Tous les articles par Michel

Simulateur calcul Saintélyon 2018

Votre roadbook pour la Saintélyon 2018

Samedi 1er décembre – Saint-Etienne – 23h30

65ème édition de la grande classique qui relie Saint-Etienne à Lyon par les monts du Lyonnais. Et cette année l’organisation met les petits plats dans les grands pour vous proposer un parcours de pratiquement 81km !! Le plus long jamais réalisé sur cette épreuve mythique.

Venez affronter la course de nuit et le froid dans un magnifique défilé de frontales, et faites vous plaisir !

Nous vous proposons également notre simulation pour les coureurs de la Saintexpress qui s’élanceront de Sainte-Catherine pour environ 45 km d’aventure nocturne :

Simulation de calcul Saintexpress

 

Votre simulation de calcul pour Saintélyon 2018

Comment utiliser le simulateur trail ?

Toutes les informations utiles pour compléter le tableau et obtenir votre feuille de route sont ici :

Guide utilisateur du simulateur trail

calculateur d’allure

Calcul VMA, Indice d’Endurance 

Liste des autres parcours disponibles

simulateur-trail

 

Des questions, suggérer un nouveau parcours ?

N’hésitez pas à me faire part de vos interrogations, remarques et à me contacter pour la mise en ligne de nouveau parcours.


Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (1 votes, average: 10,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Autres articles recommandés pour vous :

Quelle Hoka est faite pour vous ?

A chacun et à chaque parcours sa Hoka !

Depuis son apparition il y a quelques années, la gamme des chaussures Hoka One One n’a cessé d’évoluer, de se diversifier et de se compléter.

Si aux début cette chaussure hors-normes ressemblait à une sorte d’ovni défiant tous les codes techniques et esthétiques, la marque a su, au fur et à mesure, se diversifier et proposer des produits de plus en plus pointus et performants, tout en conservant la qualité première qui a fait la renommée de la marque : un amorti king-size !

Quelle paire pour quel terrain ?

Coureur polyvalent, de la route au trail, du cross à la haute montagne j’ai pu trouver chez Hoka une ou plusieurs paires adaptées à chacune de mes pratiques.

Trail sur terrain souple et/ou glissant

Lorsque le terrain est souple et gras il est nécessaire de privilégier l’accroche afin de pouvoir se sortir des potentiels bourbiers qui vous attendent.

Sur ce type de terrain, c’est sans contexte la nouvelle Hoka Evo Jawz qui sors son épingle du jeu. Avec ses énormes crampons vous aurez l’assurance de passer sur tous les terrains aussi gras soient-ils. Autre avantage, c’est la chaussure la plus légère dans les modèles “trail” avec moins de 210grs en 42 2/3 ! Véritablement taillée pour la compétition elle vous fera voler vers l’arrivée !

Seul petit bémol, l’amorti est nettement moindre que sur les autres modèles de la marque et si le terrain devient plus rude et rocailleux, alors vous risquez de le sentir passer !

photo produit

Hoka Evo Jawz M

à partir de 93.1 €



photo produit

Hoka Evo Jawz W

à partir de 93.1 €


Trail montagneux sur terrain rude et rocailleux

Sur ce type de terrain il est nécessaire de combiner une bonne accroche (pour ne pas risquer le dérapage en cas de mauvais temps) avec un bon amorti afin de pouvoir absorber la rudesse du parcours.

Toujours focalisé sur la performance, mon attention s’est porté sur deux modèles : Les Hoka Speedgoat 2 (270 grs) ainsi que la nouvelle Torrent (250grs).

La seconde offrant une accroche légèrement plus marquée, avec des crampons un peu plus profonds et un petit gain de poids d’une vingtaine de grammes qu’il est toujours bon à prendre.

Elles m’accompagnent sur tous mes trails en montagne et ce quelque soit la distance. Néanmoins, j’en ai fait l’expérience, dans des conditions extrêmes, telles qu’on en trouve à La Réunion (cf mon trail de Bourbon) il s’avère qu’un peu plus d’amorti n’aurait pas été de refus !

photo produit

Hoka One One SpeedGoat 2 Rouge H

à partir de 93.1 €



photo produit

Hoka One One SpeedGoat 2 Jaune-Bleu H

à partir de 113.05 €



photo produit

Hoka One One SpeedGoat 2 Rouge F

à partir de 93.1 €


photo produit

Hoka One One Torrent M

à partir de 91.2 €



photo produit

Hoka One One Torrent W

à partir de 91.2 €


Conditions extrêmes (longueur et difficulté du terrain)

Dans ces conditions, et même si je ne les ai pas encore testées, je préconiserai plutôt de partir sur les Hoka Mafates (elles portent bien leur noms celles là !) qui offrent un meilleur amorti que les Torrent ou les Speedgoat et ce même si c’est au détriment de quelques grammes supplémentaires.

photo produit

Hoka One One Mafate Evo M

à partir de 152 €



photo produit

Hoka One One Mafate Evo W

à partir de 153.42 €



photo produit

Hoka One One Mafate Speed 2 M

à partir de 113.05 €



photo produit

Hoka One One Mafate Speed 2 W

à partir de 125 €


Trails roulants et sans difficultés techniques

Lorsqu’il n’est pas nécessaire d’avoir une accroche à toute épreuve on peut aisément privilégier la légèreté avec les Speed Instinct (240grs) qui, même si elles offrent moins d’amorti que les autres chaussures sont malgré tout suffisamment confortables, même sur de longues distances. La condition étant néanmoins d’être suffisamment entrainé et gainé pour absorber sans bobos les chocs liés à une foulée plus dynamique.

Pour les coureurs un peu moins “affutés” je préconiserai plutôt les Challenger ATR qui elles aussi offrent une bonne dynamique mais avec un amorti un peu plus présent.

photo produit

Hoka One One Speed Instinct 2 M

à partir de 60 €



photo produit

Hoka One One Speed Instinct 2 W

à partir de 79.8 €


photo produit

Hoka One One Challenger ATR 4 M

à partir de 93.1 €



photo produit

Hoka One One Challenger ATR 4 W

à partir de 84 €


Les chaussures de route

Même si je ne cours que très occasionnellement sur route j’ai également dans ma panoplie une arme imparable en la personne des Hoka Tracer.

Pour le compte, celles-ci n’ont plus grand chose à voir avec les grosses semelles qui ont fait la renommée de la marque ! Cette chaussure est une véritable arme de guerre (à peine 200grs) à l’amorti plus que limité (surtout sur l’avant pied) mais qui bénéficie de la fameuse semelle incurvée ce qui lui confère une fluidité et une dynamique incroyable.

J’ai réalisé tous mes records sur route avec cette chaussure. Mais attention, il faut l’utiliser avec modération pour préserver ses articulations.

photo produit

Hoka One One Tracer 2 M

à partir de 95 €



photo produit

Hoka One One Tracer 2 W

à partir de 84 €


Une autre solution, que j’utilisais avant la sortie des Tracer, c’est la Clifton, plus amortie ( et donc un peu plus lourde) elle conviendra parfaitement aux coureurs un peu moins aguerris.

photo produit

Hoka One One Clifton 5 M

à partir de 98.8 €



photo produit

Hoka One One Clifton 5 W

à partir de 98.8 €


Piste / Cross

Et oui, chose qui aurait pu paraître encore incroyable il y a quelques temps, Hoka propose désormais des modèles dédiés à la Piste et au Cross… avec de belles chaussures ultra-légères à pointes. Ici, plus rien à voir avec la notion d’amorti… il est totalement inexistant, mais ce n’est pas ce que l’on recherche pour ce type de chaussures.

S’il est vrai que je ne participe qu’à un ou deux cross dans l’année et ne met quasiment jamais de pointes sur la piste, j’ai opté pour  La Rocket MD

photo produit

Hoka One One Rocket MD M

à partir de 47.5 €



photo produit

Hoka One One Rocket MD W

à partir de 61.75 €


A l’entrainement

Personnellement je préconise de privilégier l’amorti car il est indispensable de se préserver physiquement pour être en mesure d’enchaîner les séances. Et peu importe ici le poids (j’irai même presque dans le sens contraire en recherchant une chaussure un peu plus lourde).

Actuellement j’utilise des Bondi 5… que je remplacerai très bientôt par des Bondi 6

photo produit

Hoka One One Bondi 6 M

à partir de 112 €



photo produit

Hoka One One Bondi 6 W

à partir de 105 €


Avertissement

Afin de faire taire toutes les mauvaises langues éventuelles, il m’apparaît nécessaire de préciser  que :

  • je ne suis pas “ambassadeur” de la marque
  • j’achète toutes mes paires de chaussures au prix normal
  • je suis totalement indépendant de la marque

Alors pourquoi parler presque exclusivement de la marque Hoka dès lors que je parle de chaussures ? Tout simplement parce que, lorsque j’ai découvert cette marque je souffrais de tendinites à répétitions, au point que j’ai tout simplement failli arrêter de courir.

Hoka fut pour moi la dernière chance de continuer à courir, et je ne regrette pas ce choix. Mon seul avertissement, c’est qu’on en devient vite accro et qu’une fois adoptées, il est difficile voire pratiquement impossible de passer à autre chose !


