelé en montagne depuis longtemps, bref, je ne me sentais pas l’âme de me lancer dans un tel périple à seulement 3 semaines de l’écotrail

Les Foulées de Boissy

C’est alors que j’ai trouvé cette petite course sympathique, qui certes m’obligerait à aller de l’autre côté de Paris, mais qui me permettrait d’aller en découdre un peu !

Un parcours de 31 km en forêt assez roulant malgré quelques ondulations ( qui feront bien mal aux pattes) qui me permettra de voir où j’en suis niveau vitesse.

Certes, je n’étais pas du tout préparé pour un semi-marathon ce week-end, et c’est pas en 3 jours que je pouvais faire quoi que ce soit ! Il faudrait donc faire avec les moyens du bord.

Adaptation…

Dans la période que nous traversons, le seul maître mot c’est : Adaptation ! Entre annulations et interdictions d’événements, il est plus que difficile de se préparer correctement pour une épreuve en particulier. Si l’on veut courir malgré tout, il n’y a pas d’autres solutions, il faut être capable de sauter du coq à l’âne en une fraction de seconde.

C’est donc dans l’improvisation totale que je me suis inscrit sur cette belle épreuve nature, une petite course pratiquement familiale, intimiste, loin des milliers de coureurs du TCO ! Mais tellement content d’y être, de pouvoir accrocher un dossard et de partir en guerre !

Récit de ma bataille

Particularité de l’événement, un parcours en boucle à effectuer 1, 2 ou 3 fois, avec un départ commun des 3 courses. Un peu difficile de savoir où j’en suis lorsque le départ est donné !

Rapidement 2 coureurs se détachent du groupe de tête où je me trouve, impossible de les suivre, ils vont trop vite pour moi ! Je décide de rester dans le second groupe, que je mène dans les descentes où je suis plus à l’aise, et que je me contente de suivre lorsque le chemin remonte.

Pas de très grosses pentes pour autant, des montées plutôt régulières, mais bien présentes malgré tout. Avec 55m de D+ par tour de 7 km, on ne peut pas dire que la course soit franchement plate !

Un parcours tout en forêt, très agréable, avec de larges chemins mais également des passages un peu plus sinueux, presque des singles, serpentant entre les arbres.

Sur les chemins, beaucoup de petits gravillons, mes jolies baskets roses manquent pour le coup de grip et même si elle me permettent de tenir le rythme, je laisse quelques plumes dans l’affaire !

Fin du premier tour

A la fin du premier tour, je vois que les 2 gars qui sont partis devant étaient finalement inscrits sur le 7 km… du pain béni, je me retrouve alors en tête avec un autre coureur, qui n’est autre que le second de l’édition précédente, et vainqueur 2 ans plus tôt !

Nous sommes bientôt rejoins par un troisième coureur, celui-là c’est le vainqueur de l’an dernier ! Un joli petit groupe.

Comme sur le premier tour, je passe devant dans les descentes, et laisse les autres travailler quand ça remonte.

Nous sommes alors rejoins par 2 autres coureurs qui, rapidement nous laissent pratiquement sur place. L’un sera le futur vainqueur, et l’autre le 1er du 14km.

Je poursuis alors mon chemin avec mes 2 compères, la fin de la boucle n’est pas forcément à mon avantage, mais elle commence par une descente assez raide dans laquelle je prend un peu d’avance. S’en suit une dernière petite côte, dans les 500 derniers mètres, où je relâche mon effort, laissant les 2 autres revenir.

La montée n’est pas mon point fort, mais je pense être capable, dans le dernier tour, de mettre un petit coup d’accélérateur avant la ligne. Je préfère donc laisser croire à mes adversaires qu’ils pourront me manger tout cru, à moi sur le tour suivant de les prendre par surprise… c’était du moins la stratégie du moment !

Dernier tour !

Pour la première place, c’est définitivement plié, mais nous sommes encore 3 pour les 2 places restantes sur la boîte !

Le scénario des tours précédents se reproduit, je me retrouve un peu devant en descente et derrière dans les montées. Je pense alors pouvoir gérer, même si je commence à être un peu dans le dur et que mes collègues commencent à augmenter un peu le tempo.

Je parviendrai à rester avec jusqu’à un peu plus de 4 km de l’arrivée. Là un de mes adversaire place une accélération… dans une descente ! Je m’accroche comme je peux, mais je sais que je commence à être en sur-régime.

Le petit faux plat suivant aura raison de mes ardeurs, et petit à petit je me fais distancer par mes 2 compagnons de route. Je ne parviendrai plus à les rattraper.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé ! Je parviens malgré tout à plus ou moins stabiliser l’écart à une cinquantaine de mètres environ. Dans l’ultime descente je parviens même à réduire un peu cet écart. Mais en vain, dans la dernière côte ils lancent le sprint et je ne peux absolument rien faire, je dois alors définitivement me contenter de la quatrième place.

Une belle perf malgré tout

Au final j’en termine en 1h20’33” pour une distance totale de pile 21 km. Si l’on rajoute les 100m manquants cela aurait donné un tout petit peu moins de 1h21″ au semi, soit ma 3ème meilleure perf sur la distance.

Ajouter à cela les 168m de D+ du parcours, quelques passages sinueux et de grandes allées gravillonneuses sur lesquelles j’avais parfois du mal à trouver de la motricité, et les 5 kg de plus qu’au mois de mars… je ne dois finalement pas être très loin du niveau que j’avais à cette période avant que tout ne s’arrête.

Me reste maintenant plus qu’à essayer de travailler un peu plus le foncier en vue de l’écotrail de Paris (s’il a lieu ???), et à tenter de reperdre quelques grammes !!

Pour terminer ce récit, je tiens tout particulièrement à remercier les organisateurs des Foulées de Boissy-Mauvoisin pour cette belle course familiale et dans une belle ambiance malgré le contexte dans lequel nous vivons actuellement.

Mention spéciale

Ce récit ne serait pas complet si je ne disais quelques mots au sujet de la belle course de mon grand Lancelot qui m’a accompagné dans cette aventure en participant à la course de 7 km.

Sans entraînement depuis des mois, il réalise une jolie course pour se classer 6ème au général et 2ème de sa catégorie, le tout à près de 14 km/h de moyenne !!. Un grand bravo à lui !!

 


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