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (No Ratings Yet)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Le trail de Bourbon vu par… une accompagnatrice

Ma version du Trail de Bourbon…

Péline vous donne sa version du Trail vue par une accompagnatrice

Je commencerais mon récit par vous évoquer brièvement le lien entre le sportif et l’accompagnement. Il y a un rapport de cause à effet entre l’accompagnement et la performance. Il me semble important de ne pas négliger les dimensions psychologiques et mentales dans l’activité d’un sportif. De ce fait l’accompagnant est chargé de mettre en place les meilleures conditions possibles pour un résultat à la hauteur du niveau du sportif.  Il a d’ailleurs été démontré dans une étude faite en 2008 l’impact positif de l’accompagnement sur l’état et le comportement d’un athlète mais également l’impact sur les résultats escomptés.

Cela fait maintenant 10 ans que j’accompagne mon sportif dans sa passion, Le Trail. (Cela ne nous rajeunit pas …) Nous sommes partenaires dans ses aventures sportives et également partenaires de vie… (Pas évident tous les jours…) J’admets qu’il n’est pas simple de combiner ses deux relations et de trouver un juste équilibre sans que ni l’un ni l’autre ne se sentent lésés. Néanmoins avec le temps, une certaine complémentarité s’est naturellement installée. Parfois sur le terrain, parfois à distance, au fil du temps je suis devenue, sans forcément le vouloir, en quelque sorte son support. Tant est si bien que j’en fais mon métier. A présent, je suis officiellement coach mental. Merci Michel Bowie  (Alias Mimi le Traileur)

Vous, qui lisez régulièrement les aventures de Michel, j’ai eu envie de vous compter MA version de sa dernière course qui est comme vous le savez le fameux Trail de Bourbon 2018. Voici donc mon compte rendu en tant qu’accompagnatrice de Mimi le Traileur et j’ai, quelque peu, une vision différente de cette même course qui m’a autrement marqué !

Préambule

Mimi le Traileur est très organisé et extrêmement minutieux quand il s’agit de préparer une course (pour ne pas dire inflexible…) Alors, une fois dans l’année, nous aimons nous plonger dans l’inconnu total pour découvrir une nouvelle façon d’aborder la course tout en combinant notre plaisir commun de voyager.

Et cette année, nous avons opté pour l’Ile de la Réunion. (l’annonce du lieu sonne bien à l’oreille n’est-ce pas ? Parait même idyllique…) On peut aisément imaginer un beau soleil qui vient telle une caresse réchauffer notre peau, nos pieds baignant dans l’eau claire du lagon, les chants des oiseaux aux couleurs éclatantes et les beaux paysages qui s’offrent à nous au travers de jolies randonnées dans des décors de carte postale… Oui, on peut l’imaginer. Permettez moi de vous demander, Etes-vous déjà allé en voyage avec un mordu du Sport ? Et bien, laissez-moi vous dire que c’est aussi la promesse de plein de rebondissements en perspective, des sautes d’humeurs, des imprévus, beaucoup d’imprévus et des fous rires assurés… c’est loin d’être le Club MED !

L’avant course… le début de l’aventure

Plantons d’abord le décors… Nous sommes donc dans l’avion (seulement 11h de vol) en partant pour l’Ile de la Reunion pour réaliser l’un des rêves de Michel, faire le GRAND RAID. Du moins prendre la température en commençant par le Trail du Bourbon qui ne fait « que » 111km. Ni lui ni moi, ne réussirons à fermer l’œil durant tout le vol. Nous arrivons donc à destination avec une carence en sommeil (un détail qui pourtant va peser lourd dans le résultat final).

 Malgré la nuit blanche, notre excitation se lit sur nos visages et sommes déjà entrain de songer aux différents scénarios à potentiellement mettre en place. Oui, car il y a l’avant course, le pendant et l’après course à organiser (Que du bonheur quoi ! enfin surtout pour Michel…). A ce stade de l’aventure, nous sommes bien loin de nous douter de ce qui nous attend réellement… (si j’avais su, je serais pas venue !)

Les trois premiers jours sont dédiés aux repérages des points de ravitos et reconnaissance partielle du parcours. Pour votre information, Les paysages sont certes magnifiques mais les routes sur l’Ile sont très sinueuses et tortueuses. La plupart des chemins sont difficiles d’accès et certains sont remplis de nids de poule. Ca monte et ca descend tout le temps ! Sans compter les longues distances entre les différentes villes et points. La conduite peut rapidement en devenir pénible. Pour l’anecdote, il nous est même arrivés de tomber sur des champs de canne à sucre alors que le GPS disait « Vous êtes arrivés à votre destination » (Grrrrrrrrrr….) Vous n’aurez pas de mal à imaginer ce que l’on peut ressentir dans ces moments là… Bref, le repérage fait, nous sommes quelques peu raccords sur les points où nous allons nous voir Mimi et moi.

L’état de fatigue de Michel est tel que nous décidons de réserver les deux jours suivants aux repos du guerrier. Il faudra prendre son état physique du moment en compte dans les prévisions. Dans la séance de Sophrologie prévue la veille de course, j’intègre aussi la possibilité d’une passation d’un objectif à un autre si le besoin s’en faisait ressentir. La visualisation de sa course baisse un peu son niveau de stress et lui donne des idées pour vivre son aventure au mieux. L’essentiel pour moi à ce stade c’est qu’il soit content de sa course et qu’il revienne en un seul morceau (Là, c’est la partenaire de vie qui parle vous l’auriez compris).

Le jour J

Le réveil sonne et nous sommes déjà le jour J. Lui et moi sommes prêts à entamer le 60ème Trail de sa carrière, non sans une petite pointe d’appréhension, pour être tout à fait honnête. Peu importe, quoi qu’il arrive ce sera une belle aventure !

La journée laisse place rapidement à la nuit et nous sommes déjà en route pour le départ de la course qui est à Cilaos c’est-à-dire à 2h de notre lieu de résidence. Le Grand Raid est un événement national sur l’Ile et une incroyable solidarité anime la population. Pour preuve, notre propriétaire Jacqueline a tenu à nous conduire à CILAOS pour éviter à Mimi de stresser inutilement sur la route aux 400 virages qui serpente dans des remparts verticaux que l’on devine à peine dans la nuit. Nous ne sommes pas seuls sur la route et malgré notre rythme lent nous arrivons enfin à Cilaos.

La tension monte d’un cran et nous sommes vite envahit par le stress (vous savez, celui des débuts de courses ?..). Mimi Le Traileur se transforme en Mimi le Raleur ! Et quand en plus, il constate qu’il doit attendre dans un stade tel un lion en cage il devient de plus en plus charmant (c’est de l’ironie bien sur !).

Le grand départ

Après une demi-heure d’attente, les traileurs sont enfin en place et la course va démarrer incessamment sous peu. Malgré la nuit noire, la petite ville nichée dans la montagne est en effervescence et les habitants sont tous au rendez vous pour encourager les participants. Il y règne une ambiance très festive ! Il est 21h quand le départ est donné…Ca y est, la course est lancée (allééééééé Mimiiiii !!!!) et après quelques photos pour illustrer la scène … j’entame le programme comme prévu !

Ma mission consiste schématiquement à le retrouver aux points accessibles en voiture pour d’abord pour lui donner ses aliments et puis le remotiver à relancer pour continuer sa course (ça promet d’être sportif pour moi aussi …) Il me faut avant tout, retourner à la résidence me reposer un peu, récupérer les ravitaillements et me mettre en route pour Maïdo qui est le 1er point où je vais pouvoir le voir. Un peu inquiète car lui aura déjà dans les pattes plus de 60 km et 4500m de dénivelé (je ne sais pas dans quel état je vais retrouver mon Mimi…)

De retour au bungalow, impossible de fermer l’œil. L’heure du départ approchant, je commence à charger la voiture et c’est à ce moment là que mon téléphone sonne. C’est Michel au bout du fil (Je comprends qu’il se passe un truc et que le plan va être modifié…des imprévus quoi !) Il me demande des préparations qui n’étaient pas prévues et me précise que l’heure à laquelle il arrivera au 1er point sera retardée de 3h. Sa voix est tremblante et je le sens fragilisé. Cela ne me rassure pas (pour ne pas dire que je commence à imaginer tout et n’importe quoi…) mais je veille à garder mon sans froid et me force à rester focus sur le programme.

Entrée en scène

Le jour est déjà levé quand je prends la route pour rejoindre Michel au point prévu (2h de route plus tard…). Les chemins forestiers que j’emprunte ne sont pas évidents et comme si cela n’était pas suffisant, il pleut (Je pense à Michel, comment va-t-il, s’est-t-il blessé…Qu’est ce que j’fous là … questions classiques quoi !) et je n’arrive pas à le joindre (j’ai envie de le croire….tout va bien !) Sans compter que l’on impose aux suiveurs de se garer à 6 km du ravito. Me voilà donc partie pour 6km de marche sous la pluie, avec un panier remplit de bardas inutiles mais nécessaire à avoir en cas de besoin et de mon sac à dos. Pour faire court, je suis chargée comme une mule… (Sinon ce serait trop facile !)

Pas sans peine, j’arrive enfin au point de rendez vous et je remarque qu’il cesse de pleuvoir. Je lève les yeux, histoire d’admirer le paysage et qui vois-je arriver ? Mimi le Traileur ! Contente de l’apercevoir, je prends quelques photos et remarque la déshydratation visible sur son visage. Puis, il est de mauvais poil (comme d’habitude quand il court!). On échange un temps sur les difficultés qu’il a rencontré et il finit par me dire qu’étant donné sa forme qu’il a décidé de n’être « que finisher » et d’oublier le chrono et la place visée (le Compétiteur acharné aurait-il viré de bord ?…). Nos regards se croisent et je lui fais un sourire bienveillant. Puis, je le vois tourner les talons et reprendre sa course (il est courageux mon Mimi quand même …)

La suite de mon aventure…


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (No Ratings Yet)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Le trail de Bourbon vu par… une accompagnatrice (la suite…)

 

Retour sur la première partie se mon récit

Ma course à moi

Je retrouve mon bolide et sans perdre de temps direction « Sans souci » qui est le 2ème point de ravito. Cela fait déjà 2h30 que je suis la route et à 4 km du lieu du ravito, l’organisation réoriente les automobilistes sur des chemins de travers et n’autorise personne à passer, cela crée bien sûr des bouchons énormes. Il fait maintenant grand soleil (pour ne pas dire trop chaud…) et je suis encore bloquée dans la voiture à ne pas savoir comment sortir de là. En attendant, les minutes défilent et je me demande si je vais réussir à voir Michel. Avec un peu d’appréhension, je décide d’appeler Mimi le Traileur pour lui faire état du trafic et de ma désolation et du fait que je ne pourrais, malheureusement pas venir à sa rencontre avec le ton triste qui convient… Il décroche et m’écoute quelques secondes alors que je lui fais état de la situation, puis me coupe brusquement la parole et se met à hurler au téléphone ce qui suit… Je cite mon héros « j’en ai rien à foutre, tu fais comme tu veux mais tu ramènes ton cul au ravito ! J’ai besoin de mon lait au chocolat !!! » puis rajoute « Je t’aime mon cœur, à tout à l’heure » et enfin me raccroche au nez. (Première pensée qui me vient, waouh ! il a retrouvé de l’énergie mon Mimi, c’est cool et la pensée qui me vient juste après, oui mais… j’fais comment moi maintenant ?!). Mon niveau de stress monte très légèrement (non… en fait, je commence à paniquer !).

Petit coup de stress

Pas le choix, je gare la voiture en catastrophe sur le bas côté de la route, récupère le panier qui contient son fameux breuvage, prends mon sac à dos et me mets en mouvement pour entamer la montée qui mène au ravito. (Mais qu’est ce que j’fous là… ? oui, j’sais, je l’ai déjà dit !) Un coup d’œil sur ma montre, il arrive dans 10 minutes et moi je viens à peine d’entamer ma montée… je vais devoir faire du Stop et me mets devant la première voiture qui passe pour lui demander de m’emmener jusqu’en haut, sur le lieu du 2e ravito. Une dame qui rentrait chez elle s’arrête. Ils sont supers sympas les Réunionnais. Par je ne sais quel miracle (j’en suis la première étonnée !), j’arrive avant lui, quel soulagement !

A peine quelques minutes passent avant qu’il me retrouve. Il a meilleure mine que tout à l’heure. Il se précipite pour attraper et boire sa fameuse boisson tout en me racontant le plaisir qu’il a ressenti lors de sa belle descente (j’espère qu’il ne va pas le payer cher par la suite …) Mimi le Taileur avale, 1 puis 2 puis 3 yop et enchaine avec deux verres de lait. Et là, mon héros se tourne vers moi alors que je lui tire le portrait et me fait part de l’idée de génie qu’il venait d’avoir… je cite « Je ne peux plus boire d’eau, ni mes gourdes non plus ! Je ne peux plus avaler que du lait !». Alors, je garde mon calme et fais des respirations profondes (quand je pense aux temps qu’il a mis pour préparer ses mixtures et moi qui me les coltine dans le panier…Grrrrrrr…) Passons… il gère plutôt bien son effort, je ne me formalise pas et le laisse reprendre sa course.

C’est reparti pour un tour !

 Je retrouve mon bolide et c’est parti pour le prochain point. La fatigue gagne du terrain et cela commence à se faire sentir dans mon corps. Il est 13h passé et dans la précipitation, j’ai oublié de manger. Alors, je remplis ma bouche de chips pour me requinquer (on se motive comme on peut …) grignote ce qui me passe sous la main alors que je continue à conduire.

J’arrive, non sans mal au point suivant « Chemin Ratineau ». Beaucoup d’automobilistes prennent les routes pour suivre la course de plus prêt et par conséquent ralentissent le trafic. Je suis au volant depuis 5 heures du matin et même si ce n’est pas moi qui fais la course, je commence à ressentir le poids des kilomètres parcouru. Après 1km de marche pour rejoindre le 3e ravito, je m’installe à un point stratégique pour que Mimi puisse m’apercevoir dès son arrivée. Et j’attends…m’impatiente…me questionne et j’attends. Il est au dessus de l’heure prévue et son temps est rallongé d’une heure. Alors que je consulte le site pour essayer de deviner où il peut être, je le vois.

Nous sommes en plein milieu de l’après midi et il fait très chaud. Mimi le Raleur a bien noté ce changement de température. Il me dit que ses pieds lui font souffrir et sa gourde remplie il me précise qu’il préfère un Yop frais ! Puis se met en route en marmonnant je ne sais quoi (je me dis que s’il râle c’est qu’il va bien …)

Pas le temps de souffler !

Le point suivant se situe dans la ville, la route est plus praticable et je ne tarde pas à arriver à « La Possession ». Par contre trouver où se garer devient problématique. Et après avoir fait le tour de la ville 3 fois, je trouve enfin où poser mon bolide. Au même moment, le soleil commence doucement à se coucher, c’est un spectacle magique. Je prends un moment pour admirer les magnifiques couleurs qui habillent lentement le ciel (un petit moment de répit…). J’essaie de joindre Mimi pour lui indiquer où il pourra me voir mais le téléphone sonne dans le vide. Il est en retard sur son temps et j’ai un pressentiment (un imprévu de plus….) Après un long moment d’attente je l’aperçois, au loin. Il marche lentement et a son téléphone à l’oreille.

N’arrivant pas à communiquer par téléphone et sans trop réfléchir je crie son nom tout en m’avançant dans sa direction (imaginez le regard des personnes qui m’entourent…). Il me voit et lui aussi cri (mais lui c’est parce ce qu’il est fâché…). On se rejoint et la première phrase de Mimi le Raleur : « donnes moi mon Yop ! » moi : « Ben je n’en ai pas trouvé…je suis dans une ville que je ne connais pas je te rappelle ! » le Raleur : « Quoi ?! 3 heures que t’es là et tu n’as même pas été m’acheté du Yop ?!… » (Alors …comment dire… je l’étrangle ou pas… ?) La fatigue s’empare de moi et il me prend subitement une envie incontrôlable de pleurer. Alors que je tente de retenir mes larmes, je le regarde et l’image de cet homme qui se donne à fond dans ce qu’il croît et son courage me bouleverse. C’est sa 60e et je veux que sa course lui soit le moins pénible possible. Puis il repart triste et je me sens un peu coupable…(Bon…je vais lui trouver son Yop de m….)

Dernier point avant l’arrivée

Ca y est j’ai les précieux Yop ! Je l’attends à la « Grande Chaloupe » avec impatience pour qu’il puisse en boire à souhait et se requinquer. Je réalise qu’il est en course depuis maintenant 20h et qu’il ne tient qu’à peu de chose. Michel est un sportif hors pair. Un caractère bien trempé mais un traileur qui a eu l’intelligence de basculer sur un mode qui lui a permis d’avancer malgré tout.

La nuit est tombée et je me sens remplie de fierté alors que je le vois s’avancer vers le ravito où je me trouve. (je nous revoit encore…) Il est assis près de moi et j’ai envie de lui dire combien je suis fière de lui, combien j’admire l’homme qu’il est mais les mots me manquent (trop d’émotions…ou la fatigue je ne sais plus bien…) Il y a des moments où juste une présence, une écoute, un sourire veulent dire la même chose… (ca tombe bien parce que c’est tout ce que j’ai pu faire). On se quitte en se disant que la prochaine étape est la dernière. On se retrouve à l’arrivée !

Une longue attente !!

La ville est très animée. Il y a une foule de gens autour et dans le Stade qui est le lieu du dernier point de toutes les courses en cours. Obligée de me garer très loin du Stade car pas possible de trouver une place de parking (la galère !)

Je sens la pression qui retombe alors que Michel occupe toutes mes pensées. Allongée dans un coin du stade, proche de l’arrivée pour ne pas rater son arrivée, je regarde les étoiles. Mon état de fatigue est tel que j’ai froid alors qu’il fait 21 degré. Mes yeux se ferment sans que je puisse les contrôler et je me remémore ma journée (et je me dis que je suis bien contente qu’elle se finisse bientôt). Un regain d’énergie et je décide d’attendre Mimi à l’entrée du stade. En attendant qu’il arrive, je vois les participants emprunter le petit chemin qui mène au centre du stade. Certains courent à la vue de leurs proches qui les attendent avec joie et d’autres sont tellement émus qu’ils sont en pleurs et réalisent à peine ce qu’ils viennent de parcourir. Une ambiance indescriptible règne et je suis moi aussi touchée par tous ces élans.

La délivrance !!

Chaque silhouette que j’aperçois à la lueur des lampadaires, qui se rapproche du public, m’induis en erreur, je l’imagine être celle de Michel… Attente interminable… Et alors que je ne l’attendais plus, il est plus de 23h quand je le devine, je le vois s’avancer dans l’ombre et venir à ma rencontre. Je lis sur son visage marqué le plaisir et le soulagement…C’est fini, enfin. Nous passons sous la banderole « ARRIVEE » main dans la main. Je suis tellement fière de Mimi le Traileur ! Tu l’as fait Mimi, tu es finisher ! Une très belle 114e place ! Et Merci pour cette belle aventure et encore bravo !!!

Ma conclusion

Je conclurai mon récit, en précisant que la performance ne se résume pas qu’au résultat ni au chrono. C’est aussi, se dépasser physiquement et mentalement. On se révèle à soi-même dans la difficulté. L’adaptabilité et la ténacité renforcent la confiance en soi. Savoir s’écouter et s’entourer peut contribuer à mieux vivre sa course et à en garder de bons souvenirs. Les accompagnants vibrent autant que les athlètes et leur rôle est aussi important que la médaille que reçoit le sportif à la fin de son épreuve ! (Dédicace aux amoureux du sport.. coureurs et suiveurs, au plaisir d’échanger à la croisée d’une course !)

Amicalement vôtre…Péline


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (1 votes, average: 8,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Montres cardio-GPS : Laquelle pour quel usage ?

Comment choisir LA montre cardio-GPS qui VOUS conviendra

L’univers de la montre cardio-GPS est devenu en quelques années une telle jungle qu’il est de plus en plus difficile de s’y retrouver. Entre les nouveautés qui n’en sont pas vraiment, les nouvelles versions qui sortent chaque année, une guerre marketing de plus en plus féroce… comment s’y retrouver ?

A-t-on réellement besoin de toutes ces fonctionnalités, qui il faut l’admettre, sont de plus en plus éloignées de notre besoin de base et dont finalement nous ne nous servirons jamais ?

Revenons un peu à l’essentiel : trouver une montre cardio-GPS qui réponde au mieux aux besoins de ma pratique sportive et qui si faire se peux, puisse être une belle montre que je puisse porter au quotidien.

Voici ma sélection de montres, en fonction de l’utilisation que vous souhaitez en faire :

Je suis un coureur d’Ultra-trail :

Je recherche une montre capable avant tout de me suivre sur de longues durées. La définition de l’ultra-trail n’étant pas bien claire, nous parlerons ici de courses d’une durée supérieure à 15h. Dans ce cadre, l’un des critères, si ce n’est le critère, le plus important concerne l’autonomie de la montre.

La plupart des modèles haut de gamme actuels proposent une autonomie généralement comprise entre 15 et 24h en mode ‘complet’ ie : avec un point GPS par seconde. Suffisant pour de nombreux coureurs, mais pas assez lorsque l’on veux s’attaquer à des ultras type GRP ou UTMB. Seul Polar propose aujourd’hui dans sa nouvelle gamme Vantage une autonomie comprise entre 30 et 40 heures en mode normal.

Le mode Ultra-trac ? C’est la parade généralement proposée par les fabricants pour combler cette lacune, mais s’il est possible de prolonger la durée de vie de la batterie jusqu’à 50h ou plus dans certains cas… c’est au détriment de la précision ! Car à ce niveau, avec un point par minute, inutile de dire qu’elle sera désastreuse, et que les écarts de distances relevés avec la réalité seront… monstrueux !

Autre parade, plus efficace celle-là, la possibilité offerte par certaines de ces montres (pas toutes, hélas) d’être rechargées en cours de route à l’aide d’une petite batterie externe qu’il suffira de connecter à votre montre en cours d’activité. Le tout, sans perte de précision, votre montre vous accompagnera jusqu’à l’arrivée sans soucis.

L’autre aspect qui me parait primordial pour les ultra-traileurs (et pour les autres aussi ) c’est la possibilité de suivre sa trace, et ainsi être (quasi) certain de ne pas se perdre.

Inutile de s’étendre davantage sur d’autres critères, car nous avons déjà éliminé la très grande majorité des montres disponibles, il ne reste plus que quelques candidates parmi lesquelles voici ma sélection :

A noter que toutes ces montres sont rechargeables en cours d’activité et qu’elles permettent de suivre sa trace GPX lors d’une activité, à l’exception de la V800 et de la Vantage pour qui ce n’est malheureusement pas prévu. Si cela est également possible pour les Fenix 5 et Forerunner 935, le câble de recharge au format USB ne permet pas de porter la montre au poignet pendant la charge.

Je suis un coureur de trail longue distance :

Sans jamais excéder les 15 heures de course, ce qui est déjà énorme, j’ai pour habitude de participer à des épreuves longues, pouvant atteindre ou dépasser malgré tout les 100 bornes.

Aussi exigeant en terme de précision, je recherche une montre dont l’autonomie avoisine les 15 heures. Je n’ai pas nécessairement besoin de plus, et n’ai donc pas besoin de pouvoir la recharger en cours de route.

Sans être obligatoire, le suivi potentiel d’une trace GPX est un plus appréciable qui pourrait m’aider à ne pas perdre la bonne route lors de mes courses et/ou sorties OFF.

Coureur assidu, j’ai besoin de récolter un maximum d’informations pour le suivi de mes activités, que cela soit au niveau cardio, distances, vitesse, mais également données complémentaires sur ma foulée…

Pour les accros de la technologie, la liste précédente reste valable :

Pour ceux qui veulent l’essentiel, sans tomber dans l’excès voici celles qui vous donneront le meilleur rapport qualité/prix :

Je suis triathlète :

Je recherche une montre multisport capable de me suivre à la fois dans l’eau, en vélo et en course à pied. La gestion automatique des transitions et changement de sport est bien évidemment au centre de mes préoccupations.

En terme d’autonomie, si je pratique l’Ironman, je me dirigerai plutôt vers des montres offrant une autonomie élevée (voir plus haut la sélection pour les ultra-traileurs). Pour les autres, une autonomie d’une dizaine d’heures sera suffisante.

Dans l’idéal ma montre sera capable de mesurer ma fréquence cardiaque dans l’eau. Aujourd’hui, seule la Polar Vantage V et son tout nouveau capteur cardio est en mesure de réaliser cet exploit ! Pour les autres, que cela soit pour la V800 de Polar ainsi que pour les montres Garmin, cela n’est paossible qu’à condition de posséder la ceinture cardio HRM-Tri, seule capable de fonctionner dans l’eau. Il en est de même pour les Suunto Ambit 3 et Spartan, avec le Suunto Smart Sensor Pour ce qui est des montres équipées d’un cardio optique, malheureusement ce dispositif ne fonctionne pas dans l’eau.

Je suis marathonien et/ou traileur moyenne distances (moins de 60 km) :

L’autonomie de ma montre n’est pas un soucis, toutes les montres existantes tiendront suffisamment longtemps pour ma pratique qui n’excédera pas les 6-7 heures de courses.

Je reste un coureur exigeant et préoccupé par une bonne précision dans les données récoltées, un suivi précis de mes activités. Attentif au moindre détail j’attend de ma montre qu’elle puisse m’accompagner dans ma progression en me fournissant toutes les infos utiles (cardio, distance, vitesse, foulée, cadence…).

Concentré sur la course à pied, le mode multisport n’est pas une priorité pour moi, tout juste un petit plus si la montre le propose.

Si je suis accro aux technologies et que le budget n’est pas un problème, alors je peux bien évidemment choisir l’une des montres présentées dans les catégories précédentes. Si en revanche je suis à la recherche du meilleur rapport qualité/prix pour ma pratique, alors l’un des modèle suivants me conviendra parfaitement :

Je suis un coureur régulier

Sans être un grand compétiteur ni accro aux nouvelles technologie, je cours régulièrement et souhaite pouvoir suivre ma progression au fil du temps. Je ne recherche pas la précision absolue ni des fonctionnalités très poussées, je reste néanmoins attentif à ma forme et souhaite continuer à progresser.

Mon budget est raisonnable, je souhaite me faire plaisir sans pour autant dépenser trop. Je suis donc à la recherche d’une montre polyvalente au bon rapport qualité/prix de milieu de gamme.

Je suis un coureur occasionnel

Je suis à la recherche d’une première montre avec GPS intégré, je cours occasionnellement et souhaite simplement connaître mes distances parcourues et pouvoir suivre ma progression.

Je n’ai pas véritablement d’exigences particulière, ma priorité est de me faire plaisir le tout en maîtrisant mon budget. Je recherche donc une montre pas chère, mais malgré tout sympathique.

 

Je souhaite uniquement suivre ma forme au quotidien

Je ne cours pas ou très peu, mais suis attentif à ma forme et à ma santé, plus qu’une montre cardio-GPS je recherche surtout un bracelet de suivi d’activité et éventuellement d’une montre connectée, et qui de plus sera plutôt agréable à porter.

Tout les tarifs de toutes les montres cardio-GPS

Retrouvez l’intégralité des tarifs pratiqués sur le web pour toutes vos montres cardio-GPS, le tout mis à jour quotidiennement afin de vous garantir de trouver votre montre au meilleur prix :

Pour en savoir plus

Vous hésitez encore et ne savez pas exactement laquelle choisir ? Alors venez consulter notre grand comparatif ainsi que nos différents tests qui vous donneront sans aucun doute les réponses à toutes vos questions :

~~~~

Dernière mise à jour de cet article : 13 novembre 2018

~~~~

Consultez la suite de notre grand dossier Cardio-GPS

Votre montre cardio-GPS
Montres Garmin
Montres Suunto
Montres Polar
Les autres
Tous les tarifs
Laquelle pour quel usage
Mes conclusions

~~~~


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (1 votes, average: 10,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Stéphane Ricard : Direction les Dolomites !!

 

Le gapençais Stéphane Ricard (club élite 05) se rendra dans les Dolomites italiennes le 5 janvier prochain pour participer aux championnats du monde de raquettes. Adepte et ambassadeur de la discipline en France, l’enseignant de l’école du Saint Coeur est triple champion du monde grâce à son dernier titre acquis en Espagne l’année dernière.

Depuis de nombreuses années, il a intégré cette pratique à son entraînement quotidien. Au départ, je cherchais une pratique qui me permette de casser la routine de la course à pied et qui m’aide à développer mes qualités de puissance pour la montagne. Par la suite, j’ai pris goût à cet effort si particulier. On peut ainsi arpenter la montagne d’une manière différente et revivre de manière succinte la vie des trappeurs du Grand Nord canadien à qui on doit cette disicpline. J’adore ce sport car il procure des sensations uniques en montagne. On peut aller presque n’importe où et aller à la rencontre de la faune dans cet univers blanc!

Chaque année, le format varie et cette année ça sera particulièrement plat en Italie le 5 janvier prochain. Ce n’est pas ce que je préfère loin de là! Mais c’est toujours aussi intéréssant de courir face à des coureurs bien plus rapides que moi sur la route. Pour exemple, Joseph Gray l’américain a un record en moins de 29 minutes sur 10 kilomètres. Il a même été champion du monde de course en montagne il y a deux ans!! Un sacré client!!

Le plus dur à gérer reste le départ car c’ets vraiment violent. L’effort s’apparente à un cross avec un mélange de course en montagne car il faut être puissant. Le poids des raquettes se fait ressentir sur un sol par nature instable (320 grammes à chaque pied sans les baskets avec les TSL race)

Du coup, j’essaie d’optimiser au maximum la préparation car le niveau ne cesse d’augmenter. Je m’entraîne beaucoup dans la station d’Ancelle et sur le plateau de Gap Bayard et j’essaie de manger sans gluten quand cela est possible. J’ai également découvert la cryothérapie avec cryo Alpes, un très bon moyen pour récupérer. Et comme chaque année, j’aborde la saison avec de grosses séances de renforcement musculaire chez Keep cool et des séances de PCP Therapy.


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (No Ratings Yet)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Montres Cardio-GPS : comparatif des meilleurs prix

Trouvez La montre cardio-GPS de vos rêves au meilleur prix !

Vous avez enfin trouvé la montre de vos rêves, celle qui vous accompagnera tout au long de la saison dans vos sorties de préparation et lors de vos prochaines compétitions et objectifs. Si tel n’est pas encore le cas, je vous invite à consulter mon comparateur, qui vous guidera dans votre choix : Comparateur des meilleures montres cardio-GPS

Maintenant, que le choix du modèle est chose acquise, reste encore à la trouver au meilleur prix. Cependant, il est difficile de s’y retrouver dans la jungle du commerce en ligne. Entre promotions, soldes, remises exceptionnelles, codes promos et autres cashback, il arrive bien souvent que le coût réel de votre montre soit bien différent du prix affiché au départ !

Grâce à mon outil de calcul, mis à jour quotidiennement, vous allez pouvoir connaître en temps réel le meilleur prix pour l’achat de votre montre cardio-GPS ! Pour ce faire, il ne vous reste plus qu’à consulter, par marque, gamme et modèle, le prix de votre future montre cardio-GPS !

Les prix indiqués tiennent compte des éventuels codes promos applicables, ainsi que du Cashback* dont vous pourrez bénéficier.

Les meilleurs prix des montres cardio-GPS Garmin

Les meilleurs prix des montres cardio-GPS Suunto

Les meilleurs prix des montres cardio-GPS Polar

Les meilleurs tarifs montres cardio-GPS TomTom

Les meilleurs prix montres cardio-GPS Timex

Tarifs montres connectée Samsung

Tarif des montres connectées Fitbit

* Cashback : remise appliquée sous forme d’avantage fidélité, à déduire de vos prochaines commandes, en fonction du montant global de votre panier

~~~~

Consultez la suite de notre grand dossier Cardio-GPS

Votre montre cardio-GPS
Montres Garmin
Montres Suunto
Montres Polar
Les autres
Tous les tarifs
Laquelle pour quel usage
Mes conclusions

~~~~


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (7 votes, average: 9,86 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Comparatif prix cardio-GPS Garmin

 

Comparatif prix Cardio-GPS

Les montres cardio-GPS Garmin au meilleur prix

Trouvez votre montre cardio-GPS Garmin au meilleur prix, en tenant compte des remises, codes promos et cashback applicables en un simple coup d’oeil !

Faites votre choix en fonction de la gamme souhaitée ou bien directement par modèle, vous accéderez alors directement aux meilleurs prix proposés par les web-marchands les plus réputés et ceci pour chacune des configurations et options proposées !

Montres cardio-GPS Garmin Haut de Gamme

Garmin Fenix 5 Plus
Garmin Fenix 5
Garmin Forerunner 935
Garmin Forerunner 645
Garmin Fenix 3
Garmin Forerunner 920 XT
Garmin Forerunner 735 XT
Garmin Fenix 2
Garmin Foreruuner 910XT
Garmin Foreruuner 310XT

Toutes les montres cardio-GPS Garmin Milieu de Gamme :

Garmin Forerunner 630
Garmin Forerunner 620
Garmin Forerunner 235
Garmin Forerunner 230
Garmin Forerunner 225
Garmin Forerunner 220

Les autres montres cardio-GPS Garmin & bracelets d’activités :

Garmin Instinct
Garmin Vivoactive 3
Garmin Forerunner 35
Garmin Forerunner 30
Garmin Forerunner 25
Garmin Forerunner 15
Garmin Vivoactive
Garmin Vivosmart

~~~~

Consultez la suite de notre grand dossier Cardio-GPS

Votre montre cardio-GPS
Montres Garmin
Montres Suunto
Montres Polar
Les autres
Tous les tarifs
Laquelle pour quel usage
Mes conclusions

~~~~


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (4 votes, average: 8,25 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Comparatif tarifs cardio-GPS Polar

 

Comparatif prix Cardio-GPS

Les montres cardio-GPS Polar au meilleur prix

Trouvez votre montre cardio-GPS Polar au meilleur prix, en tenant compte des remises, codes promos et cashback applicables en un simple coup d’oeil !

Toutes les offres sont réactualisées quotidiennement et tiennent compte des opérations promotionnelles en cours.

Faites votre choix en fonction de la gamme souhaitée ou bien directement par modèle, vous accéderez alors directement aux meilleurs prix proposés par les web-marchands les plus réputés et ceci pour chacune des configurations et options proposées !

Toutes les montres cardio-GPS Polar Haut de Gamme :

Polar Vantage V
Polar V800
Polar M600
Polar RS 800CX
Polar RCX5

Toutes les montres cardio-GPS Polar Milieu de Gamme :

Polar Vantage M
Polar M430
Polar M400
Polar M200
Polar RCX3
Polar A300
Polar FT60

~~~~

Consultez la suite de notre grand dossier Cardio-GPS

Votre montre cardio-GPS
Montres Garmin
Montres Suunto
Montres Polar
Les autres
Tous les tarifs
Laquelle pour quel usage
Mes conclusions

~~~~


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (2 votes, average: 10,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Comparatif prix cardio-GPS Suunto

 

Comparatif prix Cardio-GPS

Tous les tarifs des montres cardio-GPS Suunto

En quelques années, Suunto est parvenu à se faire une belle place face aux 2 géants Polar et Garmin en proposant des produits toujours plus innovants, poussant ses concurrents dans leurs derniers retranchements.

Retrouvez dans ce comparatif les meilleurs prix actuellement pratiqués sur le Web. Il est souvent difficile de s’y retrouver entre promos, soldes, codes remises et autres cashback. Pour vous faciliter la tâche et obtenir directement le meilleur prix, nous avons fait l’analyse à votre place en vous proposant le détail des prix pratiqués et les meilleures offres.

Notre comparatif de prix des montres cardio-GPS Suunto est remis à jour quotidiennement et tiens compte de toutes les derniers opérations en vigueur sur le net.

Trouvez votre montre cardio-GPS Garmin au meilleur prix, en tenant compte des remises, codes promos et cashback applicables en un simple coup d’oeil !

Toutes les montres cardio-GPS Suunto 9 Séries :

Suunto 9 Baro Titanium
Suunto 9 Baro HR
Suunto 9 Baro
Suunto 9

Toutes les montres cardio-GPS Suunto SPARTAN :

Suunto Spartan Ultra
Suunto Spartan Sport Wrist
Suunto Spartan Sport
Suunto Spartan Sport Trainer

Toutes les montres cardio-GPS Suunto AMBIT :

Suunto Ambit 3 Peak
Suunto Ambit 3 Vertical
Suunto Ambit 3 Sport
Suunto Ambit 3 Run
Suunto Ambit 2

Les autres montres de la marque Suunto :

Suunto Core
Suunto Traverse
Suunto 3 Fitness

~~~~

Consultez la suite de notre grand dossier Cardio-GPS

Votre montre cardio-GPS
Montres Garmin
Montres Suunto
Montres Polar
Les autres
Tous les tarifs
Laquelle pour quel usage
Mes conclusions

~~~~


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (2 votes, average: 8,50 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Tarifs Cardio-GPS Suunto 9 Series

 

Comparatif prix Cardio-GPS > Cardio-GPS Suunto

Les meilleurs tarifs pour les montres SUUNTO 9 Series

Après plusieurs années consacrées au développement des Spartan,  Sunnto vient de lancer une toute nouvelle gamme de montres intitulées Série 9.

Mais qu’apportent-elles vraiment de nouveau ? A première vue pas grand chose, et ces nouvelles Suunto 9… ressemblent beaucoup à une évolution des Spartan Ultra.

Nous pouvons malgré tout apprécier quelques évolutions, surtout d’un point de vue technologique avec :

  • un nouveau capteur cardio optique plus performant
  • une nouvelle puce GPS Sony.. adieu donc les célèbres SIRF
  • une plus grande autonomie, avec un mode dit ‘intelligent’, permettant de basculer d’un mode à un autre en cours d’exercice.

A noter également l’apparition d’un mode FusedTrack qui permet, grâce à l’analyse des données des différents capteurs d’améliorer la qualité du tracé GPS et ce notamment dans les modes Ultra-track où les mesures GPS sont moins fréquentes.

Toutes les montres cardio-GPS Suunto 9 Séries au meilleur prix :

——-

 

Suunto 9 Baro Titanium

photo produit

Suunto 9 Baro Titanium Black

à partir de 664.05 €


 

——-

 

Suunto 9 Baro HR

photo produit

Suunto 9 Baro HR

à partir de 499 €


 

——-

 

Suunto 9 Baro 

photo produit

Suunto 9 Baro Black

à partir de 569.05 €


 

——-

 

Suunto 9 

photo produit

Suunto 9

à partir de 474.05 €


 

——-

*cashback : remise sous forme de prime fidélité, déductible sur votre prochaine commande

~~~~

Consultez la suite de notre grand dossier Cardio-GPS

Votre montre cardio-GPS
Montres Garmin
Montres Suunto
Montres Polar
Les autres
Tous les tarifs
Laquelle pour quel usage
Mes conclusions

~~~~


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (1 votes, average: 10,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Trail de Bourbon 2018 : Leçon d’humilité

Récit complet de ma grande aventure sur le Bourbon 2018

Cilaos, vendredi 19 octobre 2018 – 21h00

Ce trail de Bourbon fut pour moi l’occasion de me plonger dans l’inconnu, de sortir (plus que je ne l’aurai imaginé) de ma zone de confort pour explorer de nouveaux horizons. Une expérience incroyable qui sans nul doute m’aura marqué pour longtemps !

Plongée dans l’inconnu

Depuis de nombreuses années déjà je rêvais, sans trop vraiment oser me lancer, de participer à cette course mythique qu’est le Grand Raid de la Réunion.

Ne me sentant pas capable de réussir un tel défi, j’ai très longuement hésité avant d’opter pour un compromis : me tester sur le trail de Bourbon, petite soeur de la Diagonale, mais déjà un très gros morceau en soit !

Avant cette course, je n’étais jamais parvenu à terminer une course de plus de 100km, ma seule tentative s’était soldée par un échec, un de mes rares abandons ! En terme de durée, je n’avais jamais été au delà de 12h30 de course… et là j’en aurai au minimum pour 18-19h !

Tout cela sans compter sur des conditions climatiques spécifiques (chaleur, humidité,…) et un parcours que je ne connaissais absolument pas.

Un objectif (trop) ambitieux…

Mes différentes simulations de calcul ainsi que ma position dans la liste des favoris pouvait me laisser entrevoir une belle perf ! Malgré tout, de nombreux facteurs m’amenèrent à prendre tout cela avec la plus grande prudence… et de ne pas négliger des solutions de replis au cas où tout ne se passerait pas comme prévu.

Des indicateurs pas franchement au vert

Il n’était pas nécessaire d’être devin pour savoir, dès le début qu’il serait probablement compliqué de rentrer dans les objectifs de résultats :

  • pas de préparation spécifique, hormis quelques randos à Fontainebleau
  • un mois de septembre chargé, avec 2 trails longs en 2 semaines
  • le 10km du Raincy le dimanche avant la course, pas franchement approprié
  • un départ tardif (le dimanche soir) pour la Réunion et une nuit blanche dans l’avion, impossible à digérer en  4 jours
  • peu de temps pour s’acclimater
  • méconnaissance totale du terrain

Une stratégie à deux vitesses

Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, il était absolument nécessaire d’adopter une stratégie spécifique pour être en mesure d’aller au bout, quoi qu’il arrive, car l’objectif réel était bel et bien avant tout de terminer et rien d’autre !

C’est grâce à un travail de préparation mentale et de visualisation que j’ai pu mettre en place cette stratégie, que l’on pourrait qualifier de suicidaire, mais qui au final aura très bien fonctionné :

Partir sur des bases élevées avec mon habituel esprit de compétition, puis si les choses ne tournent pas comme prévu basculer dans un tout autre mode : celui du finisher dont le seul but est de voir l’arrivée.

Là encore, une belle plongée dans l’inconnu pour moi qui jusqu’à présent n’avais jamais envisagé une course sous cet angle. Mais je me le suis juré, je n’ai pas fait 10000km et plus de 11 heures d’avion pour ne pas fouler la piste du stade de La Redoute et ce quoi qu’il puisse en coûter !

Le grand jour

Le jour tant attendu est enfin arrivé et il n’est plus temps de reculer, l’appréhension et cette peur de l’inconnu ne me lâchent pas, les interrogations sont nombreuses et je n’ai absolument aucune idée de ce qu’il va advenir de cette aventure !

Tout commence par deux bonnes heures de routes pour atteindre le point de départ à Cilaos, en empruntant cette fameuse route aux 400 virages… heureusement notre hôte chez qui nous avons élu domicile pour notre séjour a l’extrême gentillesse de nous accompagner et même de nous conduire… un petit stress en moins à gérer !

Arrivés sur place, il faut terminer de se préparer, puis trouver le stade et suivre la procédure spécifique à cette épreuve : passage par un contrôle des sacs, puis mise en cage dans ce qu’ils appellent la Fosse (le stade) en attendant patiemment qu’on nous libère pour rejoindre le départ. Un petit stress supplémentaire pour moi qui suis habitué à arriver à la dernière seconde sur les lignes de départ…

Le départ !

C’est dans une ambiance de folie avec une foule très nombreuses aux abords du stade et tout au long de la route que le départ est donné.

Je m’élance prudemment tout en imprimant un bon rythme pour ne pas me retrouver dans d’éventuels bouchons et pour rester sur mon allure prévue.

Très vite je ressens quelques douleurs au niveau du dos qui m’obligent à gérer mon allure, mais malgré tout, je suis tout à fait dans le tempo prévu. Cette première ascension de 1400m de D+ en à peine 10km se passe bien.

J’arriverai dans mes temps prévisionnels, à savoir en 1h56 au gîte du Piton des neiges. Je passe en 77ème position, mais aucune inquiétude à avoir, c’est tout à fait conforme au plan de marche.

Je commence à comprendre…

Je le savais, la première descente allais être compliquée et technique, mais même si je m’y étais préparé, je ne m’attendais pas à un tel chantier ! Et pourtant, je ne le sais pas encore, mais cela ne sera pas la pire… et loin de là !

Dire que je n’étais pas à l’aise sur ce terrain très accidenté n’est qu’un doux euphémisme ! Je dois faire face à un champ de pierres plus ou moins vertical sur lequel je progresse… à la vitesse d’un escargot !

Pendant que je galère dans cette descente trop technique pour moi, je n’ai de cesse de me faire déposer par des coureurs qui, tels des cabris sautent de pierre en pierre, de rocher en rocher.

Malgré tout, et même si j’y laisserai quasiment 20 minutes de plus que prévu ! Je me dis que c’est la partie la plus difficile, que je pourrais rattraper mon retard par la suite. Je reste donc focus sur ma course et dès que je le peux, je relance et tente de courir un peu, ce qui me permet, à chaque fois, de remonter quelques places.

Un moment de répit

Alors qu’on nous avait indiqué qu’elle était plutôt délicate, la fin de la descente entre Bélouve et Hell-Bourg est finalement assez roulante, ce qui me permet de me relancer un peu. Au ravitaillement je ne fais qu’un arrêt éclair avant de reprendre mon chemin sur une portion bitumée en descente très facile.

La montée suivante vers la Plaine des Merles ne présente guère de difficultés… si ce n’est le dénivelé à avaler, mais j’y suis bien plus à mon aise que dans les descentes ! Cela ne m’empêche pas de continuer à céder du terrain sur mes prévisions, mais rien de bien grave pour autant, et petit à petit je commende ma remontée dans le classement.

Plaine des Merles : clap de fin !

Arrivé au ravito en 7h11… soit environ 50′ de plus que mon plan, je suis remonté à la 65ème place !

Néanmoins ce point me sera fatal, sans doute un peu plus déshydraté que je ne le pensais, sans doute ai-je déjà trop puisé dans mes réserves… A la sortie du ravito, je suis pris d’une irrésistible… envie de vômir… et ne peut y résister !

C’est déjà la fin de mes espoirs, et je commence à envisager le pire : l’obligation de jeter l’éponge… après moins de 40 kilomètres !

Il est impossible de concevoir de poursuivre si je ne trouve pas une solution, et très rapidement ! En même temps, perdu au fin fond de Mafate, je n’ai d’autres solutions que de poursuivre, au moins jusqu’au Maïdo… où je pourrais dire stop et monter dans la voiture et mettre un terme à cette souffrance !

Lire la suite de mon aventure…

 


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (1 votes, average: 10,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Trail de Bourbon 2018 : suite de mon récit…

 

Retour à la première partie…

Le début d’une autre course

Je dois à tout pris relancer la machine… au niveau digestif. Heureusement, je me connais bien et sais comment réagir dans ces conditions. Pour que je puisse de nouveau m’hydrater, il va me falloir de la patience, et probablement attendre de rejoindre le prochain point à Marla ! Pour survivre jusque là, je n’ai pas d’autres solutions que de temporiser, de poursuivre ma route en marchant, ne trottinant que de manière très ponctuelle sur les portions les plus faciles (pas très nombreuses !)

Mes rêves de résultats s’envolent en même temps que le temps s’écoule. A ce moment précis, j’envisage sérieusement de mettre fin au calvaire, tout en réfléchissant aux suites à donner.

Je suis pris entre 2 voix… celle de la raison et du coach que je suis, qui me dit que la course est terminée, que je n’atteindrai pas les objectifs et qu’il serait plus sage de renoncer, pour préserver la bête, ne pas l’abîmer et faire en sorte qu’elle soit opérationnelle pour ses prochains défis. Et puis il y a l’autre voix, celle qui me dit de poursuivre, de ne pas renoncer, d’aller jusqu’au bout envers et contre tout, même si le classement n’y sera pas, mais au moins j’aurai la satisfaction d’avoir bouclé ce défi hors normes.

Nouveau départ…

Le soleil se lève progressivement et j’ai le temps d’admirer le paysage, somptueux, dans lequel je me trouve, coincé entre les montagnes abruptes, je remonte doucement vers le petit village de Marla… magnifique perspective qui me fait oublier la course et ses difficultés pour profiter de ce décors de carte postale

Arrivé à Marla, l’impératif est de remettre la bête en état de marche ! C’est avec une grande joie que trouve au ravitaillement… une bouteille de lait !

Dans cet état de déshydratation, je n’arrive à boire que du lait et du thé, tout autre breuvage m’est totalement impossible à ingurgiter !

Je prends le temps de boire 3 grands verres de lait, de faire le plein de lait et de thé puis de repartir en trottinant tranquillement vers le point suivant.

Petit à petit je reprends un peu du poil de la bête et rejoins un petit groupe de coureurs que je vais accompagner sur quelques kilomètres.

Cette portion du parcours ne présente pas de réelles difficultés ce qui me permet de reprendre un rythme plus raisonnable et ce même si je dois laisser filer encore quelques places.

Premier baroud d’honneur

Au ravitaillement de Roche Plate, je refais le plein… de lait et de thé, qui désormais constituerons quasiment ma seule alimentation pour la suite de mon périple ! Puis je pars à l’assaut du Maïdo.

C’est à partir de là que nous rejoignons les coureurs du Grand Raid… je me sentirais un peu moins seul sur les chemins.

Je démarre cette longue ascension en douceur, puis au fil du temps accélère. Je me sens de mieux en mieux lorsque nous abordons la partie chronométrée de cette montée.

Me sentant bien dans mes baskets, j’accélère encore, remonte de nombreux coureurs, c’est un peu comme si je me sentais pousser des ailes ! Je sais que ce n’est pas très raisonnable de se donner ainsi dans la montée, mais n’ayant plus aucune ambition du côté du classement, j’ai à coeur de me faire plaisir et de réaliser un bon chrono sur cette montée, au moins ça sauvera les meubles !

Même si je finis par payer mes efforts et caler un peu en haut de la côte, c’est pas moins de 19 places récupérées et un 63ème chrono réalisé sur cette montée !

J’arrive au ravitaillement du Maïdo en 88ème position, je me dis alors que je peux au moins tenter de rester dans le top 100 pour la fin de la course.

J’ai déjà pratiquement 3 heures de retard sur mon plan initial… et il reste encore 50 kilomètres à parcourir… qui eux aussi risquent d’être un peu long. Si je continue sur ces bases, je peux espérer rentrer en un peu moins de 24h… ce qui ne serait déjà pas si mal !

Second baroud d’honneur

A la sortie du ravitaillement nous entamons une longue descente qui débute par un magnifique chemin sur les crêtes, avec vue plongeante et impressionnante sur Mafate.

Si cette première partie de descente offre une vue splendide elle n’en reste pas moins un peu cassante, avec quelques passages un peu délicats.

Mais surtout je paie les efforts consentis sur le Maïdo et j’ai beaucoup de mal à relancer, perdant de nouveau quelques places.

Puis nous abordons une partie nettement plus roulante, sur un large chemin en terre. Je me prends alors au jeu et me mets à dévaler cette pente à tombeaux ouverts, dépassant allègrement les 15 km/h pendant environ 4 kilomètres.

Même si ce n’est pas bien raisonnable, j’ai décidé de me faire plaisir et de m’amuser un peu. Je rattrape beaucoup de coureurs, des locaux pour la plupart, qui s’ils sont très à l’aise dans les parties techniques, le sont beaucoup moins lorsqu’il s’agit de courir vite !

C’est un pur moment de bonheur, arrosé par une légère pluie fine qui s’est invitée à la partie et contribue à me rafraîchir un peu.

La voix de la sagesse

A sans-souci, je me jette sur les YOP bien frais qui sont proposés au ravitaillement ! j’en avale 3 ou 4, cela sera ma seule alimentation en complément du lait !

Puis je repars tranquillement en trottinant. Nous abordons alors un petit bout de descente un peu délicat mais qui ne dure pas longtemps avant de nous trouver dans le lit de la rivière des galets.

Il est un peu plus de midi et la pluie a cédé sa place au soleil, désormais il fait chaud (environ 28°). Cette température certes raisonnable pour les locaux est bien difficile à supporter pour moi.

Ayant déjà subit les premiers signes d’une déshydratation quelques heures auparavant, je me vois dans l’obligation de prendre une décision :

  • Continuer à essayer de tout donner, dans l’espoir futil de viser un top 50 final ? Et prendre le risque de me faire mal et de mettre plusieurs mois à m’en remettre
  • Stopper mon effort et m’imposer de terminer en roue libre jusqu’à l’arrivée et me préserver en vue de mes futurs objectifs

Il ne me faudra pas bien longtemps pour trancher. J’avais déjà failli mettre le clignotant à la plaine des Merles. Même si j’ai retrouvé un certain équilibre hydrique, pas question de replonger ni de me mettre en danger.

Et si à ce stade l’abandon n’est plus du tout d’actualité, je passe un pacte avec moi-même : je m’autorise à poursuivre l’aventure à la seule condition de me préserver, de ne plus courir et de terminer tranquillement en marchant.

Il reste environ 40 km… que je vais mettre un sacré bout de temps à parcourir, mais peu importe, j’ai à coeur de poursuivre envers et contre tout, et de venir à bout de ce périple quel que soit le temps que cela puisse prendre !

Le temps s’est arrêté, je ne compte plus en kilomètres, mais en heures entre chaque ravitaillements.

Une nouvelle aventure…

De statut de compétiteur que j’ai l’habitude d’arborer j’endosse désormais celui de ‘Finisher’ dont le seul et unique objectif est d’atteindre l’arrivée !

J’ai alors tout loisir d’admirer le paysage. Plus à mon aise dans les côtes je parviens à maintenir un rythme honorable dans les montées, alors qu’en descente cela va de mal en pis.

Serrer les dents et avancer

La descente du Chemin Ratineaud est particulièrement délicate et humide, je dois m’accrocher aux branches, aux roches et aux quelques cordes mises en place par l’organisation…. je suis scotché sur place, et me fais dépasser par de nombreux coureurs, y compris des gars du Grand Raid, qui ont l’air bien plus agiles que moi sur ces terrains si difficiles.

Cela est d’autant plus compliqué qu’à force de sauter de rocher en rocher mes plantes de pieds montrent des signes de faiblesse. Chaque pas commence à devenir souffrance, rendant ma progression encore plus compliquée lorsqu’il s’agit de sauter de roche en roche.

Un petit moment de répit juste avant le ravitaillement me permet de trottiner un peu, mais la suite est encore plus joyeuse avec un chemin très compliqué et glissant. Là encore je m’accroche à tout ce que je peux. Tellement lent que je dois régulièrement me mettre sur le côté pour laisser passer des coureurs, mais peu importe, l’essentiel est d’en sortir… sans bobos !

Le chemin des Anglais

Après quelques détours nous arrivons à la Possession, qui marquera le début du fameux chemin des Anglais.

Mes pieds me font de plus souffrir, chaque pas devient une véritable torture et les pierres abrasives et irrégulières de ce chemin des Anglais accentuent mes souffrances.

Si les montées se passent sans réellement d’encombre les descentes s’avèrent encore délicates, d’autant que le soleil se couche et qu’il est temps maintenant de rallumer la frontale… et moi qui pensais en terminer bien avant la nuit ! Je vais devoir m’embarquer dans une longue soirée et entamer ma seconde nuit dehors !

Une grande première

Moi qui jusque là n’avait jamais couru plus de 12h30, me voilà sur le point de dépasser les 24h non-stop ! Car c’est maintenant certain, je ne verrais pas la Redoute en moins de 24h !

A Grande Chaloupe, dernier point où je verrais Péline j’en suis à un peu plus de 22h d’effort ! Mais je suis sur le point de franchir la barre des 100 bornes et ceci pour la première fois !

C’est donc avec un petit brin d’émotion que je me lance sur cette dernière partie de course, certes j’en ai encore pour environ 4 heures de souffrance, mais peu importe… désormais je peux le dire.. je suis cent-bornard !!

J’en oublierai presque la fatigue et mes pieds qui me font souffrir, mais cela n’a plus d’importance, le chemin qui mène vers Colorado est plutôt facile et roulant, bien que principalement en montée.

Sur cette portion je parviens à maintenir un bon rythme, et j’arrive au dernier ravitaillement en un peu moins de 25h !

La cerise sur le gâteau

A moins de 5 km de l’arrivée, je me dis que le plus dur est fait, d’autant plus que le premier km de cette descente finale est des plus roulants, au point que je me remet à trottiner !

Ma joie n’aura été que de courte durée, car très vite le profil devient beaucoup plus difficile. Est-ce la fatigue, mes douleurs aux pieds, toujours est-il que cette descente tourne au cauchemar !

Les champs de rocailles se succèdent, de plus en plus techniques, abruptes et difficiles à franchir, au point que je dois m’accrocher à tout ce que je peux pour essayer de progresser. Je suis quasiment à l’arrêt, impossible de progresser normalement, de nombreux coureurs, y compris du Grand Raid, me déposent sur place !

Cette descente n’en finit pas ! Je vois bien les lumières de la ville et du stade en bas, mais j’ai l’impression que je n’avance pas. A chaque mètre descendu suit une remontée, d’au moins autant !

Il me faudra quasiment 1h30 pour parcourir ces 5 malheureux kilomètres ! Bref un calvaire !

La libération !!

C’est donc finalement au bout de pratiquement 26h30 d’effort et de souffrance que je parviendrai, enfin, à rejoindre Péline à l’entrée du stade, et d’avoir la satisfaction de franchir avec elle cette ligne d’arrivée qui se sera grandement fait désirer !

Epilogue

J’y suis parvenu !! et c’est bien là l’essentiel. Alors certes, je ne suis pas là où j’aurai aimé être, et termine, anonyme parmi les anonymes, mais quel bonheur de réaliser cet exploit, alors même que la plupart des indicateurs n’étaient pas au vert, et ceci bien avant le départ !

Je suis finisher de ce trail de Bourbon, cent-bornard, et j’ai couru (enfin me suis déplacé) pendant plus de 24h !

Et après ?

Très franchement, ce parcours n’est absolument pas pour moi, jamais je n’ai eu à parcourir des chemins aussi techniques et compliqués que ceux-là ! Je le sais je n’ai pas les qualités requises pour être performant sur ce type d’épreuve !

Alors forcément, la question qui se pose est la suivante : y reviendrais-je ? Ma réponse aujourd’hui serait bien évidemment NON !! mais qui sait de quoi l’avenir sera fait ?


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (3 votes, average: 8,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


Classement final TTN 2018 : Podium vétéran !

Classement final du Trail Tour National 2018

Le TTN 2018 vient de se terminer après une dernière étape au Belfortrail.

Cette dernière manche aura été déterminante pour l’attribution du podium final puisque c’est finalement Sébastien Goudard qui remporte le TTN 2018 largement devant Jonathan Colombet et un excellent Paul Maës, qui a bien fait de suivre mon conseil pour venir prendre à Giromagny la 3ème place finale du TTN.

Du côté des vétérans, c’est une nouvelle fois l’inoxydable Thomas Saint-Girons qui l’emporte avec une longueur d’avance sur Nicolas Schrapp, qui finalement, pour quelques points viendra me coiffer au poteau pour la seconde place.

Chez les féminines également le suspens aura duré jusqu’à cette dernière épreuve où Gaëlle Decorse, grâce à sa seconde place à Giromagny, viendra finalement s’imposer au général devant Mari Iwakura et Juliette Blanchet.

En ce qui concerne le trail court, c’est Ludvik Fernandes qui s’impose devant Laurent Vicente chez les hommes et Céline Lafaye remporte le TTN 2018 chez les femmes.

Mon TTN 2018

Une saison presque parfaite en ce qui me concerne avec un nouveau record de points, notamment grâce à mon podium scratch sur le TCO ! Je termine cette saison avec un score de 16055 points, qui me permettent de me hisser à la 7ème place au classement général du TTN mais surtout qui m’offrent le podium en catégorie Vétéran.

Il ne m’aura finalement pas manqué grand chose pour aller titiller Thomas Saint-Girons pour la quête du titre en vétéran, quelques minutes et places laissées par-ci par-là et qui auraient pu me rapporter gros !

Il me sera compliqué de faire mieux l’an prochain et ceci d’autant plus que le TTN ne sera probablement pas ma priorité en 2019, mais ça c’est une autre histoire… à suivre !

Classement du TTN long :

 

Classement vétéran du TTN long :

 

Tous les classements du TTN 2018 :

Classements finaux TTN 2018

 


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (2 votes, average: 10,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :


La préparation mentale du traileur

Dans le domaine de la course à pieds, la performance est la combinaison de deux facteurs importants : le physique et le mental.

Plus la distance et la difficulté augmente et plus la part du mental prend de l’importance par rapport au physique. Si la part de chacun de ces deux facteurs est difficile à évaluer, car très subjective, nous pouvons supposer que le ratio est de l’ordre de 50 / 50 pour un marathon et qu’il bascule progressivement du côté du mental plus la distance et la difficulté augmentent.

Ainsi nous pouvons estimer que pour un ultra-trail, la part du mental devient prépondérante sur les qualités physiques. Ainsi un athlète même très moyen d’un point de vue physique aura toutes ses chances de réussir pour peu que son mental soit bien préparé.

Plus les distances augmentent et moins les qualités physiques sont prépondérantes. La meilleure preuve en est les excellents classements scratch obtenus par certaines athlètes féminines (réputées moins fortes physiquement que les hommes) sur les épreuves d’ultra-trail, avec des top 10 voir parfois beaucoup mieux !

Quid de la préparation mentale ?

Si tous les athlètes suivent (plus ou moins) scrupuleusement un programme d’entrainement, dont le but est de les amener dans les meilleures conditions physiques pour leur permettre la réalisation de leur objectif, combien d’entre-vous pensent à travailler leur préparation mentale ?

Le fait est, qu’à l’heure d’aujourd’hui, trop peu d’athlètes pensent à travailler cet aspect de leur préparation, alors qu’il s’agit d’un point clé déterminant dans la réussite ou non des objectifs fixés.

Quelles techniques utiliser ?

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées en préparation mentale : yoga, sophrologie, méditation, hypnose,.. chacune ayant ses atouts et pouvant convenir, ou non, à un athlète en particulier.

En effet, la préparation mentale est avant tout une démarche personnelle, visant à l’amélioration de ses performances certes, mais également et surtout visant à atteindre l’épanouissement personnel. Il appartient donc à chacun de choisir une méthodologie qui lui correspond, dans laquelle il saura se retrouver et qui lui permettra d’aller puiser au fond de lui-même les ressources indispensables à son développement personnel.

La sophrologie au service du sportif

Personnellement, j’ai fais le choix de m’orienter vers la sophrologie pour travailler mon mental.

Basée sur des techniques respiratoires et des exercices de visualisation, la sophrologie m’a permis d’aborder autrement les différentes phases de mes compétitions.

De la gestion et la canalisation du stress d’avant course à la gestion des moments difficiles pendant l’épreuve, la sophrologie m’a permis d’apporter des réponses, et des solutions aux différentes phases que l’on peut traverser durant une épreuve d’ultra.

Gestion des moments de moins-bien où l’on a envie de tout arrêter, de la canalisation des moments d’euphorie qu’il faut savoir aborder avec sagesse. Les exercices de visualisation permettent, en amont de l’épreuve d’envisager divers scénarios, des plus ambitieux aux solutions de replis.

C’est notamment grâce à ce travail de visualisation réalisé avec Péline, ma sophrologue, que j’ai pu venir à bout du Trail de Bourbon alors que tout aurait pu me pousser à jeter l’éponge bien avant l’arrivée.

 

 


Autres articles recommandés pour vous :

Cet article vous a plu ? Faites le connaître : Partagez-le !


Vous pouvez aussi lui attribuer une note... !

1 étoiles2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (1 votes, average: 10,00 out of 10)
Loading...

Soyez les premiers informés de nos prochains articles